Affichage des articles dont le libellé est Internet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Internet. Afficher tous les articles

13 mars 2010

Rencontre "Internet pour la création musicale" [vidéo]

Deux mois après la remise par Patrick Zelnik du rapport de la mission "création et internet" au Ministre de la Culture, il est intéressant de revenir sur une rencontre publique organisée par le Secrétariat d'Etat chargé de la prospective et du développement de l'économie numérique au Cube (Centre de Création Numérique) d'Issy-les-Moulineaux, le 9 juillet 2009.

Le rapport Zelnik propose plusieurs mesures donc certaines contestées par différents acteurs économiques concernés :
  • une carte musique jeune pour favoriser le décollage de la vente de musique en ligne,
  • la licence légale sur le streaming et un système de gestion collective des droits,
  • une taxation des moteurs de recherche avec Google en ligne de mire.


Étaient réunis pour cette rencontre, ce 9 juillet 2009 d'importants producteurs de la filière discographique et de l'industrie musicale, autour de la Secrétaire d'État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, et du journaliste à l'Atelier BNP Parisbas Jean de Chambure :
  • Pascal Nègre, Président d’Universal Music, ancien président du SNEP
  • Patrick Zelnik, Président de Naïve
  • Yves Riesel, Vice-Président du SNEP, fondateur d’ Abeille Musique / Qobuz
  • Vincent Frèrebeau, Président de Tôt ou tard, label distribué par Warner
  • Olivier Darbois, responsable de Corida, organisation de spectacles et de concerts

Enregistrement en 4 parties : 1 (15'07''), 2 (11'29''), 3 (30'23''), 4 (24'06'') :


Internet pour la création musicale 1/4


Internet pour la création musicale 2/4


Internet pour la création musicale 3/4


Internet pour la création musicale 4/4


source : http://www.lecube.com/accueil-tout-public/rencontre-publique-internet-pour-la-creation-musicale-conference_776

10 septembre 2008

1969, la télévision française imagine son futur

Internet, l'anticipation (ORTF, 1969)


Reportage diffusé le 12 novembre 1969 dans l'émission Eurêka.
Interview de Jean D'Arcy, alors directeur de l'information audiovisuelle de l'ONU, qui déclare : "Il va falloir trouver un nouveau mot pour définir cette nouvelle approche de l'image et du son, car la télévision implique la passivité face aux informations, ce qui ne sera plus le cas dans le futur."
La première utilisation du mot Internet remonte à 1972. En 1969, les chercheurs américains de la DARPA avaient baptisé le premier réseau informatique délocalisé ARPANET pour Advanced Research Projects Agency Network.

Bibliographie : Jean d'Arcy : Une ambition pour la télévision : 1913-1983 par Sylvie Pierre, L'Harmattan, 2003. (fiche de présentation sur le site de l'éditeur)

Source : Internet, l'anticipation, permalien sur le site Inathèque de l'INA

27 mai 2008

Le saviez-vous ? vidéo de la semaine # 41

"Nous formons des étudiants à des métiers et des technologies qui n'existent pas encore... pour résoudre des problèmes qui ne se posent pas encore."

Le saviez-vous ? (Did You Know? 2.0 version française)


Il s’agit de l’adaptation française réalisée par La Vitrine de la seconde version de "Did you Know? Shift Happens", cette présentation de Karl Fish et Scott McLeod avait été réalisé en 2006 dans une école secondaire du Colorado pour provoquer un débat sur les enjeux éducatifs du 21e siècle. (réf.) Soutenue par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec et le Collège de Bois-de-Boulogne, La Vitrine Technologie-Éducation a pour mission de promouvoir et de soutenir l’intégration des technologies de l’information et des communications (TIC) dans l’enseignement. La Vitrine propose ainsi un podcast, avec dont elle a déjà réalisé 14 épisodes :
Le logiciel libre / Le portfolio numérique / Les TIC, vraiment efficaces ? / Assembler des ressources avec SCORM / Le Web 2.0 / Les centres d’aide à la réussite / La production de matériel didactique / Les conditions propices aux TIC / Google Earth en pédagogie / La baladodiffusion en classe / La formation technopédagogique des enseignants.

source : http://www.youtube.com/watch?v=1m3pyy-69K8

27 mars 2008

No time to think, une conférence de David M. Levy : vidéo de la semaine #38

Pas de temps pour penser


Restitution (non certifiée conforme) de la conférence de David M. Levy (5 mars 2008)

Du temps pour regarder et pour penser
Le rythme de la recherche courante semble empêcher tout regard contemplatif.
Barbara McClintock, prix Nobel en génétique raconte dans sa biographie qu’elle a prit le temps pour regarder et écouter ce que les résultats avaient à lui dire.

As we may think
Vannevar Bush est l’un des pères de l’électronique et de l’informatique, il fut le conseiller scientifique du Président Roosevelt. En 1945, il écrit un article intitulé As we may think dans lequel il affirmait avec certitude que les nouvelles technologies allaient assister et soulager les hommes dans leur travail de réflexion.
Au sujet du Memex : “Imaginer un futur appareil destiné à l’usage individuel, qui serait une sorte de bibliothèque ou de répertoire mécanisé… un appareil dans lequel un individu pourrait archiver tous ses livres, ses disques, et ses communications, et qui serait mécanisé de telle sorte qu’il puisse être consulté avec une grande rapidité et une grande souplesse.
L’appareil permet « l’indexation associée, l’idée de base est que chaque article sélectionné doit permettre d’en sélectionner un autre. C’est la fonction essentielle du memex. Le procédé de lier deux articles ensemble est une chose importante.
" [V. Bush a eu l’intuition de l’hypertexte]
" Une guerre dévastatrice s’achève, dans laquelle la science et la technologie ont permis aux peuples de déployer, les uns contre les autres, des armes de cruauté. La survie de l’humanité dépend de sa capacité à gagner en sagesse par l’expérience qu’elle a acquise. Si les peuples ont de meilleurs accès aux archives de leur histoire, ils pourrons mieux connaître la part d’ombre de leur passé et analyser plus complètement et objectivement leurs problèmes présents. Ils seront davantage aptes à penser. Mais il existe des obstacles empêchant les peuples de faire le meilleur usage de ces archives. "

La montagne de la recherche scientifique ne cesse de s’élever. L’évidence devient de plus en plus nette que nous sommes enlisé et dépassé par l’extension des spécialisations. Chaque chercheur doit tenir compte des découvertes et des conclusions de milliers d’autres chercheurs. Ces conclusions qu’il n’a pas le temps de les saisir, encore mois de les absorber au moment où elles apparaissent. Alors que la spécialisation devient de plus en plus nécessaire pour l’avancée des découvertes scientifiques, et l’effort pour construire des ponts entre les disciplines est en comparaison insuffisamment soutenu.
Pour V. Bush, les futurs outils de l'informatique [terme français, néologisme pour traitement automatisé de l'information] en automatisant les aspects les plus routiniers de la recherche, devaient libérés les chercheurs, et les rendre plus disponibles pour les aspects plus créatifs de leur travail.
Il distinguait ainsi deux types de pensée : la pensée routinière et répétitive, et la pensée mature, et créative.
Pour la pensée mature on ne peut trouver de substitut mécanique.
La pensée créative et la pensée répétitive sont deux choses très différentes. Et pour cette dernière, il y a, et il doit y avoir, de puissantes assistances mécaniques.”


Mais en dépit de la volonté visionnaire de V. Bush, la surcharge informationnelle n’a cessé de croître. Et nous avons aujourd'hui moins de temps pour penser, et non pas plus comme l'on aurait pu l'espérer. Alors, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Travailler moins pour penser plus
Josef Pieper (1904-1997), philosophe allemand et théologien catholique, écrit en 1947 Leisure : The Basis of Culture (Le loisir comme fondement de la culture) dans lequel il fait le constat que :
Le monde du travail devient notre monde comme seul et unique horizon. Le monde du travail menace de nous englober complètement, et ses exigences deviennent de plus en plus importantes, jusqu’à demander au final un engagement total de la part des individus.”
Sera-t-il possible de garder, ou de réclamer de la place pour les loisirs, en dehors du travail? Et cela ne signifie pas seulement un peu de repos le dimanche, mais un domaine vital sans entrave, un espace de liberté, de réel apprentissage, pour s’accommoder au monde dans sa globalité ? En d’autres termes sera-t-il possible de préserver l’homme pour éviter qu’il ne se confonde avec sa seule condition de fonctionnaire, ou un travailleur ?
David M. Levy précise que lorsque J. Pieper parlait de loisir, cela ne signifiait pas regarder un match de foot à la télé, ou jouer aux jeux vidéo [;-)]

L’école des loisirs
Le loisir est une forme de quiétude qui constitue une préparation nécessaire pour adhérer avec la réalité ; seule une personne calme peut écouter, inversement, si elle n’est pas calme, elle ne peut être à l’écoute… Le loisir est une disposition pour être réceptif à la compréhension, au regard contemplatif, à l’immersion dans le monde réel.
Loisir, en anglais leisure a la même racine que le latin scola, qui a donné school, scholar (érudit, universitaire), ou scholarship.

Ratio vs Intellectus
Les hommes du Moyen-Âge faisaient la distinction entre ratio et intellectus. Ratio est le pouvoir analytique de la pensée logique et discursive, de la recherche, de l’étude, de l’abstraction, de la précision, et de conclusion, alors qu' intellectus se réfère à la capacité synthétique d’avoir un aperçu complet de la vérité, comme on regarde un paysage dans sa totalité.

Des outils pour l’esprit ?
Le Web et les autres technologies numériques sont les meilleurs outils jamais créés pour chercher, étudier, analyser, préciser, et conclure. Mais qu’en est il pour l’intellectus ?

Plus, plus vite, mieux : l’accélération
Plus que jamais, aujourd’hui il est dans l’air du temps de parler d’accélération ou de raccourcissement du temps, mais cette sensation que l’histoire, la culture, la société, et que le temps lui-même, de quelque manière étrange, s’accélère, et bien cette perception n’est pas du tout nouvelle. Des historiens tels que Reinhard Koselleck l’ont montré, le sentiment général d’emballement accompagne la société moderne depuis au moins le milieu du 18ème siècle. "
Hartmut Rosa, Social acceleration, 2003

La crise de l’environnement informationnel
Le monde moderne a connu une série de crises :
d’abord, une crise de contrôle de la production à la fin du 19e siècle, résolue par le développement du management de l’entreprise hiérarchisée,
ensuite une crise de la production au 20e siècle, résolue par le développement de la publicité, [permettant une relance de la consommation ?]
aujourd’hui, nous connaissons une nouvelle crise que nous appellerons la crise de l’environnement informationnel, mais comment et avec quoi la résoudre ?

Temps rapide contre Temps lent
Lorsque le temps rapide et le temps lent se rencontrent, c’est le temps rapide qui gagne. C’est la raison pour laquelle on ne réalise jamais de chose importante parce qu’il y a toujours quelque chose à faire avant. Nous somme toujours tenter de faire les choses urgentes en premier. De cette manière, les activités lentes et qui doivent être menées sur le long terme se perdent en route. A une époque où les distinctions entre travail et loisir s’effacent, l’efficacité (la rentabilité) semble être la seule valeur en économie, en politique et dans la recherche , ce qui ne contribue pas à valoriser la persévérance, la constance et l’application aussi bien dans le travail et que dans les relations amoureuses (sic!)"
Thomas Eiksen, The tyranny of the moment, 2001

Pensée créative
Lorsque vous voyez le problème, soudain quelque chose arrive qui fait que vous avez la réponse – avant que vous soyez capable de la formuler avec des mots. » (Barbara McClintock)
Le mathématicien Gauss racontait avoir résolu un problème “non en se dépensant en de pénibles efforts mais comme on dit par la grâce de Dieu. L’énigme était résolue, comme par un éclair de lumière.”
Tchaïkovski décrivait comment “le germe d’une composition future venait de manière inattendue et prenait soudain racine avec force et rapidité.”

Faire taire le bavardage mental
Il s’agit d’un constant et obsessionnel monologue intérieur qui parasite tout résonnement constructif.

Penser prend du temps.
Le temps de la réflexion. La pensée créative ne souffre pas la précipitation ; c’est une activité qui doit aller à son rythme.
La pensée créative peut être nourrie. L’esprit peut être entraîné à être plus tranquille et plus réceptif (par la pratique de la concentration et la méditation) et le bavardage mental peut être réduit.
On ne peut pas provoquer l’arrivée de pensées créatives mais on peut préparer le terrain pour les accueillir. Quelles sont les conditions qui encouragent la pensée créative ?
Au quotidien, lorsque l’on est engagé dans une activité multi-tâches (emails, réunions) faite d’interruptions incessantes, il est très difficile de parvenir à suivre le fil de sa pensée.

La crise de l’information est une crise environnementale
Nous sommes depuis quelques années sensibilisé aux dangers de l’industrialisation et de l’urbanisation incontrôlée qui menacent la planète. Nous avons pris conscience de la nécessité de préserver les marais, les forêts et la vie sauvage…
Il en va de même dans notre environnement vital personnel, nous avons aussi besoin de préserver des espaces de silence, d’isolement pour réfléchir, pour avancer.

Pour un environnementalisme informationnel
Cette prise de conscience se diffuse dans la société par la recherche, par le débat public, l’éducation à l'école, le changement progressif de la législation et la prise en compte de ces problématiques par les politiques, l’intégration de ces enjeux dans le développement technologique, et par un changement dans les pratiques sociales (recyclage), etc.
Pour affronter la crise de surchage informationnelle, nous sommes encore au début de cette prise de conscience. Quelques initiatives se mettent en place : le do not call registory (pour éviter d’être démarcher par le télémarketing), ou l'installation de filtres anti-spams, etc.

Quatre directions pour la recherche :
1ère : Être davantage conscient de la nature et de l’ampleur du problème

2ème : s’installer dans des environnements physiques apaisants et tranquilles. Avec un exemple bien choisi : une bibliothèque. David Levy cite notamment la salle de lecture de la Bibliothèque du Congrès à Washington.

3ème : A défaut choisir un environnement virtuel apaisant. Par exemple, un fond d’écran sobre. La page d’accueil de Google [en même temps la conférence est un google talk, il faut prendre cet exemple comme un échange de bon procédé !] est un bon exemple d’un environnement propice à la recherche.

4ème : Organiser et évaluer ces pratiques de recherche et d’échange d’information (emails, messagerie instantanée, gestion des favoris, etc.) et prendre conscience de toute la gamme des états émotionnels que l’on traverse lorsque l’on est en ligne (stress, plaisir, colère, ennui, excitation, anxiété). Il est intéressant, par exemple de constater comment parfois une boîte pleine de messages en instance peut inspirer un sentiment proche de l'effroi, voir de la panique!

As we may think : (no) time to think (fin)
Le conférencier termine sa conférence par la phrase de conclusion de l’article de V. Bush qui est une mise en garde sur le bon usage et inversement les dangers potentiels des technologies :
« The applications of science have built man a well-supplied house, and are teaching him to live healthily therein. They have enabled him to throw masses of people against another with cruel weapons. They may yet allow him truly to encompass the great record and to grow in the wisdom of race experience. He may perish in conflict before he learns to wield that record for his true good. Yet, in the application of science to the needs and desires of man, it would seem to be a singularly unfortunate stage at which to terminate the process, or to lose hope as to the outcome. » (source)

Pour David Levy, le défi est donc d’équilibrer ratio et intellectus, et ne pas laisser l'un prendre le pas sur l'autre.

Et maintenant votre film :

http://www.youtube.com/watch?v=KHGcvj3JiGA

http://depts.washington.edu/iql/

Et si le rêve du geek était le cauchemar de l’humanité ?

The businessman. Production John Xiao et Alan Lin
Musique : Tommy Guerrero : "Blue masses"

metro/apple/starbucks coffee/motorola/metro,... et tout seul dans le réseau
Marketing viral avec placement de produits ou dénonciation radicale d’un mode de vie refermé comme le clapet d’un téléphone portable ?
Bonne journée ! ;-)

21 février 2008

The Secret History of Silicon Valley : vidéo de la semaine #35

Comment l’Université de Stanford (Palo Alto), la CIA (Central Intelligence Agency) et la NSA (National Security Agency ) ont-elles contribué à la construction et au développement de la célèbre vallée située dans la baie de San Francisco (Californie) ?
Tel est le sujet de la conférence de Steve Blank prononcée le 18 décembre 2007.
Celui-ci rappelle, ou il faudrait plutôt dire révèle, comment la deuxième guerre mondiale (qu’il nomme la 1ère guerre électronique) a permis la création et la croissance exponentielle de la Silicon Valley. Cette vallée que nous connaissons aujourd'hui comme le berceau de l’électronique, de l’informatique, des nouvelles technologies ou encore des actuelles startups du Web 2.0 n'est pas le résultat d'une génération spontanée.
En effet, à partir de 1941, date de l’entrée en guerre des Etats-Unis, la stratégie américaine et anglaise a consisté pour une bonne part à bombarder massivement et de manière incessante, par voie aérienne, les villes, les infrastructures économiques et les unités de productions situées en Allemagne et dans les pays occupés par les forces hitlériennes. L’électronique avec notamment l’utilisation du RADAR jouait un rôle déterminant dans ce jeu du chat et de la souris. Car il s’agissait d’une part de localiser le plus précisément possible les cibles des bombardements, malgré des vols effectués de nuit, ou de jour mais à haute altitude, soit au-dessus des nuages. Et d’autre part, il était crucial de déjouer la défense anti-aérienne allemande, elle aussi dotée en la matière d’une technologie de pointe, avec par exemple des batteries de canons auto-guidées.
Ainsi les universités, les forces armées et les industries militaires ont pendant cette période réuni leurs efforts dans le domaine de la recherche électronique et informatique. Une collaboration qui se poursuivra pendant la Guerre de Corée et pendant la Guerre froide contre l’Union soviétique.

Steve Blank évoque, dans ce contexte, le rôle déterminant de Frederick Terman responsable du programme de recherche militaire qui sera également l’initiateur du développement économique de la région où se créeront des centaines d’entreprises.

Steve Blank a travaillé près de 30 ans, comme fondateur et dirigeant de sociétés spécialisées dans la haute-technologie dans la Silicon Valley : dans le domaine des semi-conducteurs, des jeux vidéo, des ordinateurs personnels et des super-ordinateurs. Il donne des cours dans les Universités de Berkeley, Columbia et Stanford.


http://www.youtube.com/watch?v=hFSPHfZQpIQ

5 février 2008

Growing Up Online : les adolescents en ligne : vidéo de la semaine #34

Frontline, un magazine d'actualité de la chaîne publique PBS, a consacré un documentaire aux relations qu'entretiennent les adolescents avec les nouveaux médias numériques en ligne, particulièrement les réseaux sociaux comme facebook ou MySpace. Quels usages ? Quels dangers, quelles dérives ? Comment les parents peuvent-ils encadrer des pratiques qui parfois peuvent se révéler destructrices (suicide, dépression, incitation à l'anorexie, exposition de l'univers intime, danger de prédation sexuelle, etc.). Des témoignages de jeunes, d'enseignants et de parents de l'Etat du New Jersey. Ce documentaire est précédé de l'avertissement : "Tonight's program may not be suitable for young children. Viewer discretion is advised."


http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/kidsonline/view/main.html

2 janvier 2008

Periodic table of the Internet

Première tentative de classification périodique des sites Internet
Après le plan de métro, voici une autre présentation originale des outils et ressources en ligne à la manière du "tableau périodique des éléments ou Table de Mendeleïev". Chaque colonne décline une thématique : moteurs de recherche, outils Internet, sites de classement, aggrégateurs, bédéblogs, outils et ressources pour programmateurs, blogs, réseaux sociaux, podcasts, vidéos, actualités, divers. Le numéro n'indique pas le nombre d'électrons mais l'ordre de classement (PageRank).
Une belle idée graphique qui n'a évidemment aucune prétention scientifique, notamment en ce qui concerne les critères de sélection des sites retenus, dont certains sont plutôt obscurs et inconnus. (Aparté : que Alexey Pazhitnov l'inventeur de Tétris soit un scientifique russe n'est sans doute pas un hasard, la Table de Mendeleïev a dû un peu le marquer!)

http://www.wellingtongrey.net/miscellanea/archive/2007-06-23--periodic-table-of-the-internet.html

30 novembre 2007

The web trend map : la carte des nouvelles tendances du web

...utile pour ne pas prendre un métro de retard (facile)
L'agence japonaise IntelligentArchitects a cartographié les 200 sites plus importants du web sous la forme d'un plan de métro. Une signalisation par couleurs permet de se repérer dans cette jungle de réseaux : la ligne musique, la ligne réseaux sociaux, la ligne outils, la ligne technologies, etc.
La carte "cliquable" adresse vers les différents sites. Elle est proposée en différents formats
http://www.informationarchitects.jp/slash/ia_trendmap_start.html

20 novembre 2007

Paul Otlet (1868-1944) : bibliographe belge, pacifiste et précurseur du web : vidéo de la semaine #26

« Offrir à tous la possibilité d’accéder à l’information, où qu’elle soit, sans élitisme intellectuel, technologique ou social » Paul Otlet

Héritier du positivisme du XIXe siècle, Paul Otlet eu l’ambition d’appréhender et de réunir la totalité du savoir humain en l’englobant dans la structure de sa Classification Décimale Universelle. Infatigeable initiateur de projets, il créa un nombre à peine croyable d’associations et d’institutions en faveur de la paix, de l'entente des peuples, et du partage de la connaissance à l’échelle mondiale, s'acharnant jusqu’à la déraison à la construction d’un projet appelé Mundoneum. Paul Otlet restera pour les bibliothécaires et les documentalistes, ce que Citizen Kane, le personnage titre du film d'Orson Welles, incarne pour les journalistes et les patrons de presse, un perdant magnifique, génial et visionnaire, mais s'isolant progressivement dans ses rêves de démesure.


1868 : Naissance à Bruxelles de Paul Otlet, son père, un financier a fait fortune dans les tramways.

1888 : Paul Otlet écrit L’Afrique aux Noirs. Un ouvrage plaidant pour la décolonisation.

Paul Otlet fait des études dans des institutions religieuses, au collège Saint-Michel à Bruxelles, à l'Université Catholique de Louvain, puis laïques, à l'Université Libre de Bruxelles, puis fait son droit à Paris.

1890 : Titulaire d'un doctorat en droit.

1892 : Essai sur la théorie bibliographique, c'est son premier essai sur les sciences de l’information et de la documentation. La même année, il rencontre Henri La Fontaine, (futur prix Nobel de la paix en 1913), ami et associé avec lequel il se lancera dans de nombreux projets.
1895 : Création de l’Office international de bibliographie qui a pour but de réaliser un Répertoire Bibliographique Universelle (RBU). L’idée est de réunir l’intégralité du savoir humain en répertoriant sur des fiches tous les ouvrages du monde présent et passé. Ce catalogue, à l’ambition universelle se sera enrichi sur plusieurs décennies et comptera à son apogée près 17 millions d’entrées (soit des kilomètres linéaires de fichiers !) Mais cette vision finie du monde et de la connaissance, ce rêve d’un accomplissement total et parfait était par nature irréalisable. L’échec d’une telle entreprise sera précipité par l’exponentielle production éditoriale que va connaître le XXe siècle. Un tel suivi bibliographique se révélera également impossible en raison des moyens techniques limités de l’époque où le catalogage et l’indexation s’effectuaient avec des fichiers manuels.

1905 Première édition de la Classification décimale universelle (CDU) adaptée de la classification américaine inventée par Melvin Dewey (CDD). Pour Paul Otlet « Classer est la plus haute opération de l’esprit ». Georges Pérec l'évoque dans Penser / Classer

1906 : ouverture du Musée du Livre. Invention par Paul Otlet et Robert Goldschmidt de la microfiche normalisée pour gérer la documentation.

1907 : ouverture du Musée de la Presse. Son objet est de recueillir un spécimen de chaque journal paru dans le monde. Il comptera jusqu’à 200 000 spécimens.

1914 : il publie son "Traité de paix générale" qui décrit les modalités pour organiser la confédération des états pour garantir la paix du monde qui servit plutard de modèle à la Société des Nations

1919-1920 : Ouverture du Palais Mondial grâce au soutien du gouvernement belge, dans une aile du Palais du cinquantenaire. Ce centre scientifique documentaire, éducatif et social sera par la suite appelé Mundaneum.
Dans cet élan d’exaltation messianique, il dessine avec Le Corbusier les plans d’une Cité mondiale, un projet d’urbanisme totalement utopiste qui ne sera jamais réalisé.

1934 : le Traité de Documentation : le livre sur le livre : théorie et pratique, le livre restera comme un ouvrage de référence, réédité en 1989, il est aujourd'hui épuisé. Extraits :
"La table de travail ne serait plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements… De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la réponse aux questions posées par téléphone, avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut parleur si la vue devait être aidée par une donnée ouïe, si la vision devait être complétée par une audition. Utopie aujourd’hui, parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait bien devenir la réalité pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation. Et ce perfectionnement pourrait aller jusqu’à rendre automatique l’appel des documents sur l’écran, automatique aussi la projection consécutive…"
Comment ne pas voir par cette déclaration, une préfiguration d’une circulation de l’information textuelle, audio-visuelle telle que la propose aujourd’hui l’Internet.

"Le travail de documentation se présente sous un triple aspect : il importe tout d'abord de collectionner et de classer méthodiquement tous les titres de ce qui a été écrit et publié dans les différents pays et aux diverses époques ; puis, l'ouvre s'élargissant, il y a lieu de réduire en leurs éléments toutes les publications et tous les écrits et de les redistribuer pour en former des dossiers conçus comme les chapitres et les paragraphes d'un unique livre universel ; enfin, devant l'abondance des documents, le besoin s'impose de les résumer et d'en coordonner les matériaux en une Encyclopédie universelle et perpétuelle. Une telle encyclopédie, monument élevé à la pensée humaine et matérialisation graphique de toutes les sciences et de tous les arts est l'étape ultime. Elle aurait en fait pour collaborateurs tous les penseurs de tous les temps et de tous les pays ; elle serait la somme totale de l'effort intellectuel des siècles... "
Préfiguration d’une encyclopédie collaborative, sur un modèle similaire à celui de Wikipedia.

Si les écrits de Paul Otlet marqueront l’histoire de l'information et de la documentation, les grands chantiers qu’il aura initié seront des échecs, par un excès d'ambition et un manque de moyen, tel le Mundaneum qui ferme ses portes en 1934 après de longues années de décrépitude.

1944 : Mort de Paul Otlet. Sur sa tombe est gravé : "Il ne fut rien, sinon Mundaneum"

Paul Otlet : Traité de documentation, une préfiguration de l'Internet

La biographie de Paul Otlet (1989), un film de Alle Kennis van de Wereld (23 minutes)


Le biographe W. Boyd Rayward visite les lieux de la mémoire de Paul Otlet, entre Bruxelles et Mons. Le film, en partie en français et en partie en anglais a été réalisé par une équipe néerlandaise.
Source Internet Archive : http://www.archive.org/details/paulotlet (vidéo open source)


Sources et ressources :

Film : Françoise Levie. L'Homme qui voulait classer le Monde, la vie de Paul Otlet en DVD - durée 60 minutes, Version française, anglaise ou néerlandaise. Memento Production, 2006

Livre : Françoise Levie. L'homme qui voulait classer le monde. Paul Otlet et le Mundaneum, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2006

Site : le Musée du Mundoneum à Mons (Belgique): Les archives parcellaires et collections subsitantes y ont été rassemblées pour y être présentées

Dossier pédagogique : Marie-France Blanquet, Paul OTLET : Père de la Documentation

19 novembre 2007

Alex Wright : "The web that wasn't", quand le web n'existait pas

Memex (memory extender ) :
ordinateur décrit par Vannevar Bush en 1945. L’appareil électronique était imaginé pour être relié à une bibliothèque capable d'afficher des livres et de projeter des films (source)

Alex Wright a dirigé des projets en qualité d'architecte de l'information pour le New York Times, l'Université de Harvard, IBM, Microsoft, The Long Now Foundation, Internet Archive, et Yahoo!. Il est l'auteur "Glut: Mastering Information Through the Ages" [La maîtrise de l'information à travers les ages] (2007) .
Le 23 otobre 2007, il a donné une passionnante conférence "The web that wasn't" dans le cadre des Google Techtalks, un cycle de cours et séminaires proposé par Google. Cette intervention (59'34'') est en ligne sur Youtube.
Voici le texte de présentation de cette causerie maladroitement traduit de l'anglais : "Pour la plupart d'entre nous qui travaillons dans le domaine de l'Internet, le Web semble avoir toujours existé. Il est presque impossible d'imaginer un monde sans navigateurs, URL et HTTP. Mais durant les années qui ont amené au Web - cette invention de Tim Berners-Lee qui a changé le monde - un petit nombre de chercheurs en science de l'information, aux idées visionnaires, exploraient des systèmes alternatifs. Ceux-ci avaient souvent peu de ressemblance avec le Web tel que nous le connaissons aujourd'hui. Dans cette présentation, l’auteur et l'architecte d’information Alex Wright explore l'héritage de ces systèmes presque oubliés, à la recherche d’idées prometteuses laissées sur le bord de la route de l’histoire.
La présentation se concentrera sur les travaux précurseurs de Paul Otlet, Vannevar Bush, et Doug Engelbart, sur les travaux développés dans les années 60 et les années 70 par Ted Nelson, Andries van Dam, et par l'équipe de Xerox PARC, plus récemment encore sur le système Intermedia de la Brown University. Nous définirons l'héritage de ces systèmes et ainsi que les solutions qu'ils proposent aux problèmes du Web d’aujourd’hui, dans l’espoir de trouver des indices pour penser le futur par l’examen du passé technologique récent
".

Le diaporama de la conférence "The web that wasn't"


A venir une présentation des travaux du bibliographe belge, Paul Otlet.

23 août 2007

Vingt-cinq ans après, le CD reste un objet tendance

Six feet under
De nombreux médias célèbrent l'anniversaire du disque compact à la manière d'un enterrement de première classe (ici, , et encore ).
Etrange acharnement qui pourrait parfois ressembler à une campagne de contre-publicité.

"Chébran, c’est dépassé, il faut dire câblé"
Dans le même temps, un fournisseur d'accès Internet lance une offre de téléchargement illimité de musique. Vraiment illimité ? Pas tant que ça en fait. D'abord parce que les fichiers musicaux téléchargés cessent d'être jouables à l'arrêt de l'abonnement (because les DRM).
Ensuite parce que l'offre est limitée au catalogue d'une seule major, dans le cas de Neuf Cegetel, il s'agit d 'Universal Music Group.
Enfin dernière "contrainte, l'abonné devra piocher dans un seul et unique genre musical, parmi le neuf proposés par le site mis en place par Neuf Cegetel" comme nous l'apprend SVM.
Voilà qui n'est pas fait pour favoriser la curiosité musicale des abonnés, mais ce n'est sans doute pas le but poursuivi dans l'affaire.
Le spot de pub qui tourne actuellement sur les écrans est assez drôle : il montre de jeunes cadres branchés réunis en conférence parlant de cette nouvelle offre, leur dialogue n'est constitué que de noms de musiciens. Révélateur, pratiquemement tous les noms cités sont ceux d'artistes de variété, et pour la plupart des artistes "internationaux", c'est à dire anglo-saxons.
Toujours à l'oeuvre, cette concentration de l'offre allant de pair avec une massification des goûts musicaux, déja décrite par le philosophe Theodor W. Adorno, il y a plus d'un demi-siècle dans "Du fétichisme en musique et de la régression de l'audition".

Fashionista
Dans ce contexte morose, les amateurs de disques se consoleront peut-être en apprenant qu'un blog de graphistes s'intéresse aux palettes de couleurs des pochettes de leurs chers cd. (une info lue sur Presse-Citron)

Par exemple, si d'aventure, impressionné par le bagou de la présentatrice de D&Co sur M6, dans un moment d'euphorie vous avez repeint entièrement votre salon en fushia laqué, les tendanceurs de colourlovers vous recommandent le dernier Madonna.

En revanche, si vous avez l'intention de "tuner" votre cuisine de 10 m2 dans le style "loft industriel", ambiance "design minimal", tout en "métal brossé et béton brut" optez plutôt pour la palette de couleurs en gamme de gris bleu du cd de John Mayer.


D'autres recommandations "musicales" ici : http://www.colourlovers.com/blog/2007/04/09/grammy-award-winning-album-colors-2007/

12 juillet 2007

Les différents usages du Web selon l'âge des Internautes

Mais que font les internautes en ligne ? De quelle manière participent-ils au réseau ?
Un tableau intéressant publié par le site Businessweek et signalé par le blog InterActu.
L'étude définit 6 catégories d'internautes américains : les créateurs (éditeurs de sites Web, bloggeurs, éditeurs de contenus en ligne) , les critiques (qui laissent des commentaires, évaluent les contenus), les collectionneurs (s'abonnent à des fils RSS, organisent leurs favoris et les taguent), les relationnels (participent à des forums d'échanges et de rencontres), les spectateurs (lisent les blogs, écoutent les podcasts, regardent les vidéos en ligne) et les inactifs (qui ne participent pas aux médias sociaux). La participation à l'intérieur de chacune de ces catégories est analysée par tranches d'âge : Les jeunes ados (12 à 17 ans), les jeunes (18 à 21 ans), la génération Y (22 à 26 ans), la génération X (27 à 40 ans), les jeunes "baby" boomers (41 à 50 ans, Sophie Marceau ?) et les vieux "baby" boomers (51 à 61 ans), les seniors (+ de 62 ans).

En dépit des apparences le tableau ci-dessous n'est pas un canevas pour amateurs de point de croix !


source : http://www.businessweek.com/magazine/content/07_24/b4038405.htm

5 juillet 2007

Folkstreams : le site de la semaine


"A National Preserve of Documentary Films about American Roots Cultures"
Folkstreams est un portrail proposant le visionnage en streaming de films documentaires consacrés aux cultures et aux musiques populaires américaines dans leur très grande diversité : blues, folk, gospel, musique indienne, jazz, bluegrass, work songs, parades, processions religieuses italiennes, musique Klezmer, musique cajun, etc. Certains films sont produits par le folkloriste et musicologue Alan Lomax.

http://www.folkstreams.net/

En voici un aperçu de ce melting-pot de traditions musicales multi-culturelles par quelques bandes-annonces diffusées sur Youtube :

Jazz Parades: Feet Don't Fail Me Now


Appalachian Journey



Dreams and Songs of the Noble Old


Work Songs in a Texas Prison


My Town: Mio Paese


Fannie Bell Chapman: Gospel Singer


Cajun Country ("Lâche pas la patate")

"Moi j' prends mon violon
Et j'attrape mon archet
Et je joue ma vieille valse
Pour faire mes amis danser
Vous connaissez mes chers amis
La vie est bien bien trop courte
Pour se faire des misères
Allons danser ce soir"
(ça c'était l'extrait d'une chanson bien connue de Zachary Richard, qui n'a pas grand chose à voir avec le film !)

Folkstreams est vraiment un site à mettre dans ses favoris. Yep.

5 juin 2007

Public Classical Music Beeld en Geluid : une discothèque classique en accès libre

European Archive, une bibliothèque numérique partenaire d’ Internet Archive, elle est basée à Paris et à Amsterdam. Cette plate-forme européenne héberge une collection hollandaise de disques microsillons numérisés.
« Public Classical Music Beeld en Geluid » qui est riche aujourd'hui d'environ 300 œuvres de musique classique sous différents formats (ogg, flac, wave, MP3 …) zippés.

A titre d'exemple, voici une petite sélection d'oeuvres classiques disponibles et téléchargeables : La Mer de Debussy, Le concerto pour piano n° 20 de Mozart, L'Arlésienne de Bizet, Ma Patrie de Smetana, Nocturnes de Chopin, Aïda de Verdi, Cantate BWV 137 de Bach, Orfeo ed Euridice de Gluck, Symphonie n° 4 de Mahler, Harold en Italie de Berlioz...

Un petit effort reste à faire pour faciliter la recherche dans la base, mais on ne va pas faire la fine bouche !


http://www.europarchive.org/

Ishkur's Guide to Electronic Music : site de la semaine


Electro-juke-box ou encyclopédie des musiques électroniques ?
Ishkur's Guide to Electronic Music est un site réalisé en Flash et créé par Kenneth John Taylor en Colombie Britannique (Canada). Il est hébergé par une web radio Digitally Imported.
Le guide présente les différents courants de la musique électronique sur un mode cartographique. Chaque genre étant en lien avec d'autres par des jeux de références et d'influences multiples.
Les 7 grandes familles sont ainsi présentées : House, Trance, Techno, Breakbeat, Jungle, Hardcore, Downtempo. Chacune de ces famille possède un nombre impressionnant de rejetons dont il est proposé une définition et un historique ainsi que l'écoute d'extraits musicaux représentatifs.
Ethereal, Psytekk, Anthem, Casiocore, EBM... ça vous dit quelque chose ?
Si la réponse est non, on ne peut que vous conseiller d'aller faire un tour sur Ishkur Guide
http://www.di.fm/edmguide/edmguide.html
A lire : l'interview du concepteur Kenneth John Taylor

28 mai 2007

La censure d'Internet à travers le monde

L' OpenNet Initiative, abrégée ONI, est un projet visant à étudier le filtrage de l'internet et les pratiques de sa surveillance par les différents états. Ce projet emploie de nombreux moyens techniques, ainsi qu'un réseau international, afin de déterminer l'étendue et la nature des programmes gouvernementaux de filtrage d'internet.
http://opennet.net/

"L'OpenNet Initiative (ONI) fait régulièrement parler de lui. Cet organisme, regroupant des chercheurs canadiens, américains et britanniques vient de publier une étude pointant du doigt 25 pays qui continuent à appliquer une censure d'Internet, pour des raisons économiques, politiques ou sociales."
Le Monde, Olivier Dumons, 21 mai 2007

Sur le site OpenNet Initiative on peut consulter la carte du monde où apparaît pour chaque pays le niveau de filtrage en fonction de quatre critères : "politique, "social", "conflit / sécurité", "outils Internet"

Global Internet Filtering Map

24 mai 2007

La défense de la neutralité sur le net : vidéo de la semaine #14

"Encore une vidéo en anglais non sous-titrée?"
Oui, désolé.
Dans cette vidéo d'une dizaine de minutes, il est question de ces nouveaux réseaux de médias que sont l'Internet et le World Wide Web et de la vigilance que l'on doit exercer pour qu'ils restent libres, neutres et indépendants. Les médias traditionnels tels que l'édition, la presse, la radio et la télévision sont exposés à des effets de monopole ou de concentration. Les auteurs de la vidéo expliquent la nécessité de ne pas laisser les câblo-opérateurs et les fournisseurs d'accès à Internet construire des systèmes fermés et propriétaires. Systèmes où les possesseurs des tuyaux deviendraient également les éditeurs et les distributeurs des contenus qui y transitent. C'est le message que porte notamment Tim Berners Lee inventeur du Web et président du World Wide Web Consortium (W3C).

Human Lobotomy - Save the internet

http://www.youtube.com/watch?v=66PbSzwnLes
Sur les principes de "neutralité de réseaux" ou de "Network neutrality", on peut consulter les articles de Wikipedia en anglais et en français et le billet du blog "Moins bien que si c'était mieux..."

17 avril 2007

EPIC 2015 : vidéo de la semaine #10

La vidéo suivante fait le tour des blogs depuis quelques mois.
Il s'agit d'un faux documentaire présentant dans un scénario catastrophe l'avenir proche des médias tel qu'il se préfigure aboutissant par un effet de concentration à une googlezon (google+amazon).
Une nouvelle version du roman 1984 de George Orwell en quelque sorte et une mise en garde...


EPIC 2015 est la nouvelle version du flim EPIC 2014, le film a été réalisé par Robin Sloan et Matt Thompson
Source, commentaire, et le texte du film traduit ici par un professeur pour ses étudiants.

On trouvera sur le site Webrankinfo la liste des 131 outils et services développés par Google
Il n'en reste pas moins que ces fonctionnalités et services se révèlent très utiles, pour certains ils sont devenus indispensables, comme Google search, le moteur de recherche initial.
Pratique également la plate-forme Blogger hébergeant ce site ;-)

En février, l'agence bibliographique nationale de l'enseignement supérieur (ABES) a annoncé avoir passé un accord de licence avec Google afin d'accroître la visibilité du SUDOC (système universitaire de documentation) qui est le catalogue collectif des bibliothèques universitaires françaises sur le site Google Scholar. Le programme s'appelle "library link".

Mats Carduner, directeur général de Google France et Google Europe du Sud était samedi dernier l'invité de Frédéric Martel dans l'émission Masse Critique sur France Culture, il a évoqué notamment le programme Google Book (Google recherche de livres), source tension avec les éditeurs français.
L'émission est disponible en podcast.