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16 septembre 2010

Les bibliothèques survivront [vidéo]

Libraries Will Survive


En s'inspirant de la chanson "I will survive", le tube disco chanté par Gloria Gaynor en 1978, des bibliothécaires de Rappahannock County (Virginie) ont réécrit les paroles pour évoquer le stress occasionné par les coupes budgétaires.
Méthode Coué ou chant du cygne ?
En tout cas, une belle réalisation qui a su attirer l'attention du très branché magazine Wired.
-> Librarians Rock. Well, Anyway, They Disco, Epicenter/Wired, 16/09

Le site LibraryPoint : The Central Rappahannock Regional Library : http://www.librarypoint.org/

16 septembre 2009

NARM 2009, Michael Masnick : "State of industry" : vidéo #45


Michael Masnick, fondateur et directeur en chef de Techdirt analyse les tendances de l'industrie de la musique qu'il synthétise par cette formule :
CwF + RtB = $$$$
Connect with Fans (S'adresser directement aux fans, aux clients, aux consommateurs) + Give them a Reason to Buy (Et leur donner des bonnes raisons d'acheter) = Money, money, money, money (Source de monétisation).

Selon lui, s'engager sur une voie répressive contre le téléchargement illégal risque d'avoir des effets dissuasifs certes, mais inverses à ceux recherchés. Car stigmatiser l'internaute et l'amateur de musique et installer un climat de suspicion et de menace, pourrait faire grandir un sentiment d'exaspération chez les consommateurs qui aurait comme conséquence de freiner le développement du marché de la musique numérique.

Une réflexion qui peut se résumer par une vieille expression française : "On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre !"

22 janvier 2009

Les licences Creative Commons expliquées en animation : vidéo de la semaine : # 44

Soyez créatifs (commentaire en anglais, sous-titres en français)


source : http://fr.creativecommons.org/ (via Read Write Web)

voir aussi l'article de Vincent Bouteloup consacré aux netlabels sur le site de l'ACIM

16 janvier 2009

Babelthèque, portraits de lecteurs à la médiathèque de Lorient : vidéo de la semaine # 43

Babelthèque, car la médiathèque de Lorient y est montrée comme le carrefour exemplaire d'accueil et de rencontre de représentants de langues et de cultures internationales. 

L'écoute de ces lecteurs évoquant leur parcours et leur rapport à la médiathèque se révèle très instructive, d'abord sur le rôle d'une bibliothèque au milieu de la cité comme centre de ressources d'information, d'enseignement et de culture, mais également comme lieu d'échange et de partage de la connaissance, et tout simplement de rencontre. 

Pour une majorité, les usagers s'exprimant en entretien dans ce film sont des étudiants, venus d'horizons très divers : la Bulgarie, le Cameroun, le Rwanda, l'Arménie, le Chili, l'Argentine, l'Espagne, le Portugal, la Chine, ou encore Mayotte (Collectivité d'outre-mer de l'Archipel des Comorres dans l'Océan Indien) et qui portent un regard comparatif à la fois sérieux et facétieux sur l'ici et là-bas

Pour l'anecdote, la France n'apparaît pas comme une nation particulièrement festive, surtout après sept heures du soir en dehors des trois mois d'été ! 
L'étudiant originaire du département de Mayotte, déplore également que son département faisant partie de la République française soit quasiment inconnu par ses compatriotes de la métropole, et que sa musique ne soit pas représentée dans les bacs CD de la médiathèque. Une remarque certainement valable pour une grande partie des bibliothèques publiques françaises et qu'il convient de prendre en considération.

Babelthèque, portraits de lecteurs à la médiathèque de Lorient est un film plein d'enseignement et d'humanité qui nous rappelle que la richesse d'une bibliothèque ne se fonde pas uniquement sur ses collections documentaires mais également sur l'apport des usagers qui la fréquentent.

Babelthèque Portraits de lecteurs - Médiathèque de Lorient (2007) (32 min)

Médiathèque de Lorient
http://mediatheque.lorient.fr/repons/portal/

5 septembre 2008

... et pendant ce temps dans les mondes virtuels : vidéo de la semaine # 42

Fiftieth life
Comme on le découvre, grâce à Vagabondages, le nombre des univers virtuels est très loin de se limiter à Second Life et aux jeux en ligne massivement multijoueurs tels que Dofus, EverQuest ou World Of WarCraft.
La vidéo suivante réalisée par Gary Hayes de personalizemedia passe ainsi en revue pas moins de 50 univers virtuels : ActiveWorlds, AmazingWorlds, BarbieGirls, Club Penguin, Coke Studios, Croquet, CyWorld, Dreamville, Dubit, ExitReality, FootballSuperstars, Gaia Online, Google Lively, GoSupermodel, Grockit, Habbo, HiPiHi, Kaneva, IMVU, LagunaBeach vMTV. There.com, Metaplace, Mokitown, Moove, Muse, Playdo, Prototerra, PS3Home, Qwaq, RocketOn, Second Life, Sora City, SpineWorld, Spore, Stardoll, Tale in the Desert, The Manor, The Palace, There.com, TowerChat, Traveler, Twinity, Vastpark, Virtual Ibiza, Voodoo Chat, vSide, Webkinz, Weblin, Whyville, YoVille.

The social virtual world's a stage


"All the world's a stage, and all the men and women merely players. They have ther exits and their entrances; And on man in his time plays many parts"
William Shakespeare, As you like it

"
Le monde entier est un théâtre, — et tous, hommes et femmes, n’en
sont que les acteurs. — Tous ont leurs entrées et leurs sorties, —
et chacun y joue successivement différents rôles
"
William Shakespeare, Comme il vous plaira



Ambiance de folie au Club Pingouin,
le DJ met le feu au dancefloor !


sources :
Vagabondages : Une visite au coeur des univers virtuels
Persoalizemedia : 2008 Metaverse Tour Video: The Social Virtual World’s A Stage

27 mai 2008

Le saviez-vous ? vidéo de la semaine # 41

"Nous formons des étudiants à des métiers et des technologies qui n'existent pas encore... pour résoudre des problèmes qui ne se posent pas encore."

Le saviez-vous ? (Did You Know? 2.0 version française)


Il s’agit de l’adaptation française réalisée par La Vitrine de la seconde version de "Did you Know? Shift Happens", cette présentation de Karl Fish et Scott McLeod avait été réalisé en 2006 dans une école secondaire du Colorado pour provoquer un débat sur les enjeux éducatifs du 21e siècle. (réf.) Soutenue par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec et le Collège de Bois-de-Boulogne, La Vitrine Technologie-Éducation a pour mission de promouvoir et de soutenir l’intégration des technologies de l’information et des communications (TIC) dans l’enseignement. La Vitrine propose ainsi un podcast, avec dont elle a déjà réalisé 14 épisodes :
Le logiciel libre / Le portfolio numérique / Les TIC, vraiment efficaces ? / Assembler des ressources avec SCORM / Le Web 2.0 / Les centres d’aide à la réussite / La production de matériel didactique / Les conditions propices aux TIC / Google Earth en pédagogie / La baladodiffusion en classe / La formation technopédagogique des enseignants.

source : http://www.youtube.com/watch?v=1m3pyy-69K8

24 avril 2008

Building Academic Library 2.0, une conférence de Meredith Farkas : vidéo de la semaine # 40

Bibliothèque universitaire 2.0
[Traduction du texte de présentation]
Meredith Farkas est bibliothécaire enseignante à distance à l’Université Norwich de Northfield. Cette conférence qui s'est déroulée le 2 novembre 2007, était organisée par l'Association des bibliothécaires de l'Université de Californie, Berkeley Division.

De longue tradition, la bibliothèque universitaire assura le rôle emblématique de conservatoire des savoirs spécialisés. Aujourd'hui cette institution fonctionne dans un paysage où l'information est de plus en plus variée et difficile à parcourir.

Paradoxalement, et dans un même temps, les données, les informations, les savoirs, et la production culturelle et universitaire sont devenues beaucoup plus accessibles, plus aisées à s’approprier et à manipuler qu’auparavant. De nouveaux médias attirent et retiennent l'attention générale, des technologies plus souples et conviviales apparaissent à une fréquence dont le rythme s'accroît sans cesse, et, fait plus important, les nouvelles générations d'étudiants et d'enseignants possèdent désormais des aptitudes, des compétences et formulent des attentes en rapport avec un environnement très largement défini par Internet et ses extensions.

La convergence des implications technologiques et sociales du concept de réseau, jusque là distincts, est devenue évidente dans le développement du travail collaboratif à distance, entre amis, connaissances, étudiants et chercheurs. Cette évolution oblige les bibliothèques universitaires à étudier les modes les plus appropriés aux utilisateurs pour satisfaire aux missions des institutions d’enseignement.

Cette conférence sur la bibliothèque universitaire 2.0 traite des mesures que doivent prendre les bibliothèques universitaires pour déployer des technologies et des services permettant aux utilisateurs un accès facilité aux différentes sources de savoir et d'information, il s'agit également de permettre aux usagers de contribuer à l’enrichissement de ces sources.

Building Academic Library 2.0

source : http://www.youtube.com/watch?v=q_uOKFhoznI

Une formation en vidéo proposée aux bibliothécaires
Meredith Farkas a conçu et mis en ligne un programme de formation en plusieurs chapitres destiné aux bibliothécaires sous forme de videos en screencast (capture d'écran) sur blip.tv :
Week 1 Part 1 : Lecture : Introduction to Web 2.0, Library 2.0 and social software
Week 1 Part 2 : Lecture : Introduction to the course
Week 3 : Library blogs
Week 4 : RSS in libraries
Week 6 : User-Generated Content
Week 7 : Wonderful world of wikis
Week 8 : Social networking, online communities and going where our patrons are
Week 11 : Podcasting
Week 12 : Flickr, Vodcasting and screencasting
Week 13 : Part 1 : Social software best practices - part 1
Week 13 Part 2 : Social software best practices - part 2

Le blog de Meredith Farkas : Information Wants To Be Free
A librarian, writer and tech geek reflecting on the profession and the tools we use to serve our patrons

27 mars 2008

No time to think, une conférence de David M. Levy : vidéo de la semaine #38

Pas de temps pour penser


Restitution (non certifiée conforme) de la conférence de David M. Levy (5 mars 2008)

Du temps pour regarder et pour penser
Le rythme de la recherche courante semble empêcher tout regard contemplatif.
Barbara McClintock, prix Nobel en génétique raconte dans sa biographie qu’elle a prit le temps pour regarder et écouter ce que les résultats avaient à lui dire.

As we may think
Vannevar Bush est l’un des pères de l’électronique et de l’informatique, il fut le conseiller scientifique du Président Roosevelt. En 1945, il écrit un article intitulé As we may think dans lequel il affirmait avec certitude que les nouvelles technologies allaient assister et soulager les hommes dans leur travail de réflexion.
Au sujet du Memex : “Imaginer un futur appareil destiné à l’usage individuel, qui serait une sorte de bibliothèque ou de répertoire mécanisé… un appareil dans lequel un individu pourrait archiver tous ses livres, ses disques, et ses communications, et qui serait mécanisé de telle sorte qu’il puisse être consulté avec une grande rapidité et une grande souplesse.
L’appareil permet « l’indexation associée, l’idée de base est que chaque article sélectionné doit permettre d’en sélectionner un autre. C’est la fonction essentielle du memex. Le procédé de lier deux articles ensemble est une chose importante.
" [V. Bush a eu l’intuition de l’hypertexte]
" Une guerre dévastatrice s’achève, dans laquelle la science et la technologie ont permis aux peuples de déployer, les uns contre les autres, des armes de cruauté. La survie de l’humanité dépend de sa capacité à gagner en sagesse par l’expérience qu’elle a acquise. Si les peuples ont de meilleurs accès aux archives de leur histoire, ils pourrons mieux connaître la part d’ombre de leur passé et analyser plus complètement et objectivement leurs problèmes présents. Ils seront davantage aptes à penser. Mais il existe des obstacles empêchant les peuples de faire le meilleur usage de ces archives. "

La montagne de la recherche scientifique ne cesse de s’élever. L’évidence devient de plus en plus nette que nous sommes enlisé et dépassé par l’extension des spécialisations. Chaque chercheur doit tenir compte des découvertes et des conclusions de milliers d’autres chercheurs. Ces conclusions qu’il n’a pas le temps de les saisir, encore mois de les absorber au moment où elles apparaissent. Alors que la spécialisation devient de plus en plus nécessaire pour l’avancée des découvertes scientifiques, et l’effort pour construire des ponts entre les disciplines est en comparaison insuffisamment soutenu.
Pour V. Bush, les futurs outils de l'informatique [terme français, néologisme pour traitement automatisé de l'information] en automatisant les aspects les plus routiniers de la recherche, devaient libérés les chercheurs, et les rendre plus disponibles pour les aspects plus créatifs de leur travail.
Il distinguait ainsi deux types de pensée : la pensée routinière et répétitive, et la pensée mature, et créative.
Pour la pensée mature on ne peut trouver de substitut mécanique.
La pensée créative et la pensée répétitive sont deux choses très différentes. Et pour cette dernière, il y a, et il doit y avoir, de puissantes assistances mécaniques.”


Mais en dépit de la volonté visionnaire de V. Bush, la surcharge informationnelle n’a cessé de croître. Et nous avons aujourd'hui moins de temps pour penser, et non pas plus comme l'on aurait pu l'espérer. Alors, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Travailler moins pour penser plus
Josef Pieper (1904-1997), philosophe allemand et théologien catholique, écrit en 1947 Leisure : The Basis of Culture (Le loisir comme fondement de la culture) dans lequel il fait le constat que :
Le monde du travail devient notre monde comme seul et unique horizon. Le monde du travail menace de nous englober complètement, et ses exigences deviennent de plus en plus importantes, jusqu’à demander au final un engagement total de la part des individus.”
Sera-t-il possible de garder, ou de réclamer de la place pour les loisirs, en dehors du travail? Et cela ne signifie pas seulement un peu de repos le dimanche, mais un domaine vital sans entrave, un espace de liberté, de réel apprentissage, pour s’accommoder au monde dans sa globalité ? En d’autres termes sera-t-il possible de préserver l’homme pour éviter qu’il ne se confonde avec sa seule condition de fonctionnaire, ou un travailleur ?
David M. Levy précise que lorsque J. Pieper parlait de loisir, cela ne signifiait pas regarder un match de foot à la télé, ou jouer aux jeux vidéo [;-)]

L’école des loisirs
Le loisir est une forme de quiétude qui constitue une préparation nécessaire pour adhérer avec la réalité ; seule une personne calme peut écouter, inversement, si elle n’est pas calme, elle ne peut être à l’écoute… Le loisir est une disposition pour être réceptif à la compréhension, au regard contemplatif, à l’immersion dans le monde réel.
Loisir, en anglais leisure a la même racine que le latin scola, qui a donné school, scholar (érudit, universitaire), ou scholarship.

Ratio vs Intellectus
Les hommes du Moyen-Âge faisaient la distinction entre ratio et intellectus. Ratio est le pouvoir analytique de la pensée logique et discursive, de la recherche, de l’étude, de l’abstraction, de la précision, et de conclusion, alors qu' intellectus se réfère à la capacité synthétique d’avoir un aperçu complet de la vérité, comme on regarde un paysage dans sa totalité.

Des outils pour l’esprit ?
Le Web et les autres technologies numériques sont les meilleurs outils jamais créés pour chercher, étudier, analyser, préciser, et conclure. Mais qu’en est il pour l’intellectus ?

Plus, plus vite, mieux : l’accélération
Plus que jamais, aujourd’hui il est dans l’air du temps de parler d’accélération ou de raccourcissement du temps, mais cette sensation que l’histoire, la culture, la société, et que le temps lui-même, de quelque manière étrange, s’accélère, et bien cette perception n’est pas du tout nouvelle. Des historiens tels que Reinhard Koselleck l’ont montré, le sentiment général d’emballement accompagne la société moderne depuis au moins le milieu du 18ème siècle. "
Hartmut Rosa, Social acceleration, 2003

La crise de l’environnement informationnel
Le monde moderne a connu une série de crises :
d’abord, une crise de contrôle de la production à la fin du 19e siècle, résolue par le développement du management de l’entreprise hiérarchisée,
ensuite une crise de la production au 20e siècle, résolue par le développement de la publicité, [permettant une relance de la consommation ?]
aujourd’hui, nous connaissons une nouvelle crise que nous appellerons la crise de l’environnement informationnel, mais comment et avec quoi la résoudre ?

Temps rapide contre Temps lent
Lorsque le temps rapide et le temps lent se rencontrent, c’est le temps rapide qui gagne. C’est la raison pour laquelle on ne réalise jamais de chose importante parce qu’il y a toujours quelque chose à faire avant. Nous somme toujours tenter de faire les choses urgentes en premier. De cette manière, les activités lentes et qui doivent être menées sur le long terme se perdent en route. A une époque où les distinctions entre travail et loisir s’effacent, l’efficacité (la rentabilité) semble être la seule valeur en économie, en politique et dans la recherche , ce qui ne contribue pas à valoriser la persévérance, la constance et l’application aussi bien dans le travail et que dans les relations amoureuses (sic!)"
Thomas Eiksen, The tyranny of the moment, 2001

Pensée créative
Lorsque vous voyez le problème, soudain quelque chose arrive qui fait que vous avez la réponse – avant que vous soyez capable de la formuler avec des mots. » (Barbara McClintock)
Le mathématicien Gauss racontait avoir résolu un problème “non en se dépensant en de pénibles efforts mais comme on dit par la grâce de Dieu. L’énigme était résolue, comme par un éclair de lumière.”
Tchaïkovski décrivait comment “le germe d’une composition future venait de manière inattendue et prenait soudain racine avec force et rapidité.”

Faire taire le bavardage mental
Il s’agit d’un constant et obsessionnel monologue intérieur qui parasite tout résonnement constructif.

Penser prend du temps.
Le temps de la réflexion. La pensée créative ne souffre pas la précipitation ; c’est une activité qui doit aller à son rythme.
La pensée créative peut être nourrie. L’esprit peut être entraîné à être plus tranquille et plus réceptif (par la pratique de la concentration et la méditation) et le bavardage mental peut être réduit.
On ne peut pas provoquer l’arrivée de pensées créatives mais on peut préparer le terrain pour les accueillir. Quelles sont les conditions qui encouragent la pensée créative ?
Au quotidien, lorsque l’on est engagé dans une activité multi-tâches (emails, réunions) faite d’interruptions incessantes, il est très difficile de parvenir à suivre le fil de sa pensée.

La crise de l’information est une crise environnementale
Nous sommes depuis quelques années sensibilisé aux dangers de l’industrialisation et de l’urbanisation incontrôlée qui menacent la planète. Nous avons pris conscience de la nécessité de préserver les marais, les forêts et la vie sauvage…
Il en va de même dans notre environnement vital personnel, nous avons aussi besoin de préserver des espaces de silence, d’isolement pour réfléchir, pour avancer.

Pour un environnementalisme informationnel
Cette prise de conscience se diffuse dans la société par la recherche, par le débat public, l’éducation à l'école, le changement progressif de la législation et la prise en compte de ces problématiques par les politiques, l’intégration de ces enjeux dans le développement technologique, et par un changement dans les pratiques sociales (recyclage), etc.
Pour affronter la crise de surchage informationnelle, nous sommes encore au début de cette prise de conscience. Quelques initiatives se mettent en place : le do not call registory (pour éviter d’être démarcher par le télémarketing), ou l'installation de filtres anti-spams, etc.

Quatre directions pour la recherche :
1ère : Être davantage conscient de la nature et de l’ampleur du problème

2ème : s’installer dans des environnements physiques apaisants et tranquilles. Avec un exemple bien choisi : une bibliothèque. David Levy cite notamment la salle de lecture de la Bibliothèque du Congrès à Washington.

3ème : A défaut choisir un environnement virtuel apaisant. Par exemple, un fond d’écran sobre. La page d’accueil de Google [en même temps la conférence est un google talk, il faut prendre cet exemple comme un échange de bon procédé !] est un bon exemple d’un environnement propice à la recherche.

4ème : Organiser et évaluer ces pratiques de recherche et d’échange d’information (emails, messagerie instantanée, gestion des favoris, etc.) et prendre conscience de toute la gamme des états émotionnels que l’on traverse lorsque l’on est en ligne (stress, plaisir, colère, ennui, excitation, anxiété). Il est intéressant, par exemple de constater comment parfois une boîte pleine de messages en instance peut inspirer un sentiment proche de l'effroi, voir de la panique!

As we may think : (no) time to think (fin)
Le conférencier termine sa conférence par la phrase de conclusion de l’article de V. Bush qui est une mise en garde sur le bon usage et inversement les dangers potentiels des technologies :
« The applications of science have built man a well-supplied house, and are teaching him to live healthily therein. They have enabled him to throw masses of people against another with cruel weapons. They may yet allow him truly to encompass the great record and to grow in the wisdom of race experience. He may perish in conflict before he learns to wield that record for his true good. Yet, in the application of science to the needs and desires of man, it would seem to be a singularly unfortunate stage at which to terminate the process, or to lose hope as to the outcome. » (source)

Pour David Levy, le défi est donc d’équilibrer ratio et intellectus, et ne pas laisser l'un prendre le pas sur l'autre.

Et maintenant votre film :

http://www.youtube.com/watch?v=KHGcvj3JiGA

http://depts.washington.edu/iql/

19 mars 2008

Librarian Connections: How do we move toward "2.0"? : vidéo de la semaine #37

Bibliothécaires connectés : comment pouvons-nous aller ensemble vers le 2.0



Une animation réalisée par Cindi Trainor


Traduction à la volée [donc non homologuée]:
En abscisse : Être connecté avec les utilisateurs
En ordonnée : Avoir la volonté d’expérimenter, de jouer
La courbe ascendante : rencontrer les besoins des usagers, avoir confiance dans les usagers, avoir une confiance mutuelle.
Les croyances qui freinent : « Je n’ai pas le temps », « C’est pas mon travail », « Pourquoi devrais-je essayer ça ? » , « Ce serait pas plus simple si… », « Mais on a toujours fait comme ça », « Non, vous ne pouvez pas faire ça ici ». , » On ne nous laissera pas faire », « Mais le règlement dit que… »
En titre : Bibliothèque 2.0 : une nouvelle philosophie de service aux usagers de la bibliothèque
En commentaire : Waouh, c’est plutôt un titre emmerdant pour un concept passionnant !

[Deux cercles se dessinent, l'un violet représente « là où sont les bibliothécaires aujourd’hui » et l'autre en vert pâle « là où les bibliothécaires pourraient être s’ils évoluent »
L'intersection représente les bibliothécaires s’aidant les uns les autres.]

[Dans le cercle vert : les principes proactifs (rien à voir avec les composants d’une crème de nuit ;-))]
« Oui, on peut faire ça dans le cadre du travail. », « Ce serait bien (cool) si… », « Oui, je veux bien essayer ça », « On peut apporter des trucs à manger et boire [version Maigret « montez-nous des sandwiches et de la bière», Être courtois au téléphone, Organiser des soirées/nuits de jeux (vidéo ou de société), Mettre en place des club de lecteurs / des comité d’écoute de disques, Donner aux lecteurs la possibilité de s'exprimer et de donner leurs avis et de faire des tags dans le catalogue, les laisser faire des commentaires sur le blog de la bibliothèque,

Prévoir des heures supplémentaires…

Nous apprenons à nous faire confiance…

Nous pouvons mieux nous entraider…

[Et le cercle violet de « là où sont les bibliothécaires aujourd’hui » rejoint doucement le cercle vert pâle « là où les bibliothécaires pourraient être s’ils évoluent » jusqu’à se confondre gentiment avec lui.]

Gardons à l'esprit que le but final est de servir les usagers. Il ne s'agit pas de les servir par la pensée, mais garder ce but à l’esprit. Vous voyez ce que je veux dire.

Et maintenant lancez-vous, expérimentez en vous aidant mutuellement.
Si vous vous sentez appartenir au cercle vert [pomme], approchez vous de ceux qui veulent bien de votre aide.
Si vous sentez que vous êtes dans le cercle violet rejoignez ceux qui autour de vous se sont déjà coltiner avec le changement.
source de la vidéo : http://blip.tv/file/327915

27 février 2008

Xavier Serra : "From sound synthesis to sound retrieval and back" : vidéo de la semaine # 36

Conférence de Xavier Serra, directeur du Music Technology Group (http://mtg.upf.edu) Pompeu Fabra University (http://www.upf.edu/), Barcelona. L'équipe du Music Technology Group est notamment à l'origine de la base collaborative de données sonores : FreeSound project

Plan de son intervention :
Introduction : research at the MTG-UPF
Sound synthesis I : Musique concrète, Granular synthesis, Sampling
Sound modeling : spectral processing
Sound retrieval : Music information retrieval
Sound synthesis II : Mosaicing, Concatenative synthesis
Free sound project : Features, Goals
Conclusions


http://video.google.fr/videoplay?docid=1001788948064844735

21 février 2008

The Secret History of Silicon Valley : vidéo de la semaine #35

Comment l’Université de Stanford (Palo Alto), la CIA (Central Intelligence Agency) et la NSA (National Security Agency ) ont-elles contribué à la construction et au développement de la célèbre vallée située dans la baie de San Francisco (Californie) ?
Tel est le sujet de la conférence de Steve Blank prononcée le 18 décembre 2007.
Celui-ci rappelle, ou il faudrait plutôt dire révèle, comment la deuxième guerre mondiale (qu’il nomme la 1ère guerre électronique) a permis la création et la croissance exponentielle de la Silicon Valley. Cette vallée que nous connaissons aujourd'hui comme le berceau de l’électronique, de l’informatique, des nouvelles technologies ou encore des actuelles startups du Web 2.0 n'est pas le résultat d'une génération spontanée.
En effet, à partir de 1941, date de l’entrée en guerre des Etats-Unis, la stratégie américaine et anglaise a consisté pour une bonne part à bombarder massivement et de manière incessante, par voie aérienne, les villes, les infrastructures économiques et les unités de productions situées en Allemagne et dans les pays occupés par les forces hitlériennes. L’électronique avec notamment l’utilisation du RADAR jouait un rôle déterminant dans ce jeu du chat et de la souris. Car il s’agissait d’une part de localiser le plus précisément possible les cibles des bombardements, malgré des vols effectués de nuit, ou de jour mais à haute altitude, soit au-dessus des nuages. Et d’autre part, il était crucial de déjouer la défense anti-aérienne allemande, elle aussi dotée en la matière d’une technologie de pointe, avec par exemple des batteries de canons auto-guidées.
Ainsi les universités, les forces armées et les industries militaires ont pendant cette période réuni leurs efforts dans le domaine de la recherche électronique et informatique. Une collaboration qui se poursuivra pendant la Guerre de Corée et pendant la Guerre froide contre l’Union soviétique.

Steve Blank évoque, dans ce contexte, le rôle déterminant de Frederick Terman responsable du programme de recherche militaire qui sera également l’initiateur du développement économique de la région où se créeront des centaines d’entreprises.

Steve Blank a travaillé près de 30 ans, comme fondateur et dirigeant de sociétés spécialisées dans la haute-technologie dans la Silicon Valley : dans le domaine des semi-conducteurs, des jeux vidéo, des ordinateurs personnels et des super-ordinateurs. Il donne des cours dans les Universités de Berkeley, Columbia et Stanford.


http://www.youtube.com/watch?v=hFSPHfZQpIQ

5 février 2008

Growing Up Online : les adolescents en ligne : vidéo de la semaine #34

Frontline, un magazine d'actualité de la chaîne publique PBS, a consacré un documentaire aux relations qu'entretiennent les adolescents avec les nouveaux médias numériques en ligne, particulièrement les réseaux sociaux comme facebook ou MySpace. Quels usages ? Quels dangers, quelles dérives ? Comment les parents peuvent-ils encadrer des pratiques qui parfois peuvent se révéler destructrices (suicide, dépression, incitation à l'anorexie, exposition de l'univers intime, danger de prédation sexuelle, etc.). Des témoignages de jeunes, d'enseignants et de parents de l'Etat du New Jersey. Ce documentaire est précédé de l'avertissement : "Tonight's program may not be suitable for young children. Viewer discretion is advised."


http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/kidsonline/view/main.html

30 janvier 2008

Introduction au web sématique : vidéo de la semaine #33



Définitions :

sémantique (adjectif) : qui a rapport à la signification, au sens.

web sémantique :

désigne un ensemble de technologies visant à rendre le contenu des ressources du World Wide Web accessible et utilisable par les programmes et agents logiciels, grâce à un système de métadonnées formelles, utilisant notamment la famille de langages développés par le W3C. (Wikipédia)

analyse des contenus d'Internet. (Lexicom)

web intelligent dans lequel les informations, auxquelles on donne une signification bien définie, sont reliées entre elles de façon à ce qu'elles soient comprises par les ordinateurs, dans le but de transformer la masse des pages Web en un index hiérarchisé et de permettre de trouver rapidement les informations recherchées. (Grand Dictionnaire Terminologique)

regroupe l'ensemble des recherches et des travaux permettant aux machines d'exploiter le contenu des pages Web. Ces recherches proposent des méthodes, langages et techniques pour d'une part enrichir le contenu de ces pages, d'autre part permettre l'exploitation de ces enrichissements sémantiques à l'aide de différentes ressources (terminologies, conceptuelles, ontologies ...). Cette automatisation rendue ainsi possible doit permettre d'offrir de meilleurs services aux êtres humains. (LaLIC, Paris Sorbonne)

La vidéo An introduction to the Semantic Web a été réalisée par la société Digital Baazar (durée 6 minutes, en anglais)
An introduction to the Semantic Web

sources : http://wiki.digitalbazaar.com/en/Semantic-web-intro
http://blog.digitalbazaar.com/2007/12/26/semantic-web-intro/

26 décembre 2007

Good copy bad copy : vidéo de la semaine #30


Ce film documentaire danois réalisé par Andreas Johnsen, Ralf Christensen, and Henrik Moltke met en débat le copyright, le piratage et la culture du libre en donnant la parole à différents interlocuteurs : Danger Mouse, Girl Talk, Siva Vaidhyanathan, Lawrence Lessig, ... (En anglais, sous-titres en anglais)
http://www.goodcopybadcopy.net/
http://video.google.fr/videoplay?docid=-4323661317653995812

17 décembre 2007

David Weinberger : "Everything is Miscellaneous" : vidéo de la semaine #29

Tout est mélangé
David Weinberger traite de la crise des modes traditionnels de classement.
Il explique comment les méthodes de classement opérantes pour des objets physiques, échoppent lorsqu’il s’agit plutôt de ranger les choses dans plusieurs catégories à la fois et de les rechercher par différents chemins. Il ne s’agit pas ici d’une approche austère de la taxonomie, mais au contraire, d’une conférence vivante et pleine d’humour par un écrivain, co-auteur du cluetrain manifesto [manifeste des évidences] et également auteur pour Woody Allen à la fin des années 70 et au début des années 80.

David Weinberger "Everything is Miscellaneous" (10 mai 2007)

(vidéo disponible également en téléchargement sur Google vidéo)

Taxonomie (ou Taxinomie) : La taxonomie est la science qui a pour objet de décrire les organismes vivants et de les regrouper en entités appelées taxons (familles, genres, espèces, etc.) afin de pouvoir les nommer et les classer. C'est aussi la science des lois et règles qui déterminent l'établissement des méthodes et systèmes de classement (systématique). (wikipédia)

Miscellaneous :
1. Made up of a variety of parts or ingredients.
2. Having a variety of characteristics, abilities, or appearances.
3. Concerned with diverse subjects or aspects.
Adjectif que l'on peut traduire par : mélangé, divers, différent, hétérogène
En français, on emploie parfois le substantif Miscellanées : n. m. pl., (miscellanea : choses mêlées, miscere : mêler) Recueil de différents ouvrages de science, de littérature, qui n'ont quelquefois aucun rapport entre eux. Cet auteur a donné d'excellents miscellanées. On dit plus ordinairement, Mélanges. On dit aussi quelquefois, Miscellanea. (d'après le dict. de l'Acad. française, 2ème éd., 1878) (source)

Bibliographie : David Weinberger, "Everything is Miscellaneous : the power of the new digital disorder" [Tout est mélangé, le pouvoir du nouveau désordre numérique], Time Books, 2007

14 décembre 2007

iOrpheus : un opéra numérique : vidéo de la semaine #29

Music 2.0
IOrpheus est un opéra public basé sur le mythe d'Orphée et Eurydice. C'est une commande du district South Bank de la ville de Brisbane en Australie. L'oeuvre est interprétée par des iPods, des téléphones portables et des ordinateurs portables, des installations interactives et... des artistes y participent également. iOrpheus a été donné le 31 août 2007 dans les rues, et les parcs de South Bank. La performance, et la préparation de l'événement ont été filmées par le réalisateur néo-zélandais Paul Davidson. Le film a projeté en novembre dernier dans le cadre de la conférence CreateWorld 2007 organisée par l' Apple University Consortium (AUC)(un partenariat en Apple et des Universités Australiennes). Un tel partenariat nous interroge forcément sur les liens qui peuvent se tisser entre le secteur privé et le secteur éducatif public. Car sur ce projet, la société Apple semble plutôt revisiter le mythe homérique du cheval de Troie.
iOrpheus

http://www.iorpheus.com/
Ce film a illustré la conférence intitulée "Music 2.0: a framework to examine next-generation digital arts environments" [Musique 2.0 : un cadre pour examiner la prochaine génération des environnements des arts numériques] donnée par le Professeur Paul Draper, titulaire de la Chaire d'Arts Digitaux à l'Université Griffith et le Professeur Bill Duckworth, de l'Université Bucknell en Pennsylvanie et Nora Farrell, Virtual Instruments LLC. (vidéo)

source : http://www29.griffith.edu.au/radioimersd/static_html/draper_cw07.html
disponible également sur google video : http://video.google.fr/videoplay?docid=-4152890148168554487

7 décembre 2007

"Here Comes Another Bubble" : Web 2.0 et rêves de fortune : vidéo de la semaine #28


Voilà une autre bulle
Et si le Web 2.0 était une nouvelle bulle en passe d'éclater à la Silicon Valley ?
Le montage de la vidéo, l'interprétation, l'arrangement, et les paroles sont de Matt Hempey, mixé par Bill Hare, d'après la chanson "We Didn't Start The Fire" de Billy Joel. (source)

17 octobre 2007

"Pay attention" ou l'enseignement 2.0 : vidéo de la semaine #25

La vidéo suivante peut être vu comme un manifeste affirmant que l'on doit considérer les élèves et les étudiants d'aujourd'hui comme des natifs de l'ère numérique.
Le message est donc d'inciter les enseignants à intégrer les moteurs de recherche, les wikis, les podcasts, les téléphones portables mêmes... comme de nouveaux outils pouvant être utilisés dans leurs pratiques pédagogiques. Après les bibliothécaires, se sont à présent les professeurs qui sont conviés de se mettre à l'heure du web 2.0.
Le film a été réalisé par la Jordan School District (Utah) pour un programme nommé "Transforming teaching through technology"


Le développement du e-learning semble être un des phénomènes majeurs de cette fin d'année 2007, ainsi :
-L'Université de Berkeley a ouvert une chaîne sur Youtube où elle diffuse ses cours ,
-Au mois de septembre, Yahoo a lancé YahooTeachers une base de ressources destinée aux professeurs,
-La cité des sciences et de l'industrie organise un colloque sur Wikipédia et l'éducation,
-L' Île-de-France propose à ses étudiants un cartable numérique sous forme de clé USB.

Pour rappel, des institutions françaises d'enseignement supérieur proposent déjà des contenus audiovisuels en ligne (cours, conférences, colloques, séminaires...) dont voici une petite liste :
L'encyclopédie sonore
Diffusion des savoirs de l'Ecole Normale Supérieure
Univesité de tous les savoirs
Canal-U
Canal Académie
Les podcasts de la Sorbonne

4 octobre 2007

Media literacy education : video de la semaine #24

L'éducation à la pratique des médias
Susan Rogers, auteur du site medialiteracy.com, traite dans ce film de l'éducation aux médias. Son cours a pour objectif d'instruire les citoyens en leur donnant des éléments de compréhension pour se forger un esprit critique face au flux incessant des informations.
Sa présentation est claire et illustrée par de nombreux exemples pertinents.
Le niveau d’anglais reste accessible aux débutants.

Petit lexique anglo-français :
accountability = responsabilité
advertising = publicité
astroturfing = action secrète de relation publique exercée par un groupe d'intérêt. Néologisme forgé à partir d' Astroturf, qui est une marque de pelouse synthétique.
consolidation (media) = concentration
disinformation = désinformation
framing = Encadrement, cadrage
grassroots movement = un mouvement populaire et spontané, manifestation partant de la base
imagery = imagerie, l'impact du visuel
public relations (PR) = relations publiques ("ensemble de techniques de communication destinées à donner une image favorable à une personne ou une organisation publique ou privée, développer une relation de confiance, d’estime et d’adhésion entre une entreprise, une marque et de multiples publics" (wikipédia)
rehashing = répéter sous une autre forme, recycler, reformuler, rabâcher
reliable sources = sources fiables
spin doctors = conseillers en communication ou en marketing politique (de spin, "toupie" ou "rotation") fait allusion à l'effet qui consiste au tennis à lifter la balle pour lui faire prendre une autre direction.

Truth and consequences :
the search of credibility in an age of media spin

Ce film est téléchargeable sur google video en fichier mp4

Sur le terme literacy, et pour continuer à rechercher une traduction française qui rende compte de la polysémie du mot anglais, on peut aussi lire deux articles écrits par Francis Pisani, ainsi que les nombreux commentaires qu'ils ont suscité sur le blog Transnets :
Digital literacy : qu'en pensez-vous ?
Digital literacy : vos traductions

"Literacy" ça vous inspire quelle traduction ?
...éducation, ...instruction, ...maîtrise ?

14 septembre 2007

"Information literacy" : comment on traduit ça en bon français ? vidéo de la semaine #23

Vive la crise... de l'information !
Les archivistes, documentalistes et bibliothécaires le savent bien, le monde de l'information devient chaque jour un peu plus... abondant, astronomique, boeuf, colossal, considérable, cyclopéen, démesuré, écrasant, effarant, éléphantesque, épouvantable, étonnant, excessif, exorbitant, extraordinaire, fabuleux, fantasmagorique, fantastique, faramineux, fichu, formidable, fort, fou, gargantuesque, géant, gigantesque, grand, gros, hyperbolique, hypertrophié, immense, imposant, incalculable, incommensurable, infini, inouï, interminable, large, majestueux, mammouth, monstre, monstrueux, monumental, phénoménal, prodigieux, profond, pyramidal, renversant, sensationnel, stupéfiant, terrible, titanesque, tonitruant, vaste... telle cette liste de synonymes du mot "énorme".
Au milieu de tout ça, comment s'orienter, se faire sa petite idée, saisir un aperçu d'ensemble ou approcher un détail, résumer, analyser, synthétiser, transmettre...
La solution s'appelle peut-être : Information literacy
What's information literacy ?

Et vous traduisez ça comment ?
La réponses de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Information_literacy
La réponse du Bulletin des Bibliothèques de France, par la plume de Sylvie Chevillotte : "La profusion de savoirs et d’informations véhiculés suppose des citoyens ayant la capacité d’identifier leur besoin d’information, de sélectionner celle-ci, de l’évaluer pour enfin l’utiliser." "Bibliothèques et Information Literacy : Un état de l’art", BBF 2005-2
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2005/02/sommaire.xsp?#MenusurRubrique1

Et ça consiste en quoi ?
Vous connaissez les acronymes mnémotechniques du genre QQQOCCP (Qui, Quoi, Quand, Où, Combien, Comment, Pourquoi), ou les 5 M, appelé aussi arbre d'Ishikawa, ou arêtes de poisson : Méthode, Moyens, Main d'oeuvre, Maîtrise du temps, Milieu. Il y a aussi les Power Rangers, mais c'est une autre histoire... en fait, ça n'a rien à voir. Car comme le montre la vidéo suivante, on peut décrire les 8 étapes du processus d'information literacy avec l'acronyme DISCOVER : Define, Inquire, Search, Collect, Organize, Verify, Express, Reflect.
Soit en français : Définir son sujet, se poser des questions, rechercher l'information, la collecter, l'organiser, la vérifier, la reformuler, et enfin évaluer la pertinence du travail réalisé.
Discover Information Literacy