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10 juillet 2026
Les chansons de Bertolt Brecht et de Kurt Weill chantées en français
Le théâtre musical critique et grinçant de Bertolt Brecht et de Kurt Weill a exercé une influence marquante sur la chanson (et le cinéma) français des années 30 aux années 50, de Jacques Prévert et Pierre Mac Orlan, à Boris Vian, Jacques Brel et Léo Ferré. Les plus grandes interprètes ont chanté leurs chansons traduites et adaptées en français : Damia, Germaine Montero, Pia Colombo, Catherine Sauvage, Juliette Greco, Colette Renard, Pauline Julien, ...
1 juillet 2025
Pia Colombo "Comme on fait son lit on se couche" : chanson #156
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| Pia Colombo chante Bertolt Brecht et Kurt Weill – Récital TNP Disc' AZ, 1969 |
Comme on fait son lit on se couche [Wie man sich bettet, so liegt man], chanson de l'opéra Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny (créé en 1930) de Bertolt Brecht et Kurt Weill, traduction française de Geneviève Serreau, chantée par Pia Colombo, orchestre dirigé par Karel Trow
23 juin 2025
"De quoi l'homme vit-il ?" (L'opéra de quat' sous) : chanson #155
De quoi l'homme vit-il ? [Denn wovon lebt der Mensch?] de L'Opéra de quat'sous [Die Dreigroschenoper], paroles de Bertold Brecht, musique de Kurt Weill, chanson au générique de début du film de Georg Wilhelm Pabst (adaptation française Solange Bussi, textes de André Mauprey) , dans sa version française (1931), avec Margo Lion, Albert Préjean Florelle, ... et Antonin Artaud.
La chanson De quoi l'homme vit-il ? est interprétée par le chanteur de complainte, rôle tenu par l'acteur et artiste de music-hall français Bill-Bocketts (1892-1961)
La chanson De quoi l'homme vit-il ? est interprétée par le chanteur de complainte, rôle tenu par l'acteur et artiste de music-hall français Bill-Bocketts (1892-1961)
21 avril 2025
Le capharnaüm #99 : Le jeune homme renonça à connaître l’explication de ce mystère. Il ôta l’écouteur et s’endormit.
François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l’écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l’obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s’appliquait sur la page et, dans l’écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l’accent d’origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n’importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d’amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d’une voix de colonel, et d’une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum-hum » discret qu’il était temps de changer la plaque de page.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s’appliquait sur la page et, dans l’écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l’accent d’origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n’importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d’amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d’une voix de colonel, et d’une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum-hum » discret qu’il était temps de changer la plaque de page.
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