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8 mai 2020

My Favorite Things #8 : les albums préférés de Vincent Bouteloup



Certains albums, tels des poèmes que nous connaissons par cœur, nous accompagnent au long des années, des décennies. Chargés de souvenirs, déclencheurs de nos évolutions, témoins de nos cheminements, énigmes résistant à l'usure du temps, traversant les modes, conservant la fraîcheur de la découverte à chaque nouvelle écoute....

Merci à Vincent Bouteloup, bibliothécaire musical à la médiathèque d'Argentan Intercom, auteur de BD, musicien, co-fondateur de Ziklibrenbib et membre du CA de l'ACIM d'avoir répondu à l'invitation.

Genesis – Foxtrot (Charisma, 1972)

4ème album de Genesis. Je le mets ici parce que quelque part cet album a été déterminant dans mon écoute et mes goûts musicaux. J’étais au collège et c’était la grande époque Invisible touch de Genesis. Au supermarché du coin il y avait un bac de K7 soldé et j’ai acheté Foxtrot. Mais quand je l’ai mise dans mon lecteur K7 en rentrant chez moi ça a été la déconfiture totale. Qu’est ce que c’était que cette musique ? Et cette pochette si étrange ? Il me semblait pourtant que c’était la voix de Phil Collins (à l’époque je ne savais pas que Peter Gabriel avait été chanteur du groupe), mais tout était différent. J’avais des sentiments très ambivalents, à la fois ça me révulsait et en même temps ça me fascinait complètement. Par la suite je me suis mis à écouter les premiers Supertramp, puis surtout Pink Floyd, Yes, King Crimson... bref ça m’a fait rentrer dans le rock progressif et surtout ça m’a ouvert sur des choses très différentes que ce j’écoutais sur la FM avant. D’ailleurs ces dernières années, j’ai lu avec grand plaisir certains livres de Aymeric Leroy sur le sujet chez le Mot et le Reste ou de Frédéric Delage. 

Willow farm



Chameleons – The Script of the bridge (Statik, 1983)

1er album du quatuor new wave britannique. Ce disque me suit depuis le lycée. Il fait parti des grandes découvertes que j’ai fait ces années là parmi les 33t de la bibliothèque d’Avranches. A la base, c’est la pochette qui m’avait attiré, et ce sont les entrelacs de guitares que je retiens le plus (tout comme leur album suivant What Does Anything Mean? Basically). Un album injustement méconnu, qui a influencé en partie toute la vague noisy des années 90 et la vague post punk des années 2000 !

Don’t fall



Hüsker Dü – Zen arcade (SST, 1984)

3eme album du trio hardcore punk de Minneapolis. C’est l’album qui m’a appris à aimer les voix hurlées. J’ai longtemps fantasmé sur la musique de Hüsker Dü simplement à la vue de leur typographie et des pochettes des albums, notamment celle de Zen arcade (Internet n’existait pas encore quand j’étais au lycée) et la dimension conceptuelle de l’album (encore un héritage du rock progressif!). Avec Metal circus, ce sont ces 2 albums que je préfère, surtout pour le son de guitare inimitable de Bob Mould et pour la colère qui habite ces morceaux ! D’ailleurs, j’ai adoré sa passionnante autobiographie See a little light au Camion Blanc.

I will never forget you



God Machine - One Last Laugh In A Place Of Dying... (Fiction, 1994)

2ème et dernier album du plus anglais des trios américains. En 1996, je suis allé voir Sophia en concert à Caen (le groupe que Robin Proper-Sheppard a fondé juste après la mort brutale du bassiste de God Machine, Jimmy Fernandez ). Les titres de l’album et Robin Proper-Sheppard ne parlaient que de la disparition de son bassiste, et c’est sans doute le meilleur concert que j’ai jamais vu tellement c’était fort et poignant ! Dans cet album de God Machine, il y a les prémisses de Sophia, mais il y a aussi et surtout une telle tension. J’ai toujours aimé les trios guitare/basse/batterie (comme Hüsker Dü ou les premiers Therapy ? (Babyteeth, Nurse, Pleasure death aussi), surtout l’inventivité dont ces trios font preuve pour se passer d’une deuxième guitare, en l’occurrence God Machine était les maîtres en la matière !

Mama



Pinback – This is a pinback CD (Ace Fu Records, 1999)

1er album du duo californien. Quand je suis arrivé à la médiathèque d’Argentan, la première chose que j’ai fait c’est d’écouter tous les CD de rock/electro que je ne connaissais pas. J’avais gardé ceux avec la pochette la plus moche pour la fin et celui de Pinback en faisait parti ! Je l’ai mis sur ma platine chez moi en pensant zapper vite fait et le ramener (j’en donnais pas cher!), et là la grosse claque. J’ai arrêté ce que j’étais en train de faire et je me suis assis pour tout écouter ! Ces pop songs si simples et évidentes, dépouillées, inventives et reposant surtout sur les vocaux m’ont complètement scotché ! Depuis j’ai tous les albums de Pinback évidemment !

Tripoli


Godspeed you black emperor - Slow Riot For New Zero Kanada E.P. (Constellation, 1999)

1er EP du collectif montréalais. Encore un groupe qui doit beaucoup au rock progressif. J’adore l’intégration des captations (bruits urbains, prêcheurs dans la rue...) et l’ambiance de fin du monde. J’ai beaucoup aimé les premières productions du label Constellation (Do Make Say Think, Frankie Sparo, The Silver Mt. Zion, Set Fire To Flames). Il y avait là un nouveau paysage sonore avec une identité forte qui naissait, c’était une période passionnante !

Moya



Boards of Canada – Geogaddi (Warp, 2002)

4ème album du duo écossais. C’est l’album electro que j’écoute le plus depuis début 2000. C’est l’album que je fais le plus tourner en Espace Image & Son de la médiathèque d’Argentan. Leur musique est complètement intemporelle et organique et une vraie source d’influence. d’influence. Les sorties de Warp des années 90 était fantastique avec des artistes comme Squarepusher, Aphex Twin ou Autechre. Depuis plusieurs années, je trouve que le label a perdu son identité et s’est éparpillé en sortant plein de styles musicaux qu’il n’avait pas auparavant dans son répertoire, c’est dommage !

Music is math



Neurosis – The Eye of the storm (Neurot, 2004)

10ème album du groupe américain, fer de lance du post hardcore. Encore un lien avec le rock progressif, les membres de Neurosis étant fan de la première époque de Pink Floyd (Live at Pompéi notamment). Crépusculaire, lyrique, cet album m’avait accroché parce que le groupe avait intégré des influences atmosphériques lorgnant vers le post-rock. Ça m’a permis d’enchaîner ensuite avec le Somewhere along the highway de Cult Of Luna (puis tous les autres albums), Panopticon de Isis, ou dans le même temps All The Footprints You've Ever Left And The Fear Expecting Ahead de Envy. Bref des choses assez extrêmes (surtout pour les japonnais de Envy). Mi 2000, pour la médiathèque j’ai commencé à travailler avec un disquaire caennais, Paranoïd Records, tenu par Nicolas Bazire, un des guitaristes du groupe post-hardcore Amanda Woodward caennais. Evidemment, il y a avait une grosse sélection hardcore et musiques extrêmes dans leur magasin, et ils m’ont aiguillé vers pas mal de découvertes.

Bridges



Tetarise - Playing in the glow (Kahvi Collective, 2016)


Tetarise est un dj russe spécialisé dans le courant trance. On a tous fait un rêve où on emporte quelque chose de notre rêve, et on a l’impression qu’on le ramène avec nous quand on se réveille. Eh bien j’ai eu ce sentiment là avec les musiques libres, au début où j’ai découvert archive.org et les netlabels, je trouvais ça incroyable qu’il y ai tellement de contenus libres mis à disposition ! Sans Ziklibrenbib je n’aurais sans doute jamais écouté de la trance russe par exemple ! L’electro de Tetarise est hyper synthétique mais chargée d’émotion. J’ai de l’admiration pour ces musiciens (dans le même genre Gridline, Dissolved, Leksha...) qui œuvrent loin des médias traditionnels, souvent sans plan de carrière, avec une certaine philosophie du partage (et celle des netlabels) et qui font juste ça pour l’amour de la musique !

Addicted


***


Comment écoutes-tu la musique aujourd'hui ?
De quatre façons : à la maison sur support CD sur ma chaine hi-fi ; à la maison sur ordinateur et au casque pour les albums mp3 ; au travail sur ordinateur et au casque pour les mp3 et streaming (bandcamp, youtube...) ; en voiture sur mon vieux autoradio K7 (avec ma vieille collection de K7 que j’ai encore !) 
L'autopiedgraphie - K7 Maker



Quelque plateforme de streaming utilises-tu ? 
Au travail je me sers principalement de bandcamp et youtube. Mais aussi de archive.org et freemusic archive pour les albums sous creative commons Chez moi j’écoute peu en ligne, plutôt des albums MP3 téléchargés et des CD.

Continues-tu à acheter des disques ? Des CD ? Des vinyles ? 
Et je me suis remis à acheter des CD d’occase (on trouve vraiment plein de choses à prix très bas! ) de temps en temps sur Internet, albums que j’avais souvent au préalable en K7, il y a quelques années et que je redécouvre grâce à mon super autoradiok7 (mes derniers rachats en date, les 2 premiers Soul Caughing !) !

Comment te tiens-tu au courant de l'actualité musicale ? 
La presse (les Inrocks, Télérama, Rock & Folk...), les webzines et blogs. Mes préférés : Mowno,  XSilence.net, Metalorgie.

Comme co-fondateur de ziklibrenbib, est-ce que la musique libre a changé ton écoute, ou le choix des musiques vers lesquelles tu portes ton attention ?
J’ai découvert les musiques libres en recherchant des groupes de post-rock début des années 2000 sur Internet (notamment Milhaven et Jasmin) et aussi à cause d’un netlabel Les Diks qui sautent monté par un copain, Guillaume Cardin (aka David Snug, dessinateur de BD) qui a publié des albums de groupes dans lesquels je jouais. Les artistes gagneraient à connaître plus les Creative Commons, leurs oeuvres sont protégés et ils peuvent autoriser explicitement la diffusion et l’utilisation de leurs musique (remix, samples...), choses avec lesquels ils sont bien souvent d’accord, mais bloqué par défaut par le traditionnel copyright. Avec la musique libre, j’ai élargi ma palette sonore (de choses que je n’écouterais pas en temps normal) ! Et en règle générale, j’aime être surpris par ce que je découvre... Depuis quelques temps, j’écoute aussi d’une autre oreille la musique libre, pour trouver des samples potentiels pour un projet musical basé sur la musique libre fait à mes heures perdues : Iliaque
L'autopiedgraphie -  La genèse du projet ziklibrenbib en BD Ziklibrenbib - Ziklibrenbib 2

Tu es auteur de bandes dessinées, tu as récemment mis en ligne un article Rock et BD en Médiathèque de l'ACIM et signé le visuel des RNBM 2019. Quels liens fais-tu entre le dessin et la musique ?
L’un nourrit l’autre. D’abord j’écoute forcément de la musique quand je dessine, c’est une écoute privilégié parce que le dessin a un fort pouvoir immersif ! Ensuite quand je me suis intéressé à la BD au lycée, c ‘était avec la bande à Margerin (Berberian, Mezzo, PirusPirus, Dodo & Ben Radis, Jano...) donc une BD fortement marqué par le rock. Ça a continué ces dernières années avec par exemple les Lock Groove comix de JC Menu à l’Association, pleins d’anecdotes, d’expérience d’écoutes, ou les livres de Hervé Bourhis (le Petit Livre du Rock pour ne citer que lui). Et l’envie de raconter mes expériences (notamment foireuses) de groupes de rock en BD :

une BD illustrant un peu mon cheminement dans l’écoute de la musique... 
L'autopiedgraphie -  La musique de viking

L'autopiedgraphie


Quelques bandes dessinées auto-éditées et libres faites à mes heures perdues (ou trouvées plutôt ;-)

Ziklibrenbib

est un site consacré aux musiques libres (sous Creative Commons). Il a été créé par Antoine Viry (Médiathèque de Pacé) et moi-même (Médiathèque d’Argentan) en 2012. Le but était de médiatiser les musiques libres au sein des médiathèques (vers les professionnels et le public) en sélectionnant des albums (publication de 3 chroniques hebdomadaires) et en proposant une boîte à outils pour les bibliothécaires. D’autres bibliothèques ont rejoint l’aventure depuis (une quinzaine de chroniqueurs et une trentaine de participants réguliers) et sont venu enrichir les sélections du site à travers les chroniques, mais aussi les compilations et la traditionnelle élection du meilleur titre Ziklibrenbib chaque année. Des tournées d’artistes libres ont aussi pu voir le jour grâce à ce projet !

1 mai 2020

My Favorite Things #7 : les albums préférés d'Amandine Minnard




Certains albums, tels des poèmes que nous connaissons par cœur, nous accompagnent au long des années, des décennies. Chargés de souvenirs, déclencheurs de nos évolutions, témoins de nos cheminements, énigmes résistant à l'usure du temps, traversant les modes, conservant la fraîcheur de la découverte à chaque nouvelle écoute....


Merci à Amandine Minnard, responsable de la Bibliothèque nomade de la Bibliothèque de Toulouse, ex-responsable du pôle Musique de la Médiathèque José Cabanis, et vice-Présidente de l'ACIM d'avoir répondu à l'invitation.



Qui sème de vent récolte le tempo / Mc Solaar, Polydor

Cet album sorti en 1991, je l’ai écouté en boucle et reboucle. J’écoutais alors les Bérurier noir, Noir Désir, Ludwig von 88, Dire Straits, AC/DC et tant d’autres. C’était aussi l’époque de la première compil de hip-hop français, Rap attitude, où la crème du rap français se faisait connaître. Rien à jeter sur cet album de Mc Solaar où les paroles sont comme de la dentelle et hyper dures à chanter. Quand j’ai su chanter Caroline en mode ragamuffin, ce fut une grande fierté :)




A moi l’Afrique / Jean Ferrat, Barclay

A la maison, ma mère écoutait souvent Pink Floyd (les premiers albums planants), Jean-Michel Jarre (Oxygène), Rondo Veneziano (tous les albums) et Jean Ferrat. Je suis tombée dedans petite sans toujours comprendre les paroles mais j’aimais cette voix grave. Il fait partie de mon ADN. Cet album, sorti l’année de ma naissance, a bercé mon enfance et ses textes engagés m’imprègnent. J’aime l’écouter et la chanson Les saisons me bouleverse parmi tant d’autres.




BO Jackie Brown, Warner Music

Juste du groove tout le long. Strawberry Letter 23 des Brothers Johnson est une pure merveille et l’intro, Accross 110th street de Bobby Womack, me replonge dans les couloirs de cet aéroport au début de ce film culte de Quentin Tarantino. Toutes les BO des films de Tarantino sont des bulles de musique des années 70 intemporelles. Toute la musique noire américaine me touche profondément dans toute sa diversité. C’est un pan de la musique incontournable à mon sens et d’une richesse incroyable.




Crime of the century / Supertramp, A&M records

Un autre album où rien n’est à jeter. Ce troisième album de rock progressif, sorti en 1974, je l’ai d’abord découvert en collectionnant les images de pochettes d’albums dans les boîtes de Vache qui rit. Cette pochette m’intriguait et me fascinait : des mains tenant une grille dans l’espace. Et puis un jour, j’ai pu l’écouter et ce fut un vrai bonheur pour les oreilles : le titre éponyme est envoûtant tout comme School.




An Awesome wave / Alt-J, Infectious Music

2013, l’année où est sorti Random Access Memory des Daft Punk, une pépite de funk et de disco. Cette même année, j’ai découvert ce premier album de Alt-J sorti l’année d’avant sur le label Infectious Music. Une claque musicale avec cette voix unique. Intro ou Mathilda ou Breezeblocks, bon bref tout s’écoute d’une traite et en boucle.




Live at the Zenith / Archive, Warner Music

Again, Again, Again... Fuck U, You make me feel. C’est juste un bijou de trip hop. Tout s’enchaîne à la perfection. J’avais découvert ce groupe dans les années 90 dans le live de Nulle part ailleurs sur Canal +. J’en avais les poils dressés sur les bras. Sorti en 2007, ce premier album live est magique et hypnotique.




Seventeen seconds / The Cure, Polydor

Deuxième album du groupe sorti en 1980, 40 ans déjà ! Juste pour A Forest dans sa version longue. J’ai eu ma période The Cure écoutée jusqu’à l’usure sur des K7 enregistrées les doigts fébriles en suspend sur la touche enregistrer et pause des morceaux passant à la radio. Je vous renvoie aussi vers cette chronique rédigée par une collègue du titre Close to me, fort à propos en ces temps de confinement sur BibliOzik (le site de la Bibliothèque de Toulouse dédié à la musique)




Wake up your mind / Joni Haastrup, Afrodisia

Une découverte lors d’une conférence sur l’histoire des musiques noires enregistrées. Cet album funk et soul enregistré en 1978 en Afrique du Sud est renversant. Longtemps tombé dans l’oubli, il a resurgi il y a quelques années. A écouter très fort le titre Greetings.




Nancy & Lee / Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, Reprise records

Une autre pépite sortie en 1968. Lady bird, Summer of wine, Jackson... une suite de titres mythiques servis par des voix scotchantes. Un bonheur à écouter.




Time Out / The Dave Brubeck quartet, Columbia

Take five, morceau composé en 1959 par le saxophoniste Paul Desmond, est une ritournelle au rythme atypique qui me suit depuis toujours. C’est un air qui me vient spontanément quand je fredonne sur les chemins du boulot ou d’ailleurs. Standard du jazz, cet album du quartet de Dave Brubeck a intégré ma pile de CD tardivement. Comme tous ces morceaux de musique qu’on fredonne sans en connaître le titre ou l’auteur, et puis un jour c’est la révélation.




Les 4 saisons / Antonio Vivaldi, Deutsche Grammophon

Ces quatre concertos pour violon interprétés par le London Symphony Orchestra dirigé par Claudio Abbado ont aussi longtemps tournés en boucle dans la voiture ou ailleurs. Cette interprétation est juste parfaite. J’aime imaginer les saisons a chaque parties de ces concertos. Alors qu’ils avaient connus leurs succès en leur temps, ces concertos ont été redécouverts seulement en 1935.



Citadelle / Izia, Universal music division Barclay

C’est celui que j’écoute en boucle depuis quelques mois. Il est des albums fétiches comme ça sans vraiment se l’expliquer, ce fut le cas de Rest de Charlotte Gainsbourg ou Parcels par Parcels ou Victory des Jackson Five ou Californication des Red Hot Chili Peppers. Quatrième album de Izia, Citadelle est tout en délicatesse et émouvant : les morceaux tournent en boucle et coulent tout seuls. Calvi, Sunset, Esseulés en duo avec Dominique A, Idole... rien à jeter. Merci Izia.




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Comment écoutes-tu la musique aujourd'hui ?
A la maison, sur mon smartphone ou ma tablette et une enceinte Bluetooth de bonne qualité. Dans la voiture en Bluetooth. A la campagne, j’écoute des CD sur une vieille chaîne Phillips. L’hiver au coin du feu quand il fait bien froid dehors et que c’est bientôt Noël, j’adore écouter une vieille compil de chants russes au désespoir de mon entourage.

Quelle plateforme de streaming utilises-tu ?
Deezer depuis des années avec un abonnement lié à mon smartphone. J’ai aussi utilisé SoundCloud.

Continues-tu à acheter des disques ? Des CD ? Des vinyles ?
J’achète maintenant uniquement des vinyles d’artistes que j’adore, à la fin d’un concert ou dans les bacs d’un disquaire pour l’objet et en totale groupie (Hypnolove, L’Impératrice, Daft Punk). A écouter, c’est un peu pénible : il faut sortir du buffet deux vieilles platines, une pour les 45T et l’autre pour les 33T car elles sont à réparer ; il faut changer de face au bout d’une demi heure. Alors c’est juste pour le plaisir de les contempler, les ouvrir, scruter la couleur du vinyle, parfois sa transparence, regarder les images.

Quelques émissions de radio, ou web radios musicales écoutes-tu ? Comment te tiens-tu au courant de l'actualité musicale ? Radios ?, magazines ? Sites ? Blogs ? Festivals ? médiathèque ?
J’aime écouter Boomerang sur France Inter. Il y a souvent une petite pause musicale riche en découvertes : Calypso Blues de Calypso Rose par exemple. C’est toujours aussi intéressant d’écouter les artistes raconter leur parcours. Ceux de Manu Dibango ou de Calypso Rose étaient émouvants. Une autre source est Bibliozik, le site musical de la Bibliothèque de Toulouse, avec les chroniques et les playlists où je découvre des pépites. Les playlists thématiques ou de France Inter sur Deezer sont aussi de bonnes sources. Et puis, partout où il y a de la musique (resto, fêtes avec des amis, en voyage, sur les réseaux sociaux, à la télé...), je dégaine Shazam et j’alimente ma playlist annuelle. Lors d’un voyage, dans un resto d’une chaîne de fast-food mexicain, je suis tombée sur le Soul wax remix de Let it happen de Tame Impala qui m’a longtemps accompagnée et me ramène toujours là-bas avec grand bonheur.

"Crime of the century de Supertramp,
je l’ai d’abord découvert en collectionnant
les images de pochettes d’albums
dans les boîtes de
Vache qui rit. " 🐄🙂

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Depuis 10 ans, je crée des collages à la main. Bouts de papiers, ciseaux, colle Uhu et hop j’assemble des fragments éparses pour composer de belles images parfois insolites. Je n’ai pas toujours une idée très précise de ce que je vais réaliser. De nombreux artistes m’inspirent : Zoveck Estudio, Jacques Prevert, Eugenia Loli, Madame pour n’en citer que quelques uns. Ces derniers temps, Madame propose des planches d’images pour réaliser des collages confinés. Voici 3 échantillons inspirés par ces planches.




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BibliOzik, le site de la Bibliothèque de Toulouse dédié à la musique : playlists, chroniques, suggestions d’achat, services dédiés à la musique et à la pratique musicale. Les bibliothécaires musicaux vous accompagnent au quotidien !
Bibliozik





25 avril 2020

My Favorite Things #6 : les albums préférés de Marc Petitguyot



Certains albums, tels des poèmes que nous connaissons par cœur, nous accompagnent au long des années, des décennies. Chargés de souvenirs, déclencheurs de nos évolutions, témoins de nos cheminements, énigmes résistant à l'usure du temps, traversant les modes, conservant la fraîcheur de la découverte à chaque nouvelle écoute....

Merci à Marc Petitguyot, bibliothécaire musical, musicien, illustrateur sonore et contributeur de ce blog, d'avoir répondu à l'invitation.


Frédéric Chopin, Claudio Arrau ‎- Les 21 Nocturnes, Philips 1978

Grand spécialiste de Chopin l'interprétation par le pianiste Chilien Claudio Arrau (1903-1991) de ces 21 nocturnes reste pour moi une expérience musicale très particulière. Vraiment impossible de choisir un titre parmi ces nocturnes, ils sont tous tellement prégnants. - discogs - (classique)




Claude Debussy, Samson François - Suite bergamasque

Considérée comme un oeuvre pianistique majeure, cette Suite bergamasque en quatre mouvements : Prélude, Menuet, Clair de lune, Passepied est interprétée avec une très grande sensibilité.
Certainement inspiré du poème Clair de lune de Paul Verlaine et influencée par la musique de Gabriel Fauré, ce clair de lune en Ré b majeur sur un tempo andante et joué pianissimo nous entraîne dans les méandres nocturnes d’une époque révolue. - discogs - (classique)

Suite bergamasque, L. 75: III. Clair de lune (Andante très expressif)


Charlie Parker with Strings 

Accompagné pour cet album d’un “grand orchestre”comme écrin idéal, Charles Christopher Parker Jr dit Charlie Parker (1920-1955) signe là à mon avis une oeuvre magistrale, laquelle permet au plus grand nombre d'apprécier la qualité exceptionnelle de son jeu. Il démontre ainsi qu’en plus d’être un musicien créateur et un improvisateur de génie, il est aussi un interprète de tout premier plan de ballades et autres standards du répertoire jazzistique classique. (jazz)
Charlie Parker - Parker Plus Strings (1983) (Full Album)
à écouter aussi If i should lose you
Laura



John Coltrane - Giant steps  Atlantic 

Saxophones : John Coltrane ; Piano : Cedar Walton,Tommy Flanagan, Wynton Kelly ; Contrebasse : Paul Chambers ;  Batterie : Lex Humphries, Art Taylor, Jimmy Cobb
A l’instar de l’album “With strings” de Charlie Parker, Giant Step m'a permis de pénétrer à petits pas pour le coup,dans l’immense univers musical de John Coltrane, lequel explora dans les années 50, une nouvelle voie qui aboutira au free-jazz. Il engagea ainsi cette musique dans une recherche de liberté en dépassant ainsi les frontières difficilement franchissables tracées par ses prédécesseurs. (jazz)
Titre préféré :  Countdown pour le fantastique solo d’introduction.



Ravi Shankar - The Very Best Of Ravi Shankar, EMI 2010

Avec comme mission principale, la vulgarisation de la musique indienne, Ravi Shankar (1920-2012) est considéré comme l'ambassadeur international de cette musique. Cet album m’a fait découvrir des sonorités merveilleuses dont les caractéristiques intrinsèques sont très différentes de celles utilisées en Occident. (musique indienne)

Swara-Kakali



Carlos Santana ‎– Abraxas 1970

Dans Abraxas  Carlos Santana distille un savant mixage de la musique latine et de musique pop. Je me souvient avoir écouté cet album en boucle. (pop / rock)
Titres préférés Oye como va, Black magic woman et Samba Pa Ti - (discogs)

Oye como va



Jo Privat - Du swing au musette (1985, CD) 

Cette magnifique musique agrémentée de swing se situe aux confins du musette et de la musique tzigane. On retrouve dans l'album tous les ingrédients utilisés par le grand accordéoniste.
Jo Privat - Le blues du musette - Documentaire de 1991 (musique populaire - jazz musette)
Titre préféré : Romanella



Luc Ferrari - L’oeuvre électronique, INA-GRM, 2009

A l’instar de ces prédécesseurs et parfois collaborateurs : Edgard Varèse et Pierre Schaeffer, Luc Ferrari (1929-2005) repousse les barrages et les dogmes musicaux établis. Ce coffret rassemblant une partie de son travail m’a permis d’élargir mes horizons sonores.  (musique contemporaine / musique concrète)



Titre préféré : Etude aux Accidents, 1959 BAM Documentaire France Musique : "Une histoire de la boucle sonore au GRM"


Ennio Morricone - Il était une fois en Amérique

Le film réalisé par Sergio Leone en 1984 adapté du roman The Hoods de Harry Grey est magistralement mis en musique par le compositeur Ennio Morricone.
"Il était une fois en Amérique' c'est un film plus grand que le cinéma" (France Culture)
Titre préféré Deborah dance :
Noodles visite l'endroit d'où il épiait Deborah s'entraînant à la danse. Le thème de la jeune fille intervient alors, mais rapidement la mélodie d'Amapola (chanson populaire) se fait entendre, ce qui plonge le personnage dans ses souvenirs. Sans aucun dialogue, la scène démontre leur amour impossible.
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"Ma discothèque s'appelle Youtube"


Comment écoutes-tu la musique aujourd'hui ? 
Chez moi, au casque.

Quelle plateforme de streaming utilises-tu le plus ? 
Plutôt Youtube.

Continues-tu à acheter des disques ?
Très peu.

Quelques émissions de radio, ou web radios musicales écoutes-tu ? 
Diverses émissions de radio sur France Musique.

Quel lien fais-tu entre ta pratique musicale et l'écoute de la musique ?
J’essaye dans la mesure du possible d’avoir une écoute détachée, mais parfois je me rends compte qu’elle a certainement une influence sur une partie de ma pratique.

L'une prédomine-t-elle sur l'autre pour toi ?
Ça dépend des périodes mais la pratique a tendance à prendre de plus en plus de place, certainement à cause de la très riche sonorité des instruments acoustiques.

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Atelier d'expression sonore et de musique intuitive
Précieuses petites bêtes… Histoires contées et mises en son
Quizz musical "Les grands thèmes des musiques de film"


18 avril 2020

My Favorite Things #5 : les albums préférés de Julien Blottière


Certains albums, tels des poèmes que nous connaissons par cœur, nous accompagnent au long des années, des décennies. Chargés de souvenirs, déclencheurs de nos évolutions, témoins de nos cheminements, énigmes résistant à l'usure du temps, traversant les modes, conservant la fraîcheur de la découverte à chaque nouvelle écoute....


Merci à Julien Blottière, professeur d'histoire-géographie et co-auteur du blog histgeobox, d'avoir répondu à l'invitation.


Barbara: "Le mal de vivre" (1965), Philips.

Mes parents écoutaient énormément de musique classique, de la "chanson à textes", en particulier le triptyque Brel/Brassens/Trenet qui passait en rotation lourde dans la voiture familiale. Barbara avait aussi sa place sur la chaîne. Il s'agit ici de son sixième album studio, enregistré en 1965. Sa voix troublante, ses mots continuent d'émerveiller. - discogs - 
"La solitude"



Tindersticks: "Fist album" (1993), This way up.

L'adolescence... L'écoute intensive de Bernard Lenoir sur France Inter et la lecture des Inrockuptibles en version mensuelle offrent une plongée grisante dans l'indie pop. Les Tindersticks sortaient du lot avec leur orchestration foisonnante et la voix grave de Stuart Staples. - discogs - 
"Jism"


"Duke Reid's Treasure chest" (1992), Heartbeat records. 

La fac. L'horizon musical s'élargit avec une plongée dans la musique jamaïcaine. Les envolées vocales mélodieuses des groupes de rocksteady me donne toujours l'impression de boulotter un petit bonbon acidulé, laissant un goût agréable dans la bouche tout au long de la journée. Ce titre est tiré d'une compilation d'enregistrements réalisés par Duke Reid pour le compte du label Treasure Isle. Rarement un nom de label a été si mérité. - discogs - 
The Sensations :"Those guys"



Etta James : "Tell mama. The Complete Muscle Shoals recordings" Chess (1968), puis Geffen (2009).

Dans les studios de Fame à Muscle Sholas, au fin fond de l'Alabama, Etta James enregistra une série de morceaux sublimes tels que la merveilleuse ballade I'd rather go blind ou encore Fire, des titres portés par une voix d'exception et des cuivres étincelants. - discogs -
"Fire"


Chico Buarque: "Construçao" (1971), Philips.

Le morceau Construção composé et chanté par Chico Buarque est tiré d'un album éponyme, sorti en 1971. Le titre raconte la mort d'un ouvrier du bâtiment venu construire Brasilia, la nouvelle capitale du Brésil. Derrière ce fait divers tragique, on perçoit une critique de la course effrénée à la croissance économique. Buarque raconte la journée fatidique dans la première strophe, puis reprend le récit dans les strophes suivantes en adoptant un point de vue différent. Au fil du morceau, la musique devient de plus en plus complexe, orchestrale. L'ensemble forme une épopée lyrique hallucinée d'une grande beauté. Tout l'album est à l'avenant. - discogs - 
"Construção"



Les Amazones de Guinée:"Au coeur de Paris" (1983) Syliphone.

Sur France Inter, l'Afrique enchantée de Soro Solo et Vladimir Cagnolari permit la découverte aux auditeurs français de musiques merveilleuses: l'éthio jazz, la rumba congolaise de Franco, l'afro-beat de Fela Kuti...
Dans les années qui suivent l'indépendance, la Guinée Conakry connaît une créativité musicale étonnante. Des formations talentueuses telles que le Bembeya Jazz, Kélétigui et ses Tambourinis enregistrent pour le compte du label d'Etat Syliphone. Le titre retenu ici est issu d'un concert donné à Paris par les Amazones de Guinée. Ambiance garantie! - discogs -
"Samba"



Max Romeo: "Open the iron gate (1973-1977)" (1999), Blood and Fire. 

Durant une quinzaine d'années, le label Blood and Fire proposa des rééditions de classiques du reggae, du dub, de grande qualité. C'est le cas de ce disque rassemblant quelques uns des enregistrements réalisés par Max Romeo entre 1973 et 1977 aux Black Ark studio, Harry J Studio et Randy's Studio. La belle voix du chanteur est portée par la crème des musiciens jamaïcains: Aston "Family Man" Barrett à la basse, Carlton Barrett à la batterie, Earl "Chinna" Smith à la guitare, Tyrone Downie au clavier, Tommy McCook au trombone... Une équipe de rêve. - discogs -
"Tacko"



Al Green: "I'm still in love with you" (1972), Hi Records. 

Au cours des années soixante-dix, l'association du chanteur Al Green et du producteur Willie Mitchell donna naissance à quelques uns des plus beaux enregistrements soul de la période. L'équipe de musiciens de Hi records offre ainsi un splendide écrin à la voix de velours d'Al Green. Dès l'introduction de Simply beautiful, on est frappé par la justesse des arrangements, la subtilité de jeu du batteur ou du claviériste. Les inflexions et modulations auxquelles le chanteur soumet son organe vocal impressionnent. Son interprétation est magnifique. - discogs - 
"Simply beautiful"



"The Afrosound of Colombia vol. 1" (Vampisoul)

Cette compilation permet d'entrapercevoir la prodigieuse richesse des musiques colombiennes. De la quarantaine de morceaux extraits du catalogue du label Discos Fuentes, nous retenons particulièrement cette hypnotique Cumbia de sal, un irrésistible appel à la danse. - discogs -
Cumbia en moog : "Cumbia de sal"




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Comment écoutes-tu la musique aujourd'hui ?
J'écoute la musique autant que possible, à pied, en voiture, chez moi, avec une boom box, ou un casque pour ne pas embêter les autres membres de la famille. L'ordinateur a remplacé la chaîne hi-fi. La quête de cd chez les disquaires a cédé la place à la recherche de nouveaux sons sur internet. Depuis, mes disques prennent la poussière sur leurs étagères.

Quelle plateforme de streaming utilises-tu ? As-tu un abonnement payant à Spotify, Deezer, ... ? Continues-tu à acheter des disques ? Des CD ? Des vinyles ?
J'adorais fréquenter les disquaires, trouver le disque improbable ou rare. Le budget consacré aux disques était souvent très déraisonnable. Je n'en achète pratiquement plus. Il faut dire qu'aujourd'hui, pour beaucoup, la manière d'écouter la musique n'est plus du tout la même. J'ai longtemps créé des playlists sur 8 tracks, mais le site ne fonctionne plus, je me suis donc rabattu sur Youtube. Je n'achète plus qu'exceptionnellement des disques.

Quelques émissions de radio: jukebox (France Culture), ou web radios musicales écoutes-tu ? Comment te tiens-tu au courant de l'actualité musicale ? Radios ?, magazines ? Sites ? Festivals ? médiathèque ?
Sur France Culture, l'émission "Jukebox" animée par Amaury Chardeau raconte un événement du passé à partir des archives et des musiques. C'est toujours passionnant et instructif. Comme l'indique le site de l'émission, "Jukebox constitue semaine après semaine une collection d'histoires et de playlist à emporter."
Vrai petit rat de médiathèques depuis le lycée, j'ai découvert énormément de musiques/disques/artistes grâce aux fonds des bibliothèques de Limoges, la Goutte d'Or, Sannois, Saintes... de vraies mines d'or.
Grâce à Feedly [un agrégateur de flux RSS], il est désormais bien plus facile et rapide de se tenir au courant des sorties musicales ou d'archiver des sites ou adresses web précieuses: les blogs Tristes humanistes, Du spectacle, la discothèque de l'amateur, Likembe, For the sake of the song, 27 Leggies, la Dimension de Trastos, mediamus bien sûr [merci :-)]!, des sites tels que Pan African Music, Section 26, Musiq XXL, Awesome tapes from Africa, Aquarium Drunkard... La fréquentation régulière de ces adresses permet de faire de belles découvertes musicales.

En quoi tes activités de blogueur pour l'histgeobox et de professeur d'histoire-géographie influencent-elles  ton écoute de la musique (ou inversement) ? Existe-il des musiques qu'il est possible d'écouter sans se soucier du contexte de leur production, ou de leur usage fonctionnel ? 
L'histgeobox, le métier de prof d'histoire-géo me font - même inconsciemment, porter une attention particulière aux conditions de création ou de diffusion d'un morceau, au contexte dans lequel un genre musical émerge, à l'impact de certains titres sur les événements historiques. Il est toujours tentant de décrypter les allusions ou références historiques glissées dans une chanson comme dans "Murder most foul", le récent morceau fleuve de Bob Dylan.
Pour autant, la musique se suffit à elle-même, elle a souvent un caractère d'urgence, d'évidence. Lorsqu'on écoute Ain't moutain high enough / Essa moça tá Diferente / Sunny, on se laisse avant tout porter par le rythme, le tempo, la mélodie. Il n'y a plus qu'à écouter, danser, profiter.

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L'histgeobox, un blog tenu par des professeurs de lycée et de collège, qui a pour objectif de vous faire découvrir les programmes d'histoire et de géographie par la musique en proposant de courtes notices sur des chansons et morceaux dignes d'intérêt.
https://lhistgeobox.blogspot.com/

Paroles d’histoire, un podcast lancé en avril 2018, ouvert à toutes les périodes et toutes les approches qui permettent de réfléchir au passé, et à ses liens avec le présent. En invitant des historiennes et des historiens on discute de livres récents ou classiques, d’historiographie et de méthodologie, de débats et de controverses, et de tous les usages possibles de l’histoire, des plus savants aux plus courants, à l’école, au musée, à la télévision ou au cinéma, sur internet.
[79. L’histoire en chansons sur l’Histgeobox, avec Julien Blottière]
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