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11 juillet 2013

Humain versus Machine : la découverte musicale #1


Antonio Roberts - The People VS The Machine (CC BY-NC-SA 2.0) 

Pour débuter une série estivale de billets consacrés à la découverte musicale, voici la traduction de l'article The State of Online Music Discovery [L'état de la découverte musicale en ligne] (22/06/2012) publié par le journaliste John Paul Titlow sur le site ReadWrite.com, et qui présente une excellente synthèse des services en ligne permettant de découvrir de nouveaux artistes et de nouvelles musiques, et de leurs modes de fonctionnement entre algorithme et curation.
"Choisir de la musique pour quelqu’un d’autre est une opération bien plus difficile que de choisir un appareil électro-ménager ou même un film. Les raisons pour lesquelles nous aimons une chanson sont hautement subjectives et peuvent dépendre de paramètres spécifiques parfois subtils. Par conséquent, la recommandation musicale est un problème difficile dont la résolution permettrait de simplifier et d’améliorer la vie d’une très large audience. C’est par la même un challenge attractif pour toute entreprise commerciale cherchant à générer des profits.
Certaines entreprises ont essayé de solutionner la question par la programmation pour déterminer quelles chansons pourraient aimer un auditeur donné. D’autres ont recourt au jugement humain pour sélectionner des nouvelles musiques en fonction des préférences de l’auditeur. Dans cet article seront évalué des acteurs-clés de ce marché.

La recommandation automatisée : Last.fm, Pandora et The Echo Nest
L’approche consiste à utiliser la puissance des données et des algorithmes pour comprendre les relations entre les chansons et les auditeurs. Last.fm, Pandora et The Echo Nest sont les principaux acteurs dans ce domaine. 
Last.fm n’est sans doute plus aussi tendance que des services apparus plus récemment, comme Spotify, mais il reste cependant un des meilleurs outils de découverte musicale [Last.fm utilise la technologie de l'audioscrobbler : il s'agit d'un plugin à installer qui permet d'approvisionner le site en statistiques d'écoutes, qui retransmet à Last.fm la liste des morceaux que l'utilisateur a écouté avec son lecteur multimédia ou son baladeur numérique.]. Last.fm enregistre et analyse les habitudes d’écoute d’un utilisateur - des appareils numériques mobiles à l’ordinateur de bureau, y compris les pistes lues en streaming depuis le navigateur, et les comparent aux préférences des autres auditeurs. Le service appartenant à CBS fournit une API ouverte que les développeurs peuvent utiliser pour construire toutes sortes d’applications et de mashups. Last.fm reste pertinent en imbrication avec beaucoup d’autres services et produits. L’intégration de Last.fm par Spotify comme application dans son logiciel client en est le parfait exemple. 
Pandora, le concurrent de longue date de Last-FM est un acteur de premier importance, même face aux nouveaux entrants que sont Slacker Radio et Songza. [Pandora, Slaker Radio, Songza ne sont pas accessibles en France] Le service de web radio de Pandora utilise un algorithme complexe, en partie renseigné par ses employés, qui relie les chansons les unes aux autres. Ce "projet de génome musical" (Music Genome Project) va plus loin qu’une simple correspondance entre artistes et se base sur les habitudes d’écoute. Il prend en compte des caractéristiques musicales spécifiques : le tempo, ou le fait que la chanson comporte un solo de piano électrique, etc. Cette finesse dans la granularité, cette approche en détail des chansons fait de Pandora l’un des moyens semi-automatiques les plus efficaces pour découvrir de la musique. Alors que Last.fm permet de connaître de nouveaux artistes similaires, Pandora excelle dans la suggestion de chansons inconnues.

Récemment, Spotify est allé chercher Pandora sur son terrain en lançant sa propre web radio gratuite. Contrairement au service de streaming de base de Spotify, cette nouvelle offre est disponible pour les utilisateurs non premium sur leurs appareils mobiles (smartphones, tablettes...) La radio Spotify est alimentée par The Echo Nest, qui alimente aussi des douzaines d’autres applications musicales comme iHeartRadio [non disponible en France]. Avec plus de 5 milliards de données, The Echo Nest analyse beaucoup plus de données que Pandora et s’appuie davantage sur l’automatisation, incluant l'exploitation des données (data mining), l’analyse acoustique, et l’apprentissage automatique (machine learning). Le résultat  dans les transitions entre les titres est moins soniquement réussi que Pandora, mais il rivalise avec Last.FM pour ce qui est de la découverte d’artistes.
Recommandation sociale: les amis en savent plus que les machines
Aussi efficace que puissent être les suggestions automatiques , elles concurrencent encore difficilement les recommandations de vraies personnes, celles que vous connaissez réellement. C'est pourquoi de nombreux services musicaux se sont branchés sur le graphe social de Facebook ou ont intégré Twitter. Cependant, ce secteur de la découverte musicale est encore en plein développement. Les intégrations réalisées l’an dernier de Facebook avec Spotify, Rdio et d’autres services, annoncées comme "fluides" (frictionless) créent beaucoup plus de bruit que de résultats pertinents. Les titres écoutés sur Spotify, et postés sur Facebook, permettent de savoir ce que nos amis ont écouté, mais pas ce qu’ils ont vraiment apprécié, et si on devrait s’en soucier. 
Dans un même temps, la tendance des groupes d’écoute avait explosé l’été dernier, permettant à des utilisateurs de se rassembler dans des salles virtuelles, et de jouer tour à tour le rôle de DJ. Dans cette catégorie, qui n'est sans doute par à la hauteur du battage médiatique généré, on trouve Turntable.fm [pas accessible en France], et Soundrop , une autre application d’écoute en groupe proposée aussi directement sur la plateforme d'applications de Spotify. 
Songbird utilise les données de likes de Facebook et les connexions avec les amis et les pages pour proposer des contenus à partir de sources comme YouTube et SoundCloud. La société vise à capitaliser sur ce qu'elle perçoit comme étant les lacunes de services comme Pandora, en s'appuyant davantage sur le graphe social. Songbird rend un service de qualité en proposant un choix pertinent d’artistes à partir d'un profil Facebook, mais n'est pas terrible pour présenter de nouveaux contenus. Un service prometteur mais qui doit encore s’améliorer. 
Ne pas être dépassé par les autres médias sociaux, Pinterest est aussi entré dans le jeu de découverte musicale. Bien que le site est davantage connu pour le partage de photos et d'autres images, il est également utilisé pour poster de la musique à partir de sources telles que YouTube et SoundCloud. Il ne compte pas encore parmi les principaux moteurs de la découverte musicale, mais considérant sa croissance rapide, on peut supposer que les artistes qui expérimentent Pinterest ne le regretteront pas. 
Les influenceurs (tastemakers) et la curation humaine 
Les approches automatisées alimentées par des médias sociaux ont leurs points forts, mais ils sont loin d'être parfait. Et tout seuls, les ordinateurs ne sont pas prêt de sitôt de trouver la martingale de la découverte musicale. Il s'avère que nous avons encore besoin de cerveaux humains pour écouter et interpréter ce qui deviendra des recommandations musicales. C'est pourquoi l'algorithme de Pandora fonctionne si bien et pourquoi Songza est également promis à un bel avenir. Les deux services, à des degrés divers, s’appuient sur l'intervention humaine pour enrichir les sélections, et établir des références croisées entre les chansons. Ce besoin d’humanité permet de comprendre pourquoi les blogs musicaux restent l'un des moyens les plus populaires pour les gens de découvrir de nouveaux albums. Les fondateurs de Shuffler.fm sont bien conscients de ça et ont construit leur “magazine audio" d’agrégation musicale pour propulser des titres à partir d'une large sélection de blogs influents. Le résultat est une énorme collection de chaînes orientées par genres musicaux, mettant en vedette des chansons nouvelles et populaires, et organisée par un groupe virtuel d’influenceurs du Web. [Shuffler.fm est intégré à l'App Studio de Deezer http://www.deezer.com/fr/app/shuffler ]   
Quand Spotify a lancé sa plateforme d’applications tierces l’an dernier, celle-ci incluait des services comme Last.fm et Moodagent. La plateforme s’est lancée également avec des partenaires éditoriaux comme Rolling Stone, Pitchfork, et We are hunted, soulignant le rôle important que joue encore la critique humaine [voir ci-dessous les liens vers les articles dans lesquels nous avons présenté les applications de Spotify]. Les algorithmes et les API peuvent faire des choses étonnantes. Mais en fin de compte - et c’est tout aussi valable pour l’art, les films, les livres et les autres médias - ce qui détermine quelle musique les gens vont aimer nécessite encore le travail d'êtres humains avec de vraies oreilles connectées à de vrais cerveaux. L'avenir de la découverte musicale s'appuiera sur l'homme et sur la machine.

A lire aussi sur le sujet de la découverte musicale : 

- Les applications Spotify :

28 mars 2013

Musique et médias sociaux en bibliothèque

Introduction à l’atelier : "Musique sociale : Quelles interactions à l'heure des médias sociaux ?" dans le cadre des Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux organisées par l'ACIM à Mérignac et Bordeaux, les 25 et 26 mars 2013


Les nouveaux médias sociaux favorisent aujourd’hui la création de contenus ainsi que l’interaction, la collaboration, et le commentaire. On partage sa musique sur les plateformes de streaming (Spotify, Deezer, Youtube) et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter). Les amateurs de musique cataloguent leur discothèque en ligne et profitent des recommandations des autres membres (Sens Critique, Rate your music). Les artistes et les musiciens échangent directement avec leurs publics et rencontrent d’autres musiciens (Bandcamp, Soundcloud, Mupiz).
L’atelier se donnait le temps d’une réflexion sur les nouvelles pratiques de la musique à l’heure des médias sociaux. Si la musique est un élément important de nos identités numériques, qu’en est-il du partage, de l’échange, de la discussion sur les réseaux ? Ces outils favorisent-ils la recommandation, la construction d’une culture musicale ?
Et la bibliothèque ? A-t-elle les moyens et la volonté de participer à ce mouvement ? Le bibliothécaire musical doit-il devenir un manageur de communauté pour continuer sa mission de passeur de musique ?

Merci à Antoine Cirou fondateur du site Mupiz, pour son intervention (présentation sur Youtube), à Sophie Cornière pour la co-animation de l'atelier, et à l'ensemble des participants.



1. Programme des rencontres nationales des bibliothécaires musicaux

2. Pour aller plus loin : Ecosytème numérique et médiation culturelle : des publics, un projet, des outils http://footnotes.fr/2013/03/ecosyteme-numerique-et-mediation-culturelle-des-publics-un-projet-des-outils/ et Animer les communautés en bibliothèque http://hortensi.us/2013/03/14/animer-les-communautes-en-bibliotheque/

3. La page facebook de la Médiathèque musicale de Paris http://www.facebook.com/mediatheque.musicaledeparis?fref=ts

4. Le compte Twitter de Bibliothèque musicale Arlette Sweetman du Conservatoire de Rungis https://twitter.com/___BmAS___

5. La page MySpace de la Médiathèque de la CDC du Pays d'Argentan http://www.myspace.com/mediathequeargentan

6. Zikarennes, le blog des bibliothécaires (rennais) http://blogs.leschampslibres.fr/zikarennes/

7. Tumblr Les Musicales, Médiathèque d'Yvetot http://lesmusicales.tumblr.com/

8. Le Pinterest du blog Mediamus http://pinterest.com/mediamuslibrary/

9. Le compte Diigo de la Bibliothèque musicale Arlette Sweetman du conservatoire de Rungis http://www.diigo.com/user/b_m_a_s

10. Pearltrees, Bibliothèques de Cergy-Pontoise http://www.pearltrees.com/#/N-u=1_251304&N-p=18527295&N-s=1_2556203&N-f=1_2556203&N-fa=2556165

11. Scoop.it "Chanson française" de Mediamus http://www.scoop.it/t/chanson-francaise et Médiathèque de Guebwiller, La scène musicale alsacienne http://www.scoop.it/t/la-scene-musicale-haut-rhinoise

12. Compte Discogs de l'Espace Multimédia Gantner de Bourogne (Conseil Général du Territoire de Belfort) http://www.discogs.com/user/Espace_gantner

13. Page SensCritique de la Médiathèque Intercommunale Région d' Yvetot http://www.senscritique.com/mediayvetot

14. Page Rate Your Music de la médiathèque de Canet-en-Roussillon http://rateyourmusic.com/~BiblioCanet66

15. Compte Spotify de la Bibliothèque Vapor Vell de Barcelone http://open.spotify.com/user/vaporvell

16. Les radios de Calice68 (Médiathèque départementale du Haut-Rhin) sur MusicMe : http://calice68.mt.musicme.com/

17. Soundcloud Bibliothèques Médiathèques de Metz : Miss Média http://soundcloud.com/miss-media et Soundcloud du Discoflux de BDP de la Manche http://soundcloud.com/karaboul

18. Chaîne Youtube de la Médiathèque de Rillieux-la-Pape http://www.youtube.com/user/espacecinemusique

19. Chaînes Dailymotion de la BM de Grenoble http://www.dailymotion.com/bibliothequegrenoble et de la Bibliothèque de Toulouse http://www.dailymotion.com/BibToulouse

20. Mediamus, le blog des bibliothécaires musicaux de la Médiathèque du Grand Dole http://mediamus.blogspot.fr/ et L'e-music box, musique en Limousin - Bfm de Limoges http://www.lemusicbox.bm-limoges.fr/

21.Les réseaux sociaux : Explication http://blog.artenet.fr/2011/08/11/les-reseaux-sociaux-explication/

23. France Culture : Place de la Toile : "Grand entretien avec danah boyd " http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-grand-entretien-avec-danah-boyd-2013-03-16

24. Babelthèque à la bibliothèque de Toulouse : observations sur les OPAC 2.0, par Eymeric Manzinali http://leo.hypotheses.org/9022

25. Partir des usages pour analyser les systèmes sociotechniques de recommandation http://fr.slideshare.net/AlexandreCoutant/moteurs-recommandations-domengetcoutant

27. Ecrans.fr, le podcast fiscal - entretien avec Nicolas Colin, co-auteur du rapport sur la fiscalité de l’économie numérique http://www.liberation.fr/ecrans/2013/02/28/ecransfr-le-podcast-fiscal_885029

28. La musique est une adaptation biologique http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=11385

29. Google, Twitter, Amazon... pourquoi se lancent-ils tous dans le streaming ? http://www.telerama.fr/medias/google-twitter-amazon-pourquoi-se-lancent-ils-tous-dans-le-streaming,95017.php

30. Spotify https://www.spotify.com/fr/

31. Les applications Spotify : 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie

32. La différence entre liking et loving : La différence entre aimer et aimer http://donnetamusique.com/la-difference-entre-aimer-et-aimer/ . 12. Ecouter de la musique avec une monnaie virtuelle basée sur le social http://www.commentcamarche.net/news/5862156-ecouter-de-la-musique-avec-une-monnaie-virtuelle-basee-sur-le-social

33. Musicmetric Research Charts Music Discovery & Consumption http://www.hypebot.com/hypebot/2012/09/key-takeaways-from-musicmetrics-digital-music-index.html

34. Tweet de DissoGirl https://twitter.com/DissoGirl, blog Derrière La Fenêtre http://derrierelafenetre.com/

35. Enquête Réseaux sociaux et pratiques culturelles http://fr.calameo.com/read/001103638178dc7fdd66c

40. Le bibliothécaire comme DJ http://zeroseconde.blogspot.ca/2013/02/le-bibliothecaire-comme-dj.html.
- Bibliothécaire en DJ, oui! Mais avec quelle musique? http://cheminsverslinconnu.blogspot.fr/2013/02/bibliothecaire-en-dj-oui-mais-avec.html

11 février 2013

Les 20 applications musicales Facebook les plus populaires

Lancé en 2008, Facebook Connect permet aux utilisateurs du réseau social de se loguer directement sur des sites tiers grâce leur identifiant Facebook. Une fois connectés sur ces sites, les utilisateurs peuvent accéder aux contenus de leurs amis Facebook, poster et mettre directement à jour leur profil.
En septembre 2011, Mark Zuckerberg annonçait lors d'une conférence l'arrivée de la musique en streaming sur Facebook avec 15 nouveaux partenaires dont Deezer, Rdio, Vevo et Spotify.
On comprend aisément l'enjeu pour les sites musicaux d'être partenaires de Facebook : C'est le deuxième site le plus consulté après Google, avec plus d'un milliard d’utilisateurs dans le monde dont 26 millions utilisateurs en France.
Un an après, le magazine américain Billboard dresse un premier bilan de cette intégration, en établissant la liste des applications musicales les plus populaires proposées sur l'espace applications (appcenter) de Facebook.



Nous présentons ci-dessous les 20 applications les plus utilisées dans le monde. Toutes ne sont pas disponibles en France. Quelques remarques liminaires sur la composition de cette liste :
  • Spotify domine sans partage les autres applications avec 24 millions d'utilisateurs par mois, contre 4,1 pour IHeartRadio (service quasiment inconnu en France) et 3,4 pour Deezer (qui inversement n'est pas présent sur le marché US).
  • Le succès des  services de partage de playlists : 8tracks, Vagalume, Playlist.com, Songza)
  • La présence des services Direct-to-fans comme BandPage, Bandsintown, Reverbnation et des plateformes de diffusion audio : Mixcloud, Spreaker
  • La musique sur Facebook est souvent localisée avec des services parfois zonés sur certains pays (USA, Inde, Turquie, Brésil ...) 
  • L'absence de certaines applications : Pandora, n°1 des web radios aux USA ou encore Youtube, pourtant poids-lourd du streaming, mais propriété de Google.  
  • Enfin les applications Shazam et Soundcloud populaires en Europe sont bien présentes sur le Facebook appccenter mais ne figurent pas dans ce palmarès. 

Spotify
Spotify est un service de streaming suédois lancé en 2008 avec un catalogue de 20 millions de titres. Il annonce 20 millions d'utilisateurs dont 5 millions d'abonnés payants. Plateforme très innovante, Spotify intègre plus d'une soixantaine d'applications tierces que nous avons déjà  présentées en détail.
http://www.spotify.com/fr/


iHeartRadio
Créée en 2008, iHeartRadio est une plateforme aggrégant plus de 800 stations de radios. Le site permet également de créer des radios personnalisées, sur le modèle de Pandora, à partir d'une base de 400 000 artistes et d'un catalogue de 11 millions de titres. Ce service est disponible uniquement aux USA.
http://www.iheart.com/


Deezer
Deezer est la plateforme de streaming la plus populaire en France, avec un catalogue de 20 millions de titres, 26 millions d'abonnés dans le monde (dont 2,5 millions payants). Créé en 2007 sous le nom de blogmusik, le service ferme sous la pression de la SACEM, pour ré-ouvrir peu après, il assurera son développement en signant des accords avec les majors et les sociétés de protection des ayants droit. En 2010, Orange devient actionnaire de Deezer, et inclut le service dans ses offres d'abonnements. En 2012, Deezer est présent dans 88 pays dans le monde (mais pas aux USA).   "Dans 99% des pays, nous sommes la seule plateforme de musique connectée avec Facebook. Cela nous donne un facteur d'émergence gigantesque." déclarait Axel Dauchez, DG de Deezer au Figaro en 2011 (source).
http://www.deezer.com/fr/


BandPage
"BandPage is used by musicians to share music, videos, photos, touring schedule and more with their fans"
Bandpage est l'application permettant aux artistes de réaliser leur fanpage sur Facebook.
https://www.bandpage.com/


Bandsintown
"Get local live music and concert recommendations for your town."
Bandsintown est une application dédiée à la musique live. Pour les fans, elle permet de faire de rechercher les concerts de leurs artistes préférés en se basant sur leurs goûts et leur localisation. Pour les artistes, Bandsintown est une plateforme promotionnelle où ils peuvent vendre des billets, et mettre à jour Facebook, Twitter, MySpace, etc.
http://www.bandsintown.com


ReverbNation
ReverbNation est une plateforme promotionnelle pour les artistes et les groupes indépendants. On peut s'y inscrire comme fan, ou comme musicien. L'application prend en compte la localisation de l'utilisateur. Similaire à Bandcamp, Myspace, Noomiz. 2,75 millions de musiciens, labels, professionnels de la musique sont inscrits sur ReverbNation.
http://www.reverbnation.com


Songza
Songza est un service de streaming et de recommandation seulement accessibles aux USA et au Canada. Le service propose différentes playlists en fonction, de l'humeur, du moment de la journée et de l'activité (travail, sport, détente, etc.).
http://songza.com


Vevo
Vevo est un site de vidéos musicales appartenant aux majors Universal Music Group et Sony Music et Abu Dhabi Media. Rival d'MTV network, il propose une catalogue de 50 000 vidéos également diffusées sur Youtube
http://www.vevo.com/


Jango
Créé en 2007, Jango est un site de streaming gratuit qui permet de créer et de partager des stations de radio personnalisées : la saisie du nom d'un artiste génère une playlist d'artistes similaires. Disponible en application Android et IOS.
http://www.jango.com


MixCloud
Similaire à Soundcloud, Mixcloud se présente comme une plateforme d'hébergement audio de "cloudcasts" incluant des programmes radio, des DJ mixes et des podcasts.
http://www.mixcloud.com/


Vagalume Playlists
Plateforme musicale brésilienne, Vagalume permet de créer et de partagre des playlists. L'application est utilisée par plus de 500 000 personnes.
http://www.vagalume.com.br/


8tracks
Créé en 2008, 8tracks est une plateforme de playlists (composées de 8 titres minimum) avec des fonctionnalités de réseau social. Les membres uploadent les chansons sur le site ou les puisent dans la base Soundcloud, official.fm, Free Music Archive
http://8tracks.com/


Slacker Radio
Slacker est un service de radio interactive uniquement disponible aux USA et au Canada. EN 2011, le service annonçait 26 millions d'utilisateurs, pour un catalogue de 8,5 titres.Slacker propose aussi plus de 200 stations thématiques.
http://www.slacker.com/


TuneIn
TuneIn est une plateforme agrégant plus de 70 000 stations de radio et plus de 2 millions de programmes à la demande (podcasts, concerts, interviews)
Ce service est déjà proposé sous forme d'application sur iOS,Android, BlackBerry, Samsung, et Windows Phone
http://tunein.com/


TTNET Müzik
TTNET Müzik est le service musical du principal fournisseur d'accès à Internet turc : Türk Telekom.
http://www.ttnetmuzik.com.tr/


MetroLyrics
MetroLyrics est une base de données canadienne constituée de plus d'un million de paroles de chansons, concernant plus de 20 000 artistes. Présente sous forme d'application elle intègre d'autres services, comme l'identification musicale, un player audio et des agrégations de contenus (biographies, vidéos, discographies.)
http://www.metrolyrics.com/


Playlist.com
Fondé en 2006, Playlist.com (Project Playlist) est un site permettant d'écouter, de créer et de partager des playlists musicales.
D'abord en conflit avec les majors, Playlist.com a signé des accords en 2009 avec EMI et en 2010 avec Universal Music Group et Warner Music Group pour des montants non divulgués. Le site a enregistré plus de 50 millions d'utilisateurs en 2011.
http://www.playlist.com/


MOG
MOG (Music on the go) a été fondé en 2005. A l'origine, il s'agissait d'un réseau social de blogs musicaux (plus de 1300 blog affiliés). Après un partenariat avec Rhapsody, MOG lance un service de streaming en 2009 avec un catalogue de plus de 15 millions de titres. MOG est aujourd'hui seulement disponible aux USA et en Australie.
https://mog.com/


Rdio
Rdio est un service de streaming sur abonnement annonçant un catalogue de plus de 12 millions de titres. Le service a été créé par les fondateurs de Skype, Niklas Zennström et Janus Friis.
Rdio propose actuellement une offre gratuite et sans pub en France pendant 6 mois.
http://www.rdio.com/


Spreaker
"Create your live podcast with Spreaker."
L'application propose de devenir le DJ et l'animateur de sa propre radio. L'utilisateur dispose d'une table de mixage pour gérer la voix, et la programmation avec plusieurs effets spéciaux. Spreaker permet la diffusion des programmes en direct ou en différé (podcast).
http://www.spreaker.com/




source : billboard.com

18 février 2008

U.S. presidential candidates 2.0

Les candidats pour l'investiture à la Présidence des Etats-Unis d'Amérique investissent également toute la gamme des réseaux sociaux et des plateformes de partage de vidéos. Le sénateur républicain John McCain a ainsi deux chaînes vidéo, l'une sur Youtube, l'autre sur Veoh. Il est également présent sur MySpace et Facebook. Son rival Mike Huckabee, n'est pas en reste avec des vitrines sur YouTube, MySpace, Flickr, Facebook, Eventful et Meetup.

C'est également le cas, côté démocrate, pour la candidate Hilary Clinton qui n'a pas sacrifié au social networking (MySpace, Facebook, Youtube, Flickr, Eons).

Mais la palme dans le domaine revient sans conteste à son rival Barack Obama, qui ne propose pas moins de 16 comptes différents ! ( Facebook, MySpace, YouTube, Flickr, Digg, Twitter, Eventful, LinkedIn, BlackPlanet, Faithbase, Eons, Glee, MiGente, MyBatanga, AsianAve, DNC, Partybuilder) Aujourd'hui, avoir un(e) ami(e) futur Président des Etats-Unis, c'est presque donné à tout le monde ! :-)

14 novembre 2007

A livre ouvert, grâce aux réseaux sociaux

Giuseppe Arcimboldo : "Le bibliothécaire" (1566)

"Le changement dans la conception du crime et des criminels détermine les nouvelles et terribles méthodes de la police secrète totalitaire. Les criminels sont châtiés, les indésirables disparaissent de la surface du globe. La seule trace qu’ils laissent derrière eux est le souvenir de ceux qui les connaissent et les aimaient. Et l’une des tâches les plus ardues de la police secrète est de s’assurer que ces traces, elles-mêmes, disparaissent avec le condamné.
L’Okrana, prédécesseur tsariste de la Gépéou avait, dit-on, inventé un système de classement. Chaque suspect était inscrit sur une grande carte au centre de laquelle figurait son nom entouré de rouge. Ses amis politiques étaient désignés par des cercles rouges plus petits, et ses connaissances non politiques par des cercles verts. Des cercles bruns indiquaient les personnes qui étaient en contact avec les amis du suspect mais qui n’étaient pas connus de lui personnellement. Les recoupements entre les amis du suspect, politiques et non politiques d’une part, et d’autre part, les amis de ses amis étaient indiqué par des lignes joignant les cercles respectifs.
Manifestement cette méthode n’a d’autre limite que la dimension des cartes. De plus, théoriquement, une seule gigantesque feuille montrerait les relations et les recoupements des relations de la population toute entière.
Or, tel est précisément le but utopique de la police secrète totalitaire. Celle-ci a abandonné le vieux rêve traditionnel de la police, que le détecteur de mensonge est encore sensé pouvoir réaliser. Elle n’essaye plus de découvrir qui est qui, ou qui pense quoi. Le détecteur de mensonges est peut-être l’exemple le plus frappant de la fascination que ce rêve exerce apparemment sur les esprits de tous les policiers. Car il est évident que le complexe appareil de mesure ne permet pas d’établir grand-chose si ce n’est le sang-froid ou la nervosité de ses victimes. De fait la débilité du raisonnement qui préside à l’utilisation de ce mécanique ne peut s’expliquer que par le désir irrationnel qu’une forme de lecture de la pensée soit malgré tout possible. Ce vieux rêve suffisamment terrifiant a depuis des temps immémoriaux invariablement engendré la torture et les plus abominables cruautés. Il n’avait qu’une chose pour lui, il demandait l’impossible.
Le rêve moderne de la police totalitaire avec ses techniques modernes est infiniment plus terrifiant. Maintenant, la police rêve qu’un seul coup d’œil à la gigantesque carte sur le mur du bureau suffise pour établir à n’importe quel moment qui est lié à qui et à quel degré d’intimité. Et en théorie, ce rêve n’est pas irréalisable, même si son exécution technique présente inévitablement quelques difficultés. Si cette carte existait réellement, le souvenir lui-même ne pourrait barrer la route à l’ambition totalitaire de dominer le monde. Avec une telle carte, il serait possible de faire disparaître les gens, sans laisser de trace aucune, comme s’ils n’avaient jamais existé
."
Hanna Arendt, Le système totalitaire : les origines du totalitarisme (1951)


Les amis de mes clients sont mes clients
Etonnant téléscopage de l'histoire, ou concordance des temps, comme l'énoncerait Jean-Noël Jeanneney, le cauchemar d'hier est devenu le rêve d'aujourd'hui. Chacun consentant avec enthousiame à révéler la carte de ses amis et de ses relations pour la présenter au regard universel.Mais cette belle euphorie n'est peut-être qu'une griserie passagère, lorsque l'on envisage les effets pervers que peuvent produire une telle exposition.
Ainsi cette semaine, Facebook, le site de réseau social actuellement le plus en vogue (avec MySpace), a sérieusement terni son image en annonçant qu'il allait faire entrer la publicité sur ses pages. C'est ainsi l'accès aux "profils" de plus 50 millions de membres et à leurs données privées (sexe, âge, style de vie, goûts et loisirs, préférences sexuelles, politiques, religieuses...) qui est proposé aux annonceurs. La publicité va se diffuser sur le réseau de manière virale. Par exemple, lorsqu'un membre du réseau lie un contact avec la page d'une entreprise, cette relation se propage à l'ensemble du graphe social de l'internaute, c'est à dire à la liste de ses amis sur Facebook.
Le passage de la société de l'information, à la société de la communication demande encore quelques mises au point...

A lire sur ce sujet, les articles du Monde :
Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires,
La publicité infiltre le réseau Facebook,
Les membres de Facebook appellent à la résistance

13 novembre 2007

OpenSocial : Google et ses amis autour d'un feu de camp : vidéo de la semaine #26

Le 1er novembre, Google a lancé OpenSocial. Cette nouvelle application est destinée à contrer la croissance importante de Facebook, non pas en créant une nouvelle plate-forme concurrente (Google possède déjà Orkut qui peine à démarrer) mais en cherchant à maîtriser le mode même de développement des réseaux sociaux.
Le slogan d'OpenSocial est accrocheur : "Making the web better by making it social" [Le web est meilleur quand il est social]. OpenSocial offre un ensemble d’API (Application Programming Interface, en français Interfaces de programmation) communs, ce sont des outils standards destinés aux développeurs des plate-formes de réseaux sociaux. A l'exception bien sûr de Facebook, Google est parvenu à fédérer quasiment tous les autres sites de réseaux sociaux : MySpace, Friendster, LinkedIn, Ning, Oracle, Orkut, Plaxo, Salesforce.com, Six Apart, Hi5, Xing et le français Viadeo pour faire front commun en travaillant avec les outils OpenSocial.

Campfire One: Introducing OpenSocial (source) (57'22'')

Les analyses de la presse en ligne et des blogs sur OpenSocial : Transnets coté pile et côté face, neteco, vnunet, Trends.be, Le Monde

Comme on le voit, lorsqu'un geek organise un feu de camp, il installe près d'un brasero deux écrans LCD grand format reliés à deux ordinateurs portables posés sur une souche d'arbre factice, il invite ses amis geeks et ensemble ils jouent à qui fera la meilleure présentation powerpoint.

... et lorsque le geek déclare sa flamme il soigne aussi sa présentation...

source du dessin LTLS > George Needham