C'est la biguine, chanson de l'opérette filmée "Il est charmant" (1931), paroles Albert Willemetz, musique de Raoul Moretti, par Henry Garat, accompagné par Paul Godwin et son Orchestre
Refrain
C'est la biguine,
Il n'est rien de plus coquin,
Souple et féline,
Ça s'danse avec les reins.
Ya plus d'copines
On ne connait plus d'copains,
C'est la biguine,
Tout l'monde en a l'beguin.
A chaque saison il faut
Quelques pas nouveaux
Mais tous ces pas
Ne durent pas.
Regardez le black-bottom,
Il est dans les pomm's
Le shimmy aussi
Est fini.
Le tango
C'est rococo
Pour les gigolos ;
Ils en ont assez, c'est classé.
Une danse très gentill'
Qui vient des Antill's
A tout remplacé.
Un mari, rentrant chez lui.
Trouv' sa femme au lit
Près d'un négro
La serrant d'trop!
Furieux sur eux il bondit
Mais elle lui dit:
Ne pouss' pas des cris
Mon ami
J'te présent' mon professeur
Un parfait danseur
Qui me fait un cours
Chaque jour
Tu devrais lui dir' merci
Car sais tu, chéri,
C'qu'il m'apprend ainsi?
Au conseil de cabinet
L'autr' jour on parlait
D'nos colonies,
Lorsque voici,
Le ministre intéressé
Qui s'met à danser
Roulant comm' ceci
Son nombril
Les autr's le traitent de piqué,
Mais lui d'répliquer:
Moi n'être pas fou
Ni pas saoul
Je danse un pas colonial
C'est original
Très couleur local!
***
Extrait du script du film d'Henri Verneuil : Un singe en hiver (1962), d'après le roman d'Antoine Blondin, adaptation : François Boyer, scénario : François Boyer et Henri Verneuil, dialogues : Michel Audiard
SUZANNE QUENTIN
Au fond, c'est beau. Monsieur Fouquet ?... Vous connaissez La Bourboule ?
Gabriel baisse son verre en souriant.
GABRIEL FOUQUET
Ma foi, non.
SUZANNE QUENTIN
Et ben, vous avez tort. C'est là que j'ai connu Albert. Il était en permission libérable. Il portait un blazer à rayures, et un canotier... avec ruban assorti. Bel homme, et il le savait. Marie-Jo vient débarrasser les assiettes.
SUZANNE QUENTIN
C'était le début de la Biguine. Tu te rappelles le disque de Dranem ?
Elle se met à chanter en tapotant sur la table. Gabriel sourit.
SUZANNE QUENTIN
"C'est la biguine, il n'y a rien de plus coquin."
ALBERT QUENTIN
Suzanne !
Il semble un peu gêné.
SUZANNE QUENTIN
Oh pourquoi ! Y a pas de mal. On est que tous les trois. C' était en juillet, y avait des mimosas. Tu portais des bottines de toile. Je m'en rappelle comme si c'était hier.
***
Quelques autres interprétations datant du début des années 30, par Dranem, Adrien Lamy, Marcel Valiès, Les Vagabonds Mélomanes avec Marcel Girard et Jean Cizeron,


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