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6 juillet 2012

En route vers la gloire... en passant par la bibliothèque

Les vases communicants #2.7
Sur le principe des Vases Communicants, Mediamus et Hangtárnok (le blog du Département Musique de la bibliothèque d'Eger en Hongrie) s'invitent mutuellement chaque premier vendredi du mois, chacun publiant sur le blog de l'autre.

Le Département Musique et Langues Étrangères de la Bibliothèque Bródy Sándor (Eger)


Voici la nouvelle vidéo de présentation de notre bibliothèque.
Merci à Ildikó Mikó (réalisateur) et à László Birkás (caméraman et monteur), assistants en technologie des médias au EKF (Eszterházy Károly College) qui ont accepté de nous filmer à notre demande.

Également au générique : Baranyi Ádám (le personnage principal), la scénariste, c'est moi :-), les figurants Tomi Déri, József Nagy, Péter Turnyánszky (les participants au club de guitare de la bibliothèque), les lecteurs de la bibliothèque, Póka Egon Experience, sans oublier... Jimi Hendrix, et Slash (au programme de l'école de rock de la bibliothèque). Et enfin, nous, les bibliothécaires !
Un grand merci aux réalisateurs !

Qu'est-ce que vous en pensez ? Ça vous plaît ? :-)

Lien vers l'article original

4 novembre 2011

Les bibliothécaires musicaux et le festival de jazz de Barcelone : vases communicants #11

Sur le principe des Vases Communicants, Mediamus et Ampli s'invitent mutuellement le premier vendredi du mois, chacun publiant sur le blog de l'autre. Nous donnons la parole à nos amis bibliothécaires musicaux catalans. Aujourd'hui Director Wilkins.



Dans le cadre de la table ronde qui réunissait plus d'une cinquantaine de bibliothécaires musicaux français et catalans, le lundi 10 octobre 2011, à la Bibliothèque Vapor Vell de Barcelone, a été soulignée la nature hybride de la collection musicale telle qu’elle se présente aujourd’hui dans les bibliothèques :
  • en partie physique : avec les disques compacts, les vinyles, les livres, les partitions, le matériel d’accompagnement (livrets, textes, photos),
  • en partie virtuelle : avec les plateformes émergentes de diffusion sur Internet : les blogs, les sites de streaming, les réseaux sociaux (Facebook, Twittter).

Le Festival de Jazz de Barcelone, qui se déroule actuellement du 20 octobre au 1 décembre 2011, offre l’occasion d’illustrer cette approche : les bibliothécaires musicaux de la Bibliothèque Vapor Vell de Barcelone se sont saisi de cette actualité : tout en participant à la médiatisation du Festival, ils assurent la promotion des ressources et des collections proposées par leur établissement, en disséminant leur présence en ligne et sur les réseaux (sur le site de la bibliothèque, sur le blog Bibarnabloc, sur Twitter, Facebook, et Spotify).
Le Festival de Jazz est d’une ampleur assez remarquable : une centaine de concerts joués dans des clubs modestes comme dans de très grandes salles. En inspectant leurs rayons, les bibliothécaires musicaux ont trouvé de l’or : plus de 70 % des artistes programmés étaient présents dans les collections, souvent avec plusieurs enregistrements.


Retrouvez la playlist du Festival de jazz de Barcelone 2011 sur Spotify : 102 titres, pour plus de 8 heures de musique : assez pour voir la nuit tomber, et peut-être même l’aube se lever (sur la plage de Barceloneta) !

A lire sur le site de l'ACIM : Spotify et les bibliothèques : l’expérience de la bibliothèque Vapor Vell de Barcelone

21 juin 2011

La musique a toute sa place en bibliothèque.

L'ACIM (Association pour la Coopération des professionnels de l'Information Musicale) publie un texte rappelant les enjeux de la musique en bibliothèque ( http://www.acim.asso.fr/spip.php?article335):

La musique est un langage universel propre à attirer et à fédérer tous les citoyens, indépendamment de leurs origines et de leurs catégories socioprofessionnelles. Si l'écoute et la pratique musicale ne cessent de se développer dans le monde, en revanche la culture musicale est trop souvent négligée au niveau institutionnel en France, excepté dans de rares circuits, et n’a jamais été prise en compte par des acteurs économiques davantage préoccupés par la rentabilité de leurs investissements que par la diversité musicale.

Le défunt Conseil Supérieur des Bibliothèques avait constaté dans ses différents rapports que la place de la musique était encore insuffisante dans les bibliothèques. Alors même que cette situation perdure globalement, la musique en bibliothèque est aujourd'hui fragilisée par la baisse des prêts, le développement de l'écoute et du téléchargement en ligne. C'est ainsi que plusieurs nouvelles médiathèques ont ouvert récemment sans présenter la totalité de la documentation musicale (livres, partitions, dvd et disques compacts) voire sans musique.

Ce choix nous semble une grave erreur car l'offre musicale en bibliothèque ne saurait se résumer à une borne de téléchargement ou à une ressource en ligne. Si la place du support CD pourrait être amenée à se réduire à moyen terme, sa présence reste pour l'instant la meilleure manière de matérialiser dans nos locaux une offre musicale hybride, c'est à dire mélangeant collections physiques et collections dématérialisées.

Renoncer à la musique en bibliothèque reviendrait à l'abandonner aux acteurs du secteur marchand qui n'ont pas le souci de la diversité et de la pérennité des œuvres musicales. Tout n'est pas sur le net et tout n'y est pas visible. Malgré son apparente abondance (plus de 7 à 8 millions de titres annoncés sur des plateformes de streaming), l'offre de musique en ligne reste lacunaire dès lors que l'on sort des musiques de consommation courante.

La musique représente une pratique culturelle majeure dans nos sociétés au même titre que la littérature ou le cinéma. Or les pratiques culturelles ne sont pas étanches. Renoncer à la musique en bibliothèque risquerait aussi, en supprimant des passerelles entre elles, de remettre en cause, pour un public éclectique, l'intérêt pour les collections de littérature et de cinéma.

Rappelons à ce propos l’article 7 de la Charte des bibliothèques qui stipule que : "Les collections des bibliothèques des collectivités publiques doivent être représentatives, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, de l’ensemble des connaissances, des courants d’opinion et des productions éditoriales."

Enfin il nous semble important que les médiathèques continuent de jouer un rôle prépondérant dans le développement de la culture musicale à l'aide d'une offre documentaire large mais aussi de concerts et d'animations sous quelque forme que ce soit (conférences, ateliers de créations musicales, etc.). Dans certains territoires, la médiathèque est le seul point d'accès non marchand à la musique.

En accompagnant ces nouvelles pratiques, les bibliothèques ont un rôle important à jouer dans le domaine de l'éducation et la culture musicale du public, notamment pour les nouvelles générations.

16 septembre 2010

Les bibliothèques survivront [vidéo]

Libraries Will Survive


En s'inspirant de la chanson "I will survive", le tube disco chanté par Gloria Gaynor en 1978, des bibliothécaires de Rappahannock County (Virginie) ont réécrit les paroles pour évoquer le stress occasionné par les coupes budgétaires.
Méthode Coué ou chant du cygne ?
En tout cas, une belle réalisation qui a su attirer l'attention du très branché magazine Wired.
-> Librarians Rock. Well, Anyway, They Disco, Epicenter/Wired, 16/09

Le site LibraryPoint : The Central Rappahannock Regional Library : http://www.librarypoint.org/

28 mai 2010

L'imaginaire des bibliothèques



Jeudi 27 mai, Jacques Geoffroy donna une conférence en ouverture de la manifestation A vous de lire! dans la salle des Passerelles de la Médiathèque de l'Hôtel-Dieu devant un public attentif. Le thème choisi de "la bibliothèque dans la littérature" permit de découvrir de nombreux textes plein d'humour et de fantaisie.

Agrégé de lettres modernes et docteur ès lettres, Jacques Geoffroy enseigne au Lycée Charles Nodier de Dole. Il est l’auteur de Mille et un livres imaginaires, Canevas, 1997, une anthologie d'oeuvres fictives écrites par des auteurs tout aussi fictifs. "Rares sont en effet les écrivains qui ont résisté au plaisir de ce jeu du livre dans le livre. De ces oeuvres au second degré, pure illusion ou trompe-l'oeil, il sont tiré les effets les plus variés et les plus inattendus..."

CHOIX DES TEXTES PRÉSENTÉS

Quelques bibliothèques dans l’histoire littéraire :

XVIe siècle.
Rabelais, Pantagruel (chap. VII), 1532.

XVIIe siècle.
Boileau, Le Lutrin (chant V), 1683.

XVIIIe siècle.
Louis-Sébastien Mercier, « La bibliothèque royale », L’An 2440, 1770.

XIXe siècle.
Jules Renard, L’Ecornifleur, 1892.

XXe siècle.
Georges Perec, « Cinoc », La Vie mode d’emploi, chap. LX, 1978

La bibliothèque détournée :

Bibliothérapie.
Montesquieu, (lettre 144), Lettres persanes, 1720.

L’habibliothèque.
Henry Murger, Scènes de la vie de Bohème, 1853.

La cryptobibliothèque.
Aragon, « Shakespeare en meublé », Le Mentir-vrai, 1964.

L’amour dans la bibliothèque.
Jean-Marie Gourio, Chut !, 1998.

Livres en flammes.
Amélie Nothomb, Les Combustibles, 1994.

L’imaginaire de la bibliothèque :

Le livre fait homme
Italo Calvino, Si par une nuit d’hiver un voyageur, 1981.

L’homme fait livre
Puységur, La Grande Bibliothèque, 1983.

Le livre de tous les livres
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse, 1814.

La bibliothèque infinie
Jorge-Luis Borges, « La Bibliothèque de Babel », Fictions, 1944.

***

La Bibliothèque imaginaire sur le site de la Médiathèque de Dole
Sur ce site insolite, on peut retrouver "quelques livres écrits par des écrivains imaginaires, c’est à dire par des personnages de fiction. Prenons par exemple le fameux Necronomicon de l’arabe Abdul Alharzed (chef Lovecraft) ou les écrits de Franz Hutting (chez Perec) ou bien encore les essais de Sherlock Holmes. Ce site animé qui se limite volontairement à quelques références" a été signalé par le journaliste Pierre Assouline sur son blog.


Réalisation du site et des animations par Jean-Charles Le Moulec
Conception du site, couverture des livres par Damien Cabiron
Textes choisis et lus par Jacques Geoffroy

26 septembre 2009

Les hybrides lancent le Bibliolab !

[billet publié simultanément sur les blogs des membres du groupe bibliothèques Hybrides de l'ABF]

Le Bibliolab, c'est l'histoire de quelques crapauds fous qui ont suivi un fil RSS...

Issue d'une idée de Xavier Galaup, le Bibliolab est une plateforme en ligne qui a pour objectif d'offrir un espace de ressources et d'expérimentations pour les bibliothécaires souhaitant découvrir le Web 2.0 et ses applications. Le 26 septembre, à l'occasion du Bookcamp, les membres du groupe Bibliothèques hybrides de l'ABF présenteront cette plateforme.

Le Bibliolab est conçu pour vous permettre de :


  • Vous former grâce à de nombreux tutoriels sur des outils tels que les blogs, les agrégateurs et bien d'autres,

  • Expérimenter grâce aux plateformes de tests qui vous sont réservées sur le site : vous pourrez créer votre blog et poster vos premiers billets. Vous pourrez aussi utiliser un agrégateur et découvrir les possibilités offertes par les flux RSS.


Le Bibliolab met aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :


    Alors rendez-vous au Bookcamp ou sur bibliolab.fr. Et soyez nombreux à créer des blogs et des agrégateurs !

27 août 2009

Mitch Miller & The Gang "Heart of my heart" : chanson de la semaine #15



Heart of my heart, I love that melody
Heart of my heart brings back a memory
When we were kids on the corner of the street
We were rough and ready guys
But oh, how we could harmonise

Heart of my heart meant friends were dearer then
Too bad we had to part
I know a tear would glisten
If once more I could listen
To the gang that sang
Heart of my heart

Heart of my heart
est une chanson écrite par Ben Ryan en 1926 (voir l'article wikipédia en anglais) reprise par de nombreux interprètes dont le crooner Max Bygraves, le rockeur Trini Lopez, le guitariste de country bluegrass Merle Travispar, etc.

Le gang des chandails
Bien avant les soirées karaoké et les jeux vidéo musicaux comme Rock Band, Guitar Hero, SingStar, une certaine forme de divertissement musical interactif existait déjà à la télévision. Au début des années 60, entre 1961 et 1965, les familles américaines pouvaient se retrouver autour de leur poste cathodique pour regarder le programme Sing Along with Mitch et chanter à l’unisson avec The Gang, une chorale d’hommes mûrs vêtus de chemises blanches col pelle à tarte, de chandails en camaïeu beige et de pantalons que l'on suppose bien repassés (et c'est presque cool parce qu'au début le costume cravate était de mise), sous la direction Mitch Miller, un chef de chœur barbichu au sourire sardonique. Le gang n'inspire pas vraiment la terreur, et ferait presque passer Les Compagnons de la Chanson pour un clash Cypress Hill vs Slayer.
Né en 1911, Mitch Miller exerça de nombreuses activités comme artiste et manager, à la fois chanteur, musicien, chef d'orchestre, mais aussi producteur et dirigeant chez Columbia Records.

La bibliothèque du Congrès (Washington) a récemment acquis 300 bobines en kinétoscope au format 16mm de l'émission Sing Along with Mitch. Ces bobines seront conservées au département de l'image animée et du son enregistré et radiodiffusé de la bibliothèque.

source : Library of Congress Blog

16 janvier 2009

Babelthèque, portraits de lecteurs à la médiathèque de Lorient : vidéo de la semaine # 43

Babelthèque, car la médiathèque de Lorient y est montrée comme le carrefour exemplaire d'accueil et de rencontre de représentants de langues et de cultures internationales. 

L'écoute de ces lecteurs évoquant leur parcours et leur rapport à la médiathèque se révèle très instructive, d'abord sur le rôle d'une bibliothèque au milieu de la cité comme centre de ressources d'information, d'enseignement et de culture, mais également comme lieu d'échange et de partage de la connaissance, et tout simplement de rencontre. 

Pour une majorité, les usagers s'exprimant en entretien dans ce film sont des étudiants, venus d'horizons très divers : la Bulgarie, le Cameroun, le Rwanda, l'Arménie, le Chili, l'Argentine, l'Espagne, le Portugal, la Chine, ou encore Mayotte (Collectivité d'outre-mer de l'Archipel des Comorres dans l'Océan Indien) et qui portent un regard comparatif à la fois sérieux et facétieux sur l'ici et là-bas

Pour l'anecdote, la France n'apparaît pas comme une nation particulièrement festive, surtout après sept heures du soir en dehors des trois mois d'été ! 
L'étudiant originaire du département de Mayotte, déplore également que son département faisant partie de la République française soit quasiment inconnu par ses compatriotes de la métropole, et que sa musique ne soit pas représentée dans les bacs CD de la médiathèque. Une remarque certainement valable pour une grande partie des bibliothèques publiques françaises et qu'il convient de prendre en considération.

Babelthèque, portraits de lecteurs à la médiathèque de Lorient est un film plein d'enseignement et d'humanité qui nous rappelle que la richesse d'une bibliothèque ne se fonde pas uniquement sur ses collections documentaires mais également sur l'apport des usagers qui la fréquentent.

Babelthèque Portraits de lecteurs - Médiathèque de Lorient (2007) (32 min)

Médiathèque de Lorient
http://mediatheque.lorient.fr/repons/portal/

1 décembre 2008

Musique en bibliothèque : Tears for fears "Head over Heels" (le clip en version littérale)

Head over Heels (1985) est l'un des plus gros succès du duo Tears For Fears formé par Roland Orzabal et Curt Smith, c'est également l'un des grands tubes de la pop anglaise des années 80.
Dustin McLean avec la complicité de Jonah Ray et Priscilla McLean en propose une nouvelle version parodique, où les paroles originales ont été remplacées par un texte décrivant par le détail l’action du clip ainsi que les dialogues imaginés entre les différents protagonistes. Cet art de la vanne rappelle en un peu plus subtil les sarcasmes des deux cancres ricanants de Beavis et Butt-head, le programme diffusé sur MTV dans les années 90.
Le clip d'Head over there a retenu notre attention car il se déroule dans le décor d'une bibliothèque publique. Le réalisateur y joue avec tous clichés attachés à ce lieu : la bibliothécaire sexy et coincée, le lecteur timide et mal dans sa peau, le silence imposé aux usagers, etc.
Pour apprécier davantage la saveur de ce joyeux délire, une traduction française (approximative) est proposée ci-dessous.
Enjoy ! :-)



Le lecteur (s'approchant de la banque de prêt) : - Je viens pour rapporter un livre.
La bibliothécaire : -Hein !? Ah… c’est vous !Une lectrice en salle d'étude : -Chuuut ! Du calme…
Le lecteur (croisant le chanteur): - Ben, vous en avez des livres.
Le chanteur à la banque de prêt (Roland Orzabal) : J’ai une pile de livres à passer en retour. Je pensais qu’ils seraient mieux que ça. Je suis en train de chanter dans la bibliothèque en tentant une approche de drague.
Pourquoi le concierge va par là ? Le chimpanzé est en train de lire.
Je peux vous aider à ranger les livres ? Oh, vous avez vraiment de grosses lunettes !
Je fais preuve d'une timidité navrante pendant que je m’adresse à vous en chantant. Non, il ne faut pas que je batte en retraite. Ben si, maintenant je m’éloigne en jetant un coup d'oeil par ici. Je vais aller faire une recherche dans les fichiers comme je suis dans le coin. Quand j’ouvre ce truc, toutes les fiches s’envolent. J’ai déjà vu ça dans le film SOS Fantômes, ils ont repris l’effet.
Et maintenant on joue du clavier

Hé, mais on le connaît, c’est l’acteur Dave Coulier ?
Plus besoin de ça, hop, je le jette
Je recherche la référence d'un ouvrage précis au sujet d’un rabbin et d’un homme noir.
(à l’adresse de la bibliothécaire) Je vous observe furtivement à travers les étagères de livres et je ne vais pas vous lâcher.
Et maintenant je lévite jusqu'à l’étage supérieur
(dans un fauteuil magique)
Qu’est-ce qui se passe avec le chimpanzé ? Tiens, un masque à gaz ? Cette bibliothèque est étrange.
L’employé : - Y a pas d’explications, c'est du grand n'importe quoi.
Le chanteur (à la bibliothécaire) : Je vais pointer un pistolet sur vous, mais ne soyez pas effrayée. Désolé, je suis vraiment stupide...
Maintenant je flotte à nouveau dans les airs et je redescends vers le rez-de-chaussée. Je n’aurais jamais cru, qu’il était si facile de voler.
Et à présent, le rabbin arrive juste derrière moi. Je ne sais pas pourquoi il me suit, peut-être parce qu’il veut le livre que j’ai en main.
Regardez un peu mon nouveau polo. Il est cool, non ? Je viens de l’acheter chez GAP. Il m’a coûté à peine 40 dollars.
Eh! Vous aimez ma coupe mullet ? "Business in front, party in back"
(court et sérieux devant avec une longueur plus fun sur la nuque)
Désormais, je suis un vieil homme.

20 août 2008

"Je voudrais un livre sur le Petit Chaperon Rouge et une boîte de cookies, s'il vous plaît"

Sesame Street - No Cookies in the Library

... un comique de répétition basé sur le même principe que le sketch des croissants de Fernand Raynaud.

12 juin 2008

54e Congrès de l'ABF "Parcours en Bibliothèques" Reims 12-15 juin 2008

"Parcours en bibliothèques : des adonaissants aux jeunes adultes" tel est le thème du congrès de l'Association des Bibliothécaires de France.


Programme du Congrès sur le site de l'ABF.

Sur le salon professionnel du congrès, le groupe ABF Bibliothèques Hybrides anime l'atelier Bibliolab où chacun peut s'initier aux nouveaux outils du Web 2.0 :
les blogs, et le micro-blogging (twitter)
les fils RSS (utiliser les agrégateurs Netvibes, Google Reader)
les wikis,
les podcasts,
les tags et la folksonomie,
les réseaux sociaux, etc.

Pour suivre l'événément, rendez-vous sur le blog Abfblog
N'hésitez-pas à y laisser vos commentaires.

24 avril 2008

Building Academic Library 2.0, une conférence de Meredith Farkas : vidéo de la semaine # 40

Bibliothèque universitaire 2.0
[Traduction du texte de présentation]
Meredith Farkas est bibliothécaire enseignante à distance à l’Université Norwich de Northfield. Cette conférence qui s'est déroulée le 2 novembre 2007, était organisée par l'Association des bibliothécaires de l'Université de Californie, Berkeley Division.

De longue tradition, la bibliothèque universitaire assura le rôle emblématique de conservatoire des savoirs spécialisés. Aujourd'hui cette institution fonctionne dans un paysage où l'information est de plus en plus variée et difficile à parcourir.

Paradoxalement, et dans un même temps, les données, les informations, les savoirs, et la production culturelle et universitaire sont devenues beaucoup plus accessibles, plus aisées à s’approprier et à manipuler qu’auparavant. De nouveaux médias attirent et retiennent l'attention générale, des technologies plus souples et conviviales apparaissent à une fréquence dont le rythme s'accroît sans cesse, et, fait plus important, les nouvelles générations d'étudiants et d'enseignants possèdent désormais des aptitudes, des compétences et formulent des attentes en rapport avec un environnement très largement défini par Internet et ses extensions.

La convergence des implications technologiques et sociales du concept de réseau, jusque là distincts, est devenue évidente dans le développement du travail collaboratif à distance, entre amis, connaissances, étudiants et chercheurs. Cette évolution oblige les bibliothèques universitaires à étudier les modes les plus appropriés aux utilisateurs pour satisfaire aux missions des institutions d’enseignement.

Cette conférence sur la bibliothèque universitaire 2.0 traite des mesures que doivent prendre les bibliothèques universitaires pour déployer des technologies et des services permettant aux utilisateurs un accès facilité aux différentes sources de savoir et d'information, il s'agit également de permettre aux usagers de contribuer à l’enrichissement de ces sources.

Building Academic Library 2.0

source : http://www.youtube.com/watch?v=q_uOKFhoznI

Une formation en vidéo proposée aux bibliothécaires
Meredith Farkas a conçu et mis en ligne un programme de formation en plusieurs chapitres destiné aux bibliothécaires sous forme de videos en screencast (capture d'écran) sur blip.tv :
Week 1 Part 1 : Lecture : Introduction to Web 2.0, Library 2.0 and social software
Week 1 Part 2 : Lecture : Introduction to the course
Week 3 : Library blogs
Week 4 : RSS in libraries
Week 6 : User-Generated Content
Week 7 : Wonderful world of wikis
Week 8 : Social networking, online communities and going where our patrons are
Week 11 : Podcasting
Week 12 : Flickr, Vodcasting and screencasting
Week 13 : Part 1 : Social software best practices - part 1
Week 13 Part 2 : Social software best practices - part 2

Le blog de Meredith Farkas : Information Wants To Be Free
A librarian, writer and tech geek reflecting on the profession and the tools we use to serve our patrons

17 avril 2008

Les "natifs bibliothèques" s’attachent à la musique, lettre ouverte du Président de l'ACIM à la Ministre de la Culture et de la Communication

[Adhérents à l'ACIM, nous souhaitions diffuser la lettre suivante, éditée sur le site de l'ACIM]

Lettre ouverte de Arsène Ott, président de l'ACIM (Association pour la Coopération des Professionnels de l’Information Musicale) à Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication

Madame la Ministre,
La musique a bénéficié tout au long du 20ème siècle des changements technologiques qui lui ont permis de faire évoluer l’écoute et la créativité de l’auditeur. C’est la numérisation de la musique qui nous a permis, avec le disque compact, de faire nos premières expériences d’écoute aléatoire ou programmée, d’avoir recours à des informations codées combinées aux contenus musicaux... etc.

Une première porte s’est ainsi ouverte sur la culture numérique et les bibliothèques musicales ont très vite su mettre à profit les avantages (absence d’usure, écoute intégrale, taille limitée...) offerts par le disque compact. A chaque nouvelle avancée technologique elles se mobilisaient pour intégrer de nouveaux supports, de nouveaux contenus et permettre ainsi de nouveaux usages.

Dans le même temps un grand nombre de professionnels étaient conscients que la musique se devait d’exister en bibliothèque non seulement à travers un seul support, mais à travers toute action, tout dispositif susceptible de former le goût et de créer un attachement musical.

Adhérer au changement ?

L’objet de cette lettre est précisément de vous alerter sur le fait que la place de la musique en bibliothèque ne se fait plus aujourd’hui avec cette même adhérence aux changements technologiques.

De ce fait l’une de nos missions, documenter la musique sous toutes ses formes pour en faciliter l’accès au plus grand nombre, se voit progressivement remise en cause.

La musique a été la première concernée par les bouleversements liés au téléchargement, mais ce qui était vrai hier pour la musique, l’est devenu aujourd’hui pour l’image et pour les documents imprimés.

Les bibliothèques sont restées en marge de la révolution numérique et n’ont pas encore pu jouer pleinement leur rôle en matière d’identification, de collecte, d’organisation et de communication des sources musicales digitales.

Pourquoi ce sentiment de relégation ? Cela s’explique en partie par :
– la difficulté de pouvoir adosser notre activité à un cadre juridique propice à la diffusion de la culture digitale en bibliothèque ;
– un accès à de nouveaux services numériques qui doit souvent être négocié au coup par coup, avec les représentants d’une économie émergente (plates-formes de téléchargement, producteurs d’information virtuelle...) qui n’ont que peu l’habitude de travailler avec les bibliothèques (la réciproque étant aussi vraie) ;
– la complexité d’une offre numérique en perpétuel changement, qui nous demande de multiplier les modèles d’accès à l’information musicale.
Thématiques autour desquelles l’ACIM n’a cessé d’interpeller ses adhérents et les professionnels de l’information musicale afin d’explorer de nouvelles solutions.


Se délester de la musique ?

La frilosité d’une partie des professionnels de l’information et le contexte général d’une économie du disque en plein bouleversement (pour la France la baisse du marché du support musical aura été de 18,3 % en 2007 par rapport à l’année 2006) ont conduit parfois à une crispation de l’offre documentaire en bibliothèque, avec pour principale cible la diminution (parfois même la disparition) de l’offre en matière de musique.

Le risque est réel de voir certaines bibliothèques ou collectivités chercher à se délester de la musique, la considérant comme un secteur en crise. Or ce qui est en jeu ici ce n’est pas tant la crise de la musique, que les préjugés et le climat d’oraison funèbre que cette dernière permet de véhiculer. Il est toujours plus facile, dans une période de mutation, de décréter la fin de quelque chose (en ce qui nous concerne la mort du disque), que d’imaginer le changement ou d’apprivoiser les bouleversements en matière artistique, technologique, économique et culturelle.

Or force est de constater que les outils de la création, de la diffusion et de l’écoute musicale n’ont jamais été aussi largement sollicités et diffusés. Ce n’est donc pas tant à une crise de la musique que nous assistons qu’à un renouveau dans notre façon d’avoir prise sur elle.

Renverser les perspectives en partant des expériences numériques liées à la musique.

Plutôt que de céder à la tentation qui serait de sacrifier en bibliothèque le disque par rapport au livre et de faire réapparaître le spectre de discours légitimistes, nous pourrions renverser la perspective et considérer la musique en bibliothèque comme le secteur approprié pour la mise en oeuvre d’offres de services numériques. Expériences qui pourraient ensuite être transposées à d’autres domaines, afin de définir de nouveaux modèles d’accès à l’information.

Cette vision des bibliothèques comme lieu d’expression de la culture numérique peut très bien s’imaginer dès à présent afin de permettre :
– à l’amateur de re-composer la musique ;
– au lecteur de co-signer le livre qu’il est en train de lire ;
– à la musique d’exister, par-delà les objets (disques, livres ou partitions), à travers des outils numériques de médiation ;
– à l’idée de lecture, d’écoute, d’image, de se dissocier de l’objet matériel pour renvoyer à celle de rencontre ou d’échange virtuel ;
– à l’usager se frotter à l’oeuvre, de toucher à la musique avec ses mots, ses tags ;
– au mélomane de souligner ses préférences musicales à l’aide de « marque-plages » ;
– à l’utilisateur de partager ses goûts afin de participer à une lecture ou une écoute collaborative ;
– l’élaboration d’une communauté du savoir « en temps réel », capable de développer et de maintenir les outils technologiques les plus performants (suites de logiciels...), mais aussi de susciter le débat, de transmettre des connaissances, d’indexer, d’archiver, d’annoter ou de valider des contenus...

Comprendre les enjeux liés à la culture numérique

Face à un paysage documentaire qui ne cesse de se recomposer, il nous faudrait pouvoir dessiner avec souplesse les contours de notre activité. Face à l’abondance de l’offre numérique, il nous faudrait rechercher une abondance de solutions. Sachant que demain quelqu’un trouvera un algorithme ou écrira les lignes de codes qui vont à nouveau tout bouleverser et créer un autre modèle d’exploitation de la musique ou du savoir.

Le risque est grand de voir l’écart entre les bibliothèques et l’offre musicale numérique se creuser. Faisons en sorte que notre cadre juridique nous rapproche du public au lieu de nous en séparer. S’il existe des décalages temporels entre l’action publique et les pratiques numériques, il ne faudrait pas que cela nous oblige à courir derrière le changement, alors qu’il nous appartient au contraire de l’anticiper, d’en comprendre et d’en partager les enjeux.

Les bibliothèques continueraient ainsi à incarner le point d’équilibre entre les pratiques individuelles et les formes de vie collective, à matérialiser le point de ralliement entre les pratiques culturelles numériques et l’accès physique avec une offre documentaire ou les personnes susceptibles d’en faire la médiation.

Elles sont aidées en cela par leur implantation de proximité dans les quartiers, les villes, les départements. Lieux où elles contribuent au quotidien à la création musicale et à la démocratisation de la culture. Espaces publics de mise en présence à soi et à l’autre où l’on sculpte la musique avec des mots, des visages, des rencontres. Les bibliothèques permettraient d’ancrer la culture numérique dans l’action publique.

Les bibliothécaires pourraient ainsi jouer pleinement leur rôle de passeur, afin de poser les balises de la mémoire, de marquer les contenus et, à l’image des marionnettistes, de tirer les fils de l’information.

Apprivoiser le futur

Pour mener à bien notre travail de médiation et d’accompagnement du public nous sommes souvent amenés à démêler un écheveau de règles juridiques paralysantes. Plutôt que d’être portés par la vague numérique nous avons ainsi le sentiment d’être pris en étau entre notre action menée dans le respect des droits d’auteurs et notre mission qui est de faciliter l’accès à la musique sous toutes ses formes.
C’est pourquoi nous aimerions chercher avec vous des solutions adaptées aux besoins des bibliothèques.

La signature de conventions adaptées aux bibliothèques (SACEM) nous avait permis de gérer la diffusion musicale dans nos locaux. Peut-être faut-il chercher une solution approchante, afin de répondre à nos besoins en matière de numérisation, de consultation sur place ou en ligne de documents numériques, de téléchargement, d’actions se sensibilisation et de formation du public...

Ce serait là une façon d’entrecroiser les cultures digitales et les collections physiques, les usagers virtuels et les usagers présents physiquement dans nos bibliothèques.

C’est pour parler de ces différents enjeux que je souhaiterais, Madame la Ministre, vous rencontrer au nom de l’ACIM, afin de réfléchir avec vous aux actions qui nous permettraient d’envisager autrement la place et l’avenir de la musique en bibliothèque.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Arsène Ott
Président de l’ACIM


7 avril 2008

Musique numérique : les nouveaux défis pour la bibliothèque publique par Josep Lluis Villanueva Fontanella, bibliothécaire musical à Barcelone

Música Digital: nous reptes a la biblioteca pública
Vu sur le blog AMPLI, la présentation de notre ami Josep Lluis Villanueva Fontanella, bibliothécaire au département des Collections du Service des Bibliothèques de la Diputació de Barcelone.

La présentation est en catalan, il est possible de s'aider d'un dictionnaire ou d'un traducteur automatique disponibles en ligne.

19 mars 2008

Librarian Connections: How do we move toward "2.0"? : vidéo de la semaine #37

Bibliothécaires connectés : comment pouvons-nous aller ensemble vers le 2.0



Une animation réalisée par Cindi Trainor


Traduction à la volée [donc non homologuée]:
En abscisse : Être connecté avec les utilisateurs
En ordonnée : Avoir la volonté d’expérimenter, de jouer
La courbe ascendante : rencontrer les besoins des usagers, avoir confiance dans les usagers, avoir une confiance mutuelle.
Les croyances qui freinent : « Je n’ai pas le temps », « C’est pas mon travail », « Pourquoi devrais-je essayer ça ? » , « Ce serait pas plus simple si… », « Mais on a toujours fait comme ça », « Non, vous ne pouvez pas faire ça ici ». , » On ne nous laissera pas faire », « Mais le règlement dit que… »
En titre : Bibliothèque 2.0 : une nouvelle philosophie de service aux usagers de la bibliothèque
En commentaire : Waouh, c’est plutôt un titre emmerdant pour un concept passionnant !

[Deux cercles se dessinent, l'un violet représente « là où sont les bibliothécaires aujourd’hui » et l'autre en vert pâle « là où les bibliothécaires pourraient être s’ils évoluent »
L'intersection représente les bibliothécaires s’aidant les uns les autres.]

[Dans le cercle vert : les principes proactifs (rien à voir avec les composants d’une crème de nuit ;-))]
« Oui, on peut faire ça dans le cadre du travail. », « Ce serait bien (cool) si… », « Oui, je veux bien essayer ça », « On peut apporter des trucs à manger et boire [version Maigret « montez-nous des sandwiches et de la bière», Être courtois au téléphone, Organiser des soirées/nuits de jeux (vidéo ou de société), Mettre en place des club de lecteurs / des comité d’écoute de disques, Donner aux lecteurs la possibilité de s'exprimer et de donner leurs avis et de faire des tags dans le catalogue, les laisser faire des commentaires sur le blog de la bibliothèque,

Prévoir des heures supplémentaires…

Nous apprenons à nous faire confiance…

Nous pouvons mieux nous entraider…

[Et le cercle violet de « là où sont les bibliothécaires aujourd’hui » rejoint doucement le cercle vert pâle « là où les bibliothécaires pourraient être s’ils évoluent » jusqu’à se confondre gentiment avec lui.]

Gardons à l'esprit que le but final est de servir les usagers. Il ne s'agit pas de les servir par la pensée, mais garder ce but à l’esprit. Vous voyez ce que je veux dire.

Et maintenant lancez-vous, expérimentez en vous aidant mutuellement.
Si vous vous sentez appartenir au cercle vert [pomme], approchez vous de ceux qui veulent bien de votre aide.
Si vous sentez que vous êtes dans le cercle violet rejoignez ceux qui autour de vous se sont déjà coltiner avec le changement.
source de la vidéo : http://blip.tv/file/327915

11 décembre 2007

Entretien avec Josep Lluis Villanueva Fontanella, bibliothécaire musical à Barcelone

La journée "Musique numérique en bilbiothèque" organisée à Dole le 4 décembre dernier, nous a permis de rencontrer un très sympathique collègue catalan, Josep Lluis Villanueva Fontanella, travaillant au département des Collections du Service des Bibliothèques de la Diputació de Barcelone. Josep Lluis s'exprimant dans un très bon français, nous lui avons posé quelques questions concernant son travail au quotidien et les services proposés par sa bibliothèque.

Q : Bonjour Josep Lluis, depuis quand exerces-tu le métier de bibliothècaire à Barcelone ?
Josep Lluis Villanueva : Je travaille depuis 25 ans au Service Central du Réseau de Bibliothèques de la Diputació de Barcelona qui comprend 200 bibliothèques publiques réparties entre la ville de Barcelone et sa province. Il s'agit du réseau de bibliothèques publiques le plus ancien d'Espagne. Il remonte au début du XXe siècle et embrasse la zone de la ville de Barcelone et sa province. Jusqu'aux années 90 à peu près, c'était le réseau de référence pour les réseaux de bibliothèques dans le reste du pays. Au sein de ce réseau, j'ai personnellement en charge la sélection des nouveautés CDs ainsi que celle des livres de philosophie, de sciences pures et de bandes dessinées. Par ailleurs, je m'occupe aussi de la sélection bibliographique de base et de fonctionnement sur ces mêmes sujets pour la création des collections des nouvelles bibliothèques.

Q : Depuis quand prêtez-vous des disques ?
Josep Lluis Villanueva : Avec l'apparition du support CD, nous avons vu la nécessité d'intégrer la musique dans nos bibliothèques. En 1988, en cherchant des modèles à suivre, nous avons trouver notre référence naturelle en France. [Digression: dans la Catalogne, nous nous sentons plus proche de la France que de l'Espagne dans de nombreux domaines]. Cette référence a été matérialisée avec l'adoption de la Classification pour phonogrammes de la Discothèque Centrale de Paris dans notre système. On a fait une traduction qui, des années après, a aussi servi de guide aux bibliothèques espagnoles.

Q : De quel budget disposez-vous ?
Josep Lluis Villanueva : Notre budget pour 2008 est de 745.000 € pour le fonctionnement (achat des nouveautés) de disques et de 275.000 € pour des collections initiales des nouvelles bibliothèques.

Q : Quelle est votre politique documentaire ?
Josep Lluis Villanueva : La sélection comprend tous les genres musicaux, avec un accent porté plus particulièrement sur la classe 2 (pop, rock…) et dans une moindre mesure sur la classe 0 (musiques du monde, world…).[ Le Réseau de Bibliothèques de la Diputació de Barcelona utilisent la classification dite « de Paris »]

Q : Quels sont vos critères d'acquisition ?
Josep Lluis Villanueva : C'est un sujet qui m'intéresse particulièrement à un niveau théorique. En pratique, j'essaie de combiner l'expérience de toute une vie de mélomane aux goûts assez éclectiques (je crois qu'il n'y a pas de genres musicaux bons ou mauvais, mais seulement peut-être de la bonne et de la mauvaise musique) avec la plus grande objectivité professionnelle possible, en suivant les avis de la presse musicale spécialisée. Naturellement, certaines signatures de critiques sont plus fiables que d’autres. Par ailleurs, nous travaillons avec trois fournisseurs qui nous proposent tous les 15 jours leurs sélections de nouveautés – classées par des sujets - pour que nous puissions faire notre choix. Les demandes du public sont un critère que je laisse aux mains de mes collèges des bibliothèques du réseau qui disposent également d’un budget municipal pour leurs acquisitions propres.

Q : Allez-vous également chercher l'information en ligne ?
Josep Lluis Villanueva : Nous utilisons de nombreux sites web, notamment bien-sûr All Music Guide. Ce serait probablement une très longue liste à citer, entre les revues en ligne spécialisées par des genres, et les sites des labels de disques.

Q: Achetez-vous également d'autres supports en lien avec la musique ?
Josep Lluis Villanueva : Nous achetons peu de livres sur musique, peu de DVD musicaux également. Nous n'avons pas de budget pour des partitions et ni pour des CD-ROM.

Q : Existe-t-il en Catalogue, ou en Espagne une association de coopération de discothécaires ou bibliothécaires musicaux ?
Josep Lluis Villanueva : Malheureusement, l’équivalent de l'ACIM n'existe pas en Catalunya [Catalogne]. Il existe cependant un "groupe de travail de musique" constitué d’un collège professionnel de bibliothécaires qui en ce moment est en cours d'une réactivation après une longue période de léthargie. Ses buts sont encore à établir. Si le groupe prend finalement, je proposerai une collaboration avec l’ACIM. Pour moi déjà et grâce à Internet, l'ACIM est une référence constante depuis à peu près trois ans.

Q : La musique française est-elle appréciée en Catalogne ?
Josep Lluis Villanueva : En Catalunya, depuis toujours, nous aimons beaucoup la chanson chançaise (Bécaud, Brel, Brassens, etc.) et actuellement certains noms résonnent souvent comme ceux de Charlotte Gainsbourg, de Benjamin Biolay ou d'Henry Salvador. J’ai personnellement une faiblesse par la pop française des années 60 : Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Françoise Ardy, …

Q : Quels sont tes projets professionnels ?
Josep Lluis Villanueva : À la marge du travail quotidien, je prépare une conférence sur "Une sélection de musique dans la bibliothèque publique" que l' Universitat de Barcelone organise pour les bibliothécaires catalans en février prochain. Parallèlement, j’entretiens une veille documentaire sur la musique numérique dans les bibliothèques, afin de préparer son implantation future dans notre réseau.

Q : Quels sont tes goûts musicaux ?
Josep Lluis Villanueva : J’aime la musique d’Ornette Coleman, John Zorn, Jimi Hendrix, Velvet Underground, Syd Barrett, Satchmo, Duke, Parker, Miles, Coltrane, Robert Fripp, Ravi Shankar, Brian Eno, Joy Division, Amy Winehouse, David Bowie, Enrico Caruso, James Brown, Kraftwerk, JS Bach, Fairport Convention, Pino Daniele, JM Serrat, Jonathan Richman, Iggy Pop, The Who, Caetano Veloso, Ramones, T Bone Walker … impossible de les nommer tous !


Merci Josep Lluis pour toutes ces réponses et à bientôt.

Site du Service des Bibliothèques de la Diputació de Barcelone : http://www.diba.cat/biblioteques/default.asp
La sélection encyclopédique de liens, la sélection de liens musicaux

Col-legi Oficial de Bibliotecaris-Documentalistes de Catalunya
http://www.cobdc.org/

26 novembre 2007

Elisabeth Layne Lawley : "The evolution of expertise" : video de la semaine #27

L'évolution de l'expertise et de l'autorité à l'heure du Web 2.0
Traduction approximative du texte de présentation : "Le Web 2.0 représente-t-il le triomphe de la sagesse des foules, ou la tyrannie de la médiocrité ? La vérité - comme souvent toute vérité - peut se trouver quelque part au milieu. De nouveaux outils ont en effet permis d’accèder à de nouvelles idées, de nouvelles voix, et une nouvelle expertise. Mais en même temps, il est devenu de plus en plus difficile de trier le bon grain de l'ivraie. En matière de méthode éducative, le passage du cours doctoral (sage on the stage) à l’apprentissage accompagné (guide on the side) est déjà en pratique depuis un certain temps. La même évolution se produit sur le Web. Les experts ne vont pas disparaître, mais leur rôle est en train de changer. Comment les outils et les infrastructures peuvent-ils mieux soutenir ce changement dans le rôle de l'expertise et de l'autorité?

Conférencière : Elizabeth Lane Lawley (2 novembre 2007)
Elizabeth Lane Lawley est directrice du Laboratoire de Social Computing [un domaine des NTI qui s'intéresse à l'intersection du comportement social et des systèmes et réseaux informatiques] à l’Institut de Technologie de Rochester (NY), où elle est également professeur de technologie de l'information. Ses domaines de recherche et d'enseignement sont axés sur les pratiques sociales des nouvelles technologies telles que les blogs, les wikis, les jeux en ligne [notamment World of Warcraft], le signalement de la présence en ligne [messagerie instantanée, Twitter], et la recherche collaborative d'information [ex. : partage de signets du type del.icio.us].

Avant de devenir professeur de technologie, Liz était bibliothécaire. Elle a obtenu un Master en Science de l’Information (MLS) à l'université du Michigan, et un doctorat en bibliothéconomie et en science de l’information à l'Université d'Alabama. Elle a travaillé pour des maisons d'édition, des sociétés de logiciels, et à la Bibliothèque du Congrès de Washington..."

La vidéo est consultable en ligne sur Youtube (dans un anglais accessible) :

http://www.youtube.com/watch?v=Ctyi98ruvzY

Le blog de Elizabeth Lane Lawley : http://mamamusings.net/