Vivo sonhando
Sonhando mil horas sem fim
Tempo em que vou perguntando
Se gostas de mim
Tempo de falar em estrelas
Falar de um mar
De um céu assim
Falar do bem que se tem
Mas você não vem, não vem
Você não vindo
Não vindo a vida tem fim
Gente se rindo, falando
Zombando de mim
E eu a falar em estrelas,
Mar, amor, luar
Pobre de mim
Que só sei te amar
Dreamer
Why are my eyes always full of this vision of you
Why do I dream silly dreams that I fear won't come true
I long to show you the stars
Caught in the dark of the sea
I long to speak of my love But you don't come to me
So I go on asking if maybe one day you'll care
I tell my sad little dreams to the soft evening air
I am quite hopeless it seems, two things I know how to do
One is to dream
Two is loving you (paroles de Gene Lees)
Je vis en rêve
Je vis en rêve
Rêvant mille heures sans fin
Ce temps à te demander Si tu m'aimes
Ce temps à parler d'étoiles Parler d'une mer
D'un ciel comme celui-là Dire le bien qu'il y a
Mais tu ne viens pas, tu ne viens pas
Tu ne viens pas
Tu ne viens pas, la vie prend fin
Les gens rient, parlent
Se moquent de moi
Et moi je parle d'étoiles, De mer, d'amour, de clair de lune
Pauvre de moi
Qui ne sais que t'aimer (traduction littérale et approximative)
Vivo Sonhando est une chanson écrite et composée en 1962 par Antônio Carlos Jobim. (On peut y voir une référence à l'œuvre de Pedro Calderón de la Barca : La vida es sueño [La vie est un songe] écrite en 1635.)
Les premiers enregistrements de cette bossa nova datent de 1963 : par le chanteur Marco Valle, le groupe vocal Os Cariocas, la chanteuse Lenny Andrade, ainsi qu'une version instrumentale par Jobim sur son 1er album The Composer of Desafinado Plays.
Dès l'année suivante, en 1964, ce sera au tour des chanteuses Wanda Sá et Sylvia Telles, et des musiciens Sergio Mendes, Stan Getz & João Gilberto et Eumir Deodato d'en donner leur version, ...
Vivo Sonhando fut aussi chantée en anglais (Dreamer) avec des paroles de Gene Lees, par Astrud Gilberto, Antônio Carlos Jobim, Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, ... la liste reste grande ouverte !
Tristeza não tem fim
Felicidade sim
A felicidade é como a gota
De orvalho numa pétala de flor
Brilha tranquila
Depois de leve oscila
E cai como uma lágrima de amor
A felicidade do pobre parece
A grande ilusão do carnaval
A gente trabalha o ano inteiro
Por um momento de sonho
Pra fazer a fantasia
De rei ou de pirata ou jardineira
e tudo se acabar na quarta feira
Tristeza não tem fim
Felicidade sim
A felicidade é como a pluma
Que o vento vai levando pelo ar
Voa tão leve
Mas tem a vida breve
Precisa que haja vento sem parar
A minha felicidade está sonhando
Nos olhos da minha namorada
É como esta noite
Passando, passando
Em busca da madrugada
Falem baixo, por favor
Prá que ela acorde alegre como o dia
Oferecendo beijos de amor
Tristeza não tem fim
Felicidade sim
Le bonheur
La tristesse n'a pas de fin
Le bonheur si
Le bonheur est comme une goutte
De rosée sur une pétale de fleur Elle scintille, tranquille
Puis oscille légèrement
Et tombe comme une larme d'amour
Le bonheur des pauvres ressemble à
La grande illusion du carnaval
Nous travaillons toute l'année
Pour un instant de rêve
Pour réaliser le fantasme d'être
Roi, pirate ou jardinier
et tout se termine le mercredi
La tristesse n'a pas de fin
Le bonheur si
Le bonheur est comme une plume
Que le vent emporte dans l'air
Vole si légèrement
Mais sa vie est brève
Il faut qu'il y ait du vent sans cesse
Mon bonheur, c'est de rêver
Dans les yeux de mon aimée
C'est comme cette nuit
Passée, passée
A la recherche de l'aube
Parle moins fort, s'il te plaît
Pour qu'elle se réveille heureuse comme le jour En offrant des baisers d'amour
La tristesse n'a pas de fin Le bonheur si (trad. littérale et approximative)
L'affiche du film
A felicidade est une chanson composée en 1958 par Antônio Carlos Jobim, sur des paroles de Vinícius de Moraes, pour le film franco-brésilien Orfeu Negro [Black Orpheus] de Marcel Camus, sorti en 1959. Le scénario du film transpose le mythe d'Orphée et Eurydice dans les favelas de Rio de Janeiro, pendant le Carnaval. Orfeu Negro remporte la Palme d'or au Festival de Cannes en 1959 et l' Oscar du meilleur film étranger en 1960, en focalisant l'attention du monde entier sur les chansons de Jobim et Moraes et lançant l'engouement pour la bossa nova.
L'affiche de la pièce Orfeu da Conceição (1956) par l'artiste Djanira
Tom Jobim avait déjà écrit plusieurs chansons et musiques pour la pièce de théâtre Orfeu da Conceição de Vinícius de Moraes créée à Rio en 1956. Mais le producteur français du film, Sacha Gordine leur demanda de nouveaux titres. Le duo écrivit ainsi trois nouvelles chansons : A felicidade, Frevo et O nosso amor. C'est Agostinho dos Santos qui chante A felicidade pendant le générique d'ouverture du film, il est accompagné à la guitare accompagné par Roberto Menescal.
Ce titre, devenu un des standards de la bossa nova, a fait l'objet de nombreuses interprétations par les plus grands noms de la chanson brésilienne : João Gilberto, Sylvia Telles, Antônio Carlos Jobim, Astrud Gilberto, Bola Sete, Vinicius de Moraes, Tom Zé, Nara Leão, Gal Costa, Quarteto em Cy, Milton Nascimento, ...
... du jazz et de la variété internationale : Willie Bobo, Billy Eckstine, Charlie Byrd, The Ramsey Lewis Trio, Cal Tjader, Ella Fitzgerald, Joe Henderson, ... et Sacha Distel à la guitare !
Sans oublier la version française Adieu Tristesse interprétée "en mode Francis Lopez" toute en trémolos et roucoulades concurremment par André Dassary et par Georges Guétary.
Vai minha tristeza e diz a ela que sem ela
Não pode ser, diz-lhe numa prece
Que ela regresse, porque eu não posso
Mais sofrer. Chega de saudade a realidade
É que sem ela não há paz, não há beleza
É só tristeza e a melancolia
Que não sai de mim, não sai de mim, não sai
Mas se ela voltar, se ela voltar,
Que coisa linda, que coisa louca
Pois há menos peixinhos a nadar no mar
Do que os beijinhos que eu darei
Na sua boca, dentro dos meus braços
Os abraços hão de ser, milhões de abraços
Apertado assim, colado assim, calado assim
Abraços e beijinhos e carinhos sem ter fim
Que é pra acabar com este negócio de você
Viver sem mim. Não quero mais este negócio
Assez de désolation
Va ma tristesse, et dis-lui que sans elle
Ce n'est pas possible, dis-lui par une prière
Qu'elle revienne, parce que je ne peux
Plus souffrir. Assez de désolation, la réalité
C'est juste que sans elle, il n'y a pas de paix, il n'y a pas de beauté,
Juste la tristesse et la mélancolie, Qui ne me quittent pas, ne me quittent pas, ne me quittent pas
Mais si elle revient, si elle revient,
Quelle chose belle, quelle chose folle
Parce qu'il y a moins de petits poissons qui nagent dans la mer
Que de bisous que je poserai
Sur sa bouche, entre mes bras
Il y aura des câlins, des millions de câlins
Serrés comme ça, collés comme ça, silencieux comme ça
Câlins, baisers et affection sans fin
Quelle est l'issue de cette situation pour toi ?
Vivre sans moi ? Je n'en peux plus de cette situation
(traduction littérale et approximative)
Chanson écrite par Vinicius de Moraes et composée par Antonio Carlos Jobim, en 1956, Chega de Saudade n'est pas seulement l'une des plus emblématiques
de la bossa nova (nouvelle vague), elle est considérée comme le point de départ de ce genre musical.
Editée sur disque consécutivement la même année par Elizeth Cardoso, João Gilberto, et Os Cariocas. La chanson est enregistrée d'abord en avril 1958, avec au chant Elizeth Cardoso, sur des arrangements de Tom Jobim, accompagné à la guitare par João Gilberto, pour l'album Canção do Amor Demais.
Quelques mois plus tard, le groupe vocal Os Cariocas, en livre une nouvelle version sur l'album O Melhor de... Os Cariocas. Enfin João Gilberto, la sort sur un single en août de la même année, avec en face B, la chanson Bim Bom. C'est la version de João Gilberto qui rendra très célèbre la chanson, par sa façon de chanter et par son jeu de guitare.
Adaptée en français par Michel Rivgauche, la chansons sera chantée par Jacqueline Boyer en 1962 : Il fait gris dans mon coeur
Eu, você, nós dois
Aqui neste terraço à beira-mar
O sol já vai caindo
E o seu olhar
Parece acompanhar a cor do mar
Você tem que ir embora
A tarde cai
Em cores se desfaz
Escureceu
O sol caiu no mar
E a primeira luz lá embaixo se acendeu
Você e eu
Eu, você, nós dois
Sozinhos neste bar à meia-luz
E uma grande lua saiu do mar
Parece que este bar
Já vai fechar
E há sempre uma canção para contar
Aquela velha história de um desejo
Que todas as canções têm pra contar
E veio aquele beijo
Aquele beijo
Aquele beijo
Photograph
You and I, we two
Alone here in this terrace by the sea
The sun is going down and in your eyes
I see the changing colors of the sea
It's time for you to go the day is done
And shadows stretch their arms to bring the night
The sun falls in the sea and down below a window light we see
Just you and me
You and I, we two alone
Here in this bar with dimming lights
A full and rising moon comes from the sea
And soon the bar will close for you and me
But there will always be a song
To tell a story you and I cannot dismiss
The same old simple story of desire
And suddenly that kiss That kiss That kiss
(paroles en anglais de Ray Gilbert)
Photographie
Moi, toi, nous deux
Ici sur cette terrasse de bord de mer
Le soleil décline déjà
Et ton regard Semble accompagner la couleur de la mer
Tu dois partir
L'après-midi s'achève Les couleurs s'estompent
Tout s'assombrit
Le soleil est tombé dans la mer
Et la première lumière là-bas s'est allumée
Toi et moi
Moi, toi, nous deux
Seuls dans ce bar dans la pénombre
Et une grande lune est sortie de la mer
On dirait que ce bar
Va bientôt fermer
Et il y a toujours une chanson à raconter
Cette vieille histoire d'un désir
Que toutes les chansons doivent raconter Et vient ce baiser
Ce baiser
Ce baiser
(traduction littérale et approximative)
Chanson écrite, paroles et musique, par Antônio Carlos Jobim, en 1959. Le premier enregistrement de "Fotografia" chanté par Sylvia Telles date de la même année, sur son album Amor De Gente Moça (Musicas De Antonio Carlos Jobim).
On peut aborder cette bossa nova comme une romance douce et langoureuse, ou y discerner une atmosphère plus crépusculaire emplie de nostalgie et de mélancolie.
Flora Purim, qui l'a chantée en 2001 sur son album Perpetual Emotion, en donne une interprétation très concrète, pour la chanteuse, le "cinq à sept" en est la thématique : "Au Brésil, les histoires d'amour adultères sont très courantes, des gens mariés qui tombent amoureux d'autres personnes mariées. Alors ils se rencontrent dans l'après-midi et restent ensemble jusqu'au coucher du soleil, puis doivent rentrer chez eux. C'est une chanson qui parle d'un flirt de passage entre deux personnes "ce baiser, ce baiser". C'est une chanson sur l'amour clandestin en fin d'après-midi."
La chanson fut adaptée en anglais "Photograph" en 1965 par Ray Gilbert, que Tom Jobim enregistra en 1967 sur l'album A Certain Mr. Jobim.
Quem acreditou
No amor, no sorriso, na flor
Entao sonhou, sonhou...
E perdeu a paz
O amor, o sorriso e a flor
Se transformam depressa demais
Quem, no coraçao
Abrigou a tristeza de ver tudo isto se perder
E, na solidao
Procurou um caminho e seguiu,
Já descrente de um dia feliz
Quem chorou, chorou
E tanto que seu pranto já secou
Quem depois voltou
Ao amor, ao sorriso e à flor
Então tudo encontrou
E a própria dor
Revelou o caminho do amor
E a tristeza acabou
Méditation
Qui a cru
En l'amour, au sourire, à la fleur
Alors il a rêvé, rêvé...
Et a perdu la paix
Amour, sourire et fleur
Se transforment trop vite
Qui, dans son cœur Abritait la tristesse de voir tout cela perdu
Et, dans la solitude Chercha un chemin et l'a suivi,
A jamais incrédule à l'idée d'un jour heureux
Qui a pleuré, pleuré
Tant et tant que les larmes ont séché
Qui est revenu plus tard A l'amour, au sourire et à la fleur
Donc a tout trouvé
Et la douleur même
A révélé le chemin de l'amour
Et la tristesse s'est estompée (traduction littérale et approximative)
"Meditation"est une chanson composée par Antônio Carlos Jobim et Newton Mendonça, devenue un standard de la bossa nova et du jazz.
Les deux premières interprétations ont été enregistrées par Maysa sur l'album Maysa é Maysa... é Maysa, é Maysa! (1959) et par João Gilberto sur l'album O Amor, o Sorriso e a Flor (1960) [citant le fameux vers de la chanson !).
Quelques versions choisies :
Côté Brésil, Antônio Carlos Jobim (himself), Astud Gilberto, Nara Leão, Sergio Mendez, ...
Côté jazz : Cal Tjader, Herbie Mann, Charlie Byrd, Frank Sinatra, Dexter Gordon, Joe Pass, Stan Getz, Pat Metheny ...
Et côté France : les versions de Sacha Distel (Un amour, un sourire, une fleur), et de Claudine Longet (à ne pas confondre avec Catherine Langeais !)(Meditation)
Eis aqui este sambinha
Feito numa nota só.
Outras notas vão entrar,
Mas a base é uma só.
Esta outra é conseqüência
Do que acabo de dizer.
Como eu sou a conseqüência
Inevitável de você.
[Quanta gente existe por aí que fala tanto
E não diz nada, ou quase nada.
Já me utilizei de toda a escala
E no final não sobrou nada, não deu em nada.]
E voltei pra minha nota
Como eu volto pra você.
Vou contar com a minha nota
Como eu gosto de você.
E quem quer todas as notas:
Ré, mi, fá, sol, lá, si, dó.
Fica sempre sem nenhuma,
Fique numa nota só.
One Note Samba
This is just a little samba
built upon a single note
Other notes are bound to follow but the root is still that note
Now this new one is the consequence
of the one we've just been through
As I'm bound to be the unavoidable consequence of you There's so many people who can talk and talk and talk
And just say nothing or nearly nothing
I have used up all the scale I know and at the end I've come
To nothing, or nearly nothing So I come back to my first note
as I must come back to you
I will pour into that one note
all the love I feel for you
Any one who wants the whole show do-re-mi-fa-so-la-si-do
He will find himself with no show
Better play the note you know
.
Samba d'une seule note
Voici une petite samba
Faite sur une note seule.
D'autres notes vont arriver,
Mais la base est une seule.
Cette autre est la conséquence
De ce que je viens de dire.
Comme je suis la conséquence
Inévitable de toi.
[Combien de gens qui parlent tant Et ne disent rien, ou presque rien.
J'ai utilisé toute la gamme
Et au final, il n'en reste rien, il n'en sort rien.]
Et je retourne à ma note
Comme pour revenir à toi. Je joue sur ma note
Comme mon amour pour toi.
Et qui veut toutes les notes :
Ré, mi, fa, sol, la, si, do.
Toujours se retrouvera sans personne,
Reste sur une seule note. (traduction littérale & approximative)
"Samba de uma Nota Só", adaptée en anglais "One Note Samba", est une chanson composée par Antônio Carlos Jobim sur des paroles de Newton Mendonça. Les paroles en anglais ont été écrites par Jon Hendricks. La chanson est enregistrée en premier par João Gilberto en 1960 sur son album O Amor, o Sorriso e a Flor.
Comme avec Desafinato (Désacordé), la chanson joue sur la correspondance métaphorique
entre les paroles et la mélodie (la forme s'accordant au sens). Le thème A (Eis aqui este sambinha) est un ostinato (par exemple la note Si répétée) intégrée dans une progression d'accords en descente chromatique (Sol#m7 - Sol7/13 - Fa#m7 - Fa7/11+, etc.) ; quand le thème B (Quanta gente existe) déploie toutes les notes de la gamme (pour illustrer "Ré, mi, fa, sol, la, si, do.").
C'est la raison pour laquelle cette bossa nova est devenue un immense standard, interprétée ad libitum depuis 60 ans par les plus grandes figures du jazz ! : Dizzy Gillespie, Herbie Mann, Duke Ellington, Stan Getz, Charlie Byrd, Quincy Jones, Sérgio Mendes, Frank Sinatra, Barbra Streisand, Ella Fitzgerald, Al Jarreau...
"Samba de uma Nota Só" a aussi très vite été adaptée en français ("Chanson sur une seule note") par Eddy Marnay et chantée successivement par Sacha Distel, Michèle Arnaud (1962) et Jean-Claude Pascal et Caterina Valente (1963).
Chegou, sorriu, venceu, depois chorou
Então fui eu quem consolou sua tristeza
Na certeza de que o amor tem dessas fases más
E é bom para fazer as pazes, mas
Depois fui eu quem dela precisou
E ela então me socorreu
E o nosso amor mostrou que veio pra ficar
Mais uma vez por toda a vida
Bom é mesmo amar em paz
Brigas, nunca mais
Disputes, plus jamais
Elle est arrivée, a souri, a gagné, puis a pleuré
Alors c'est moi qui ai consolé sa tristesse
Dans la certitude que l'amour a ces mauvaises passes
Et c'est bien de faire la paix, mais
Et puis c'est moi qui en avais besoin
Et puis elle m'a aidé
Et notre amour a montré qu'il allait rester
Encore une fois pour la vie
C'est vraiment bon de s'aimer en paix
Disputes, plus jamais
Chanson composée par Antonio Carlos Jobim, et écrite par Vinícius de Moraes.
Première interprétation par João Gilberto sur l'album Chega de saudade (1959)
Vou te contar
Os olhos já não podem ver
Coisas que só o coração pode entender
Fundamental é mesmo o amor
É impossível ser feliz sozinho...
O resto é mar
É tudo que não sei contar
São coisas lindas que eu tenho pra te dar
Vem de mansinho à brisa e me diz
É impossível ser feliz sozinho...
Da primeira vez era a cidade
Da segunda o cais e a eternidade...
Agora eu já sei
Da onda que se ergueu no mar
E das estrelas que esquecemos de contar
O amor se deixa surpreender
Enquanto a noite vem nos envolver...
Wave
So close your eyes, for thats a lovely way to be
Aware of things your heart alone was meant to see
The fundamental loneliness goes whenever two can dream a dream together
You can't deny, don't try to fight the rising sea
Don't fight the moon, the stars above and don't fight me
The fundamental loneliness goes whenever two can dream a dream together
When I saw you first the time was half past three,
When your eyes met mine it was eternity
By now we know the wave is on its way to be
Just catch that wave don't be afraid of loving me
The fundamental loneliness goes whenever two can dream a dream together
When I saw you first the time was half past three
When your eyes met mine it was eternity
By now we know the wave is on its way to be
Just catch that wave, don't be afraid of loving me
The fundamental loneliness goes whenever two can dream a dream together
Je vais te dire
Je vais te dire Les yeux ne peuvent pas voir Les choses que seul le cœur peut comprendre
L'amour est vraiment fondamental
Il est impossible d'être heureux solitaire...
Le reste c'est la mer
Et tout ce que je saurais exprimer
Ce sont les belles choses que j'ai à te donner
Une brise vient doucement me dire
Il est impossible d'être heureux solitaire...
La première fois c'était la ville
Le seconde la jetée et l'éternité...
Maintenant je sais
Par la vague qui s'est levée sur la mer
Et les étoiles qu'on a oubliées de compter
L'amour se laisse surprendre
Quand la nuit vient nous envelopper... (traduction littérale)
Wave, chanson composée par Antônio Carlos Jobim, a d'abord été enregistrée en version purement instrumentale sur l'album du même nom en 1967.
Jobim y ajoutera l'année suivante des paroles en anglais.
La première interprétation vocale sera chantée par la chanteuse américaine Lani Hall sur l'album Equinox de Sergio Mendes & Brasil '66. Une fois de plus, une composition de Jobim devient un standard de jazz , et va entrer au répertoire de Frank Sinatra, Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, Mel Torme, Gerry Mulligan, Oscar Peterson, Paul Desmond, Ahmad Jamal, McCoy Tyner, Toots Thielemans, Pat Metheny, Stan Getz, ...
La chanson avec des paroles en portugais brésilien "Vou te contar" [Je vais te dire] a été interprétée par Os Cariocas, Elis Regina, Nara Leão, João Gilberto, Caetano Veloso, Roberto Carlos, ...
Ah, insensatez, o que você fez?
Coração mais sem cuidado
Fez chorar de dor o seu amor
Um amor tão delicado
Ah, por que você foi fraco assim?
Assim, tão desalmado? Ah, meu coração, quem nunca amou
Não merece ser amado
Vai, meu coração, ouve a razão
Usa só sincericade
Quem semeia vento, diz a razão
Colhe sempre tempestade
Vai, meu coração
Pede perdão, perdão apaixonado
Vai, porque quem não pede perdão
Não é nunca perdoado
How insensitive
(adaptation anglaise de Norman Gimbel) How insensitive I must have seemed
When she told me that she loved me
How unmoved and cold I must have seemed
When she told me so sincerely Why?, she must have asked,
Did I just turn and stare in icy silence?
What was I to say? What can you say
When a love affair is over? Now she's gone away and I'm alone
With a memory of her last look
Vague and drawn and sad I see it still
All her heartbreak in that last look
Insensé
(traduction littérale)
Ah, insensé, qu'as-tu fait ?
Coeur sans attention
Tu as fait pleurer de douleur
Ton amour
Un amour si délicat
Ah, pourquoi étais tu si faible ?
Si privé d’âme
Ah, mon cœur qui n’a jamais aimé
Tu ne mérites pas d’être aimé
Va, mon cœur, écoute la raison
Sois sincère
Qui sème le vent, dit l’adage
récolte toujours la tempête
Va, mon cœur, demande pardon
Un pardon passionné
Va, car celui qui
Ne demande pas pardon
N’est jamais pardonné
.
La chanson composée en 1961 par Antonio Carlos Jobim sur des paroles de Vinícius de Moraes est l'une des plus célèbres du duo d'auteurs compositeurs qui a produit pourtant d'incroyables perles de la bossa nova (Garota de Ipanema, Wave, Triste, Chega de Saudade, Agua de beber, Só Danço Samba,A Felicidade).
Insensatez est librement inspiré du Prélude n° 4 en mi mineur, Opus 28, de Chopin. (Moins littéralement que pour Jane B. où Serge Gainsbourg a carrément callé les paroles de sa chanson dédiée à Jane Birkin sur le prélude de Chopin)
La chanson a été enregistrée d'abord par João Gilberto puis par d'autres artistes brésiliens : Nara Leão, Elis Regina, Astrud Gilberto.
La version anglaise avec des paroles de Norman Gimbel, sous le titre "How Insensitive", a été interprétée par les plus grandes stars américaines de jazz et de variétés, comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Peggy Lee, Judy Garland, Shirley Bassey, Tony Bennett, Doris Day, Eartha Kitt, Blossom Dearie, et plus récemment par Iggy Pop, Robert Wyatt et Sinéad O'Connor, ,..
En France, plusieurs chanteurs de charme ont également repris le titre : Sacha Distel, Richard Anthony (Quand tu m'as parlé), Henri Salvador (Les amours qu'on délaisse), Jean-Louis Murat (Insensible)
Le thème a inspiré aussi beaucoup de figures majeures du jazz pour des versions instrumentales : les guitaristes Wes Montgomery, Charlie Byrd, Pat Metheny, Biréli Lagrène, ..., les saxophonistes Stan Getz, Dexter Gordon,Lee Konitz ..., les pianistes Oscar Peterson, Chick Corea, ...
Le thème instrumental de Jobim a été remis à l'honneur vers 1997, en intégrant la bande originale du film Lost Highway, de David Lynch.
Henri Michaux, Untitled (aborescenes interieures), 1962-64
Voici une ligne qui pense.
Une autre accomplit une pensée. Lignes d'enjeu.
Ligne de décision.
Une ligne s'élève.
Une ligne va voir.
Sinueuse, une ligne de mélodie traverse vingt lignes de stratification.
Une ligne germe.
Mille autres autour d'elle, porteuses de poussées : gazon. Graminées sur la dune.
Une ligne renonce.
Une ligne repose.
Halte. Une halte à trois crampons.
Un habitat. Une ligne s'enferme.
Méditation. Des fils en partent encore, lentement.
Une ligne de partage, là, une ligne de faîte, plus loin la ligne observatoire.
Temps, Temps ...
Une ligne de conscience s'est reformée.
Henri Michaux - Aventures de lignes, Passages
Violeta Parra - ¿Qué he sacado con quererte? (+ interview en français)
¿Qué he sacado con quererte? [Qu'ai-je tiré de mon amour pour toi ?]
Violetta Parra s'accompagne au cuatro vénézuélien (petite guitare à quatre cordes) et au tambour (un kultrún mapuche).
Une archive audiovisuelle exceptionnelle de la télévision suisse romande :
"[Violeta Parra] est aujourd'hui connue comme une icône de la musique populaire chilienne. En 1965, la journaliste Marie-Magdeleine Brumagne rencontre Violeta Parra alors installée à Genève.
Chanteuse, brodeuse et auteur d'une œuvre plastique extrêmement personnelle élaborée à partir des matériaux les plus divers, l'artiste chilienne exprime avec sensibilité sa vision du pays qu'elle a quitté. [...]" source : le reportage dans sa durée intégrale (18'38") : Télévision Suisse Romande Violeta Parra (1917-1967) wikipédia - discogs
A lire : Violeta Parra : voix singulière, identité collective et universelle / par Aurélie Prom. Encyclo. Revue de
l’école doctorale Sciences des Sociétés ED 624, 2014, 4, p.43-60. ffhal-01017715 (en ligne https://u-paris.hal.science/hal-01017715/document)
Elis Regina & Hermeto Pascoal - Asa Branca
"Quando oiei' a terra ardendo / Qual fogueira de São João / Eu preguntei' a Deus do céu, uai / Por que tamanha judiação?" [Quand j'ai vu la terre incandescente / Comme un feu de la Saint-Jean / J'ai demandé au Dieu du ciel / Pourquoi une si grande punition ?]
Le 20 juillet 1979, Elis Regina (1945-1982) rejoint Hermeto Pascoal (1936 - ) sur la scène au 13ème Montreux Jazz Festival pour interpréter Asa branca (Aile blanc), un classique de la musique populaire brésilienne, composé par Luís Gonzaga et Humberto Teixeira en 1947.
Geraldo Pereira - Escurinha
"Escurinha, tu tens que ser minha de qualquer maneira / Te dou meu boteco, te dou meu barraco / Que eu tenho no morro de Mangueira / Comigo não há embaraço / Vem que eu te faço meu amor / A rainha da escola de samba" [Petite chérie, tu dois être mienne de toutes les façons / Je te donne mon bar, je te donne ma cabane / Que j'ai sur la colline de Mangueira / Avec moi pas d'embarras / Viens et je ferai de toi mon amour / La reine de l'école de Samba]
Originaire de l'état du Minas Gerais, venu vivre à Rio de Janeiro, Geraldo Pereira (1918-1955) est considéré comme une figure majeure de la musique populaire brésilienne et comme l'un des plus grands compositeurs de samba. Parmi ses chansons les plus connues : "Falsa Baiana", "Acabou a Sopa", "Você está sumindo", "Quando ela samba", "Sem compromisso", "Bolinha de Papel" et "Escurinha".
"Você só dança com ele / E diz que é sem compromisso / É bom acabar com isso. Não sou nenhum Pai-João ? Quem trouxe você fui eu / Não faça papel de louca / Prá não haver bate-boca dentro do salão." [Tu ne danses qu'avec lui / Et tu dis que c'est sans penser à mal / Tu ferais mieux d'arrêter / Je ne suis pas gâteux / C'est moi qui t'ai amené / Ne te comporte pas comme une folle / Et il n'y aura pas de bagarre dans la salle.]
(Archive de 1978, Extrait du DVD Chico Buarque: Anos Dourados : Roberto de Oliveira, dir - R.W.R, 2005) Chanson composée par Geraldo Pereira. A voir aussi "A música segundo Tom Jobim" de Nelson Pereira dos santos (1984) [sur le site jobim.org]
João Donato - Amazonas
João Donato (1934-2023), piano ; Robertinho Silva, batterie ; Luiz Alves, contrebasse ; Ricardo Pontes, flûte traversière, saxophone - Théâtre du Sesc, Sao Paulo en 2010.