... Parce que la Saint-Valentin ne se célèbre pas tous les jours de l'année
On saluera la performance très précise de Sid Caesar et de sa partenaire Nanette Fabray mimant une dispute conjugale en suivant la partition de la 5ème symphonie de Beethoven. Le sketch a été joué en direct à la télévision dans " Your show of shows" et "Caesar’s hour", deux émissions de divertissement populaires dans les années 50 aux Etats-Unis.
"C'est un intermezzo lyrique, assez doux. Contrairement au premier mouvement, il n'a aucun programme. Il y a une pointe d'humour (je ne puis m'en passer !). Shakespeare connaissait la valeur de l'humour dans la tragédie. On ne peut continuellement tenir l'auditoire en état de tension." Chostakovitch
Kirov Orchestra & NHK Symphony Orchestra dirigés par Valery Gergiev. Tokyo International Forum, Tokyo, 2002
"Si on me coupait les deux mains, je continuerais d'écrire de la musique, avec un stylo tenu entre les dents." Chostakovitch, cité par Isaac Glikman, "Lettre à un Ami"
Création prévue début 1936, la partition est retirée par le compositeur et n'a lieu que le 30 décembre 1960 par l'Orchestre Philharmonique de Moscou, dirigé par Kirill Kondrachine.
Analyse du 2ème mouvement : "Détente indispensable après ce qui a précédé, c’est un mouvement de « demi-caractère ». Le thème principal, aux violons, est marqué d’une pointe d’ironie équivoque. L’écriture linéaire, souple, avec des rencontres harmoniques acides, fait alterner le groupe des cordes et celui des bois. Le premier mouvement de force (relatif, comparé à ceux du premier mouvement) est marqué par les sonneries de trompettes sur des intervalles de seconde mineure, tandis que le thème initial retentit en strette aux trombones. Les timbales introduisent un nouvel épisode débutant par des éléments thématiques nouveaux (alto, et violons) et dans lequel, comme précédemment, les cordes alternent avec les vents. Le cœur du mouvement est une fugue , dont le sujet est le thème initial. Un chromatisme resserré aboutit à un nouveau temps de force au rythme scandé par l’ensemble des bois au-dessus d’un motif clamé par les cors. A travers le decrescendo orchestral, la pulsion rythmique (noire – deux doubles croches) se maintient jusqu’à la coda. Dans celle-ci, après des coups légers de castagnettes et de tambour, le premier thème est repris aux violons en sourdine dans un bourdonnement de notes répétées. " Guide de la musique symphonique, sous la dir. de François-René Tranchefort, Fayard, 1999 (les indispensables de la musique), p. 176.
Le 2ème mouvement de la 4ème symphonie par l'orchestre du Kirov de Saint-Pétersbourg sous la direction de Valery Gergiev
CD disponible à la médiathèque de Dole : Dmitri Shostakovich : "Symphony n°4 in C. Minor, op. 43" (Moscow Philharmonic Orchestra, Kirill Kondrashin, dir., Melodiya : BMG Classic, P 1962, C 1994