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1 novembre 2022

Quiz : 25 reprises, samples et citations des œuvres de Beethoven dans les musiques populaires

"Roll Over Beethoven, dig these rhythm and blues"
Chuck Berry, Roll over Beethoven (1956)

Beethoven goes to Pop Music !

Saurez-vous identifier les œuvres originales de Beethoven citées ou adaptées en rock, en rap, en electro ou en disco ? Tel est le défi de ce blind test !

28 mai 2012

Quiz : Musique classique et cinéma


Le magnétophone à cassette d'Hannibal Lecter dans sa cellule
Le Silence des agneaux (1991)

18 mai 2012

Der Wanderer : chanson de la semaine #92

Der Wanderer (D.493) [Le voyageur, le vagabond] est le nom d'un lied composé par Franz Schubert en 1816. Le texte est emprunté au poète Georg Philipp Schmidt von Lübeck. Schubert écrivit un autre lied intitulé "Der Wanderer" qui porte le numéro D.649.

Der Wanderer est interprété par le grand baryton allemand Dietrich Fischer-Dieskau, mort ce 18 mai 2012, à qui nous souhaitions rendre ici un modeste hommage.


Ich komme vom Gebirge her,
Es dampft das Tal, es braust das Meer.
Ich wandle still, bin wenig froh,
Und immer fragt der Seufzer, wo?

Die Sonne dünkt mich hier so kalt,
Die Blüte welk, das Leben alt,
Und was sie reden, leerer Schall;
Ich bin ein Fremdling überall.

Wo bist du, mein geliebtes Land?
Gesucht, geahnt, und nie gekannt!
Das Land, das Land so hoffnungsgrün,
Das Land, wo meine Rosen blühn.

Wo meine Freunde wandelnd gehen,
Wo meine Toten auferstehen,
Das Land, das meine Sprache spricht,
O Land, wo bist du?...

Ich wandle still, bin wenig froh,
Und immer fragt der Seufzer, wo?
Im Geisterhauch tönt's mir zurück:
"Dort, wo du nicht bist, dort ist das Glück."
Je viens de la montagne
La vallée fume, la mer rugit.
Je marche en silence, sans joie,
Et toujours en soupirant, me demande : Où ?

Le soleil me semble si froid ici,
La fleur fanée, la vie révolue,
Et ce qu’ils disent sonnent vide;
Je suis un étranger partout.

Où es-tu mon pays bien-aimé ?
Je t’ai cherché, rêvé, mais ne t’ai jamais connu !
Le pays, le pays vert de l’espoir,
Le pays, où fleurissent les roses.

Là où mes amis vont se promener,
Là où mes morts ressuscitent,
Le pays où l'on parle ma langue,
Ô pays, où es-tu ?

Je marche en silence, sans joie,
Et toujours en soupirant, me demande : Où ?
Dans un murmure, un esprit me répond :
« Là où tu n’es pas, là est le bonheur. »

Sources et références dans Wikipédia :
Franz Schubert - Dietrich Fischer-Dieskau - Georg Philipp Schmidt von Lübeck

5 novembre 2010

Robert Schumann, portrait d'un romantique



A la Médiathèque de l’Hôtel-Dieu :
Mardi 16 novembre, 18h15
« Schumann, portrait d’un romantique », Conférence-concert de Myriam Doreau
Myriam DOREAU, professeur de Formation Musicale au CRD, tracera le portrait de ce musicien au travers d’extraits musicaux variés et choisis.

Jeudi 18 novembre, 18h15
Récital de Francine André et Emmanuelle Francony
Francine ANDRE mezzo soprano et Emmanuelle FRANCONY au piano nous feront découvrir le cycle de lieder « Fraueliebe und Leben » ainsi que des Novelettes pour piano.
(Durée : 45 min)

Une conférence et un concert organisés par le Conservatoire à Rayonnement Départemental en collaboration avec la Médiathèque de Dole

Playlist vidéo : 10 pièces pour piano, 10 interprètes
La playlist : 1. Étude op. 10 n° 4 d'après Paganini / Sviatoslav Richter ; 2. Scènes d'enfants Op. 15. VII, Rêverie / Vladimir Horowitz ; 3. Arabesque, Op. 18 / Wilhelm Kempff ; 4. Concerto op. 54 I. Allegro affettuoso / Emil Gilels ; 5. Carnaval Op. 9 [extraits] / Claudio Arrau ; 6. Papillons Op. 2 [extraits] / Nimrod David Pfeffer ; 7. Scènes d'enfants 1. Pays mystérieux / Martha Argerich ; 8. Carnaval de Vienne op. 26 / Anna Kravtchenko ; 9. Fantasiestücke Op. 12. 1. Au soir / Artur Rubinstein ; 10. Toccata Op. 7 / Gyorgy Cziffra.

Les documents disponibles à la médiathèque de Dole
Les œuvres pour piano de Schumann : discographie
  • Scènes d'enfants, Op. 15 ; Kreisleriana, Op. 16 : d'après Hoffmann / Martha Argerich, p. - Deutsche Grammophon, 1984
  • Fantasiestücke [Pièces de fantaisie] op. 12 : Davidsbündlertänze [Danses des membres de la Confrérie David] op. 6 / Delphine Lizé, p. - Intrada, 2006
  • Waldszenen [Scènes des bois], Op. 82 ; 6 Fantaisies, Op. 12 ; Toccata, Op. 7 ; "Abegg" Variations, Op. 1 / Sviatoslav Richter. - Deutsche Grammophon, 1957-65
  • Piano Concerto in A minor, Op. 54 ; Fantasy in C, Op. 17 / Alfred Brendel, p ; Philharmonia Orchestra, orch. ; Kurt Sanderling, dir. - Philips Classics, 1998.
  • Masterpieces for piano solo / Jacqueline Blancard, Alfred Brendel, p. - Vanguard Classics, 2004 Contient : 1. Kinderszenen [Les Scènes d'enfants], Op. 15 ; 2. Sonate pour piano No. 2 en sol mineur, Op. 22 ; 3. Faschingsschwank aus Wien ("Phantasiebilder"), for piano, Op. 26 ; 4. Fantasie (Obolen auf Beethovens Monument) for piano in C major, Op. 17 ; 5. Symphonic Etudes ("Etudes in the form of variations") for piano (2 versions), Op. 13
  • Concerto pour piano op. 54 en la mineur / Hélène Grimaud, Staatkapelle Dresden ; Esa-Pekka Salonen, dir. - Deutsche Grammophon, 2005
  • Fantaisie en ut majeur pour piano op. 17 ; Concerto pour piano et orchestre en la mineur op. 54 / Annie Fischer, p ; Orchestre symphonique de la radiodiffusion de Cologne ; Joseph Keilberth, dir. - Dante, 1998
  • Toccata, Op. 7 ; Kinderszenen, Op. 15 ; Kreisleriana, Op. 16 ; Arabesque, Op. 18 ; Blumenstück, Op. 19 / Vladimir Horowitz, p. - CBS, 1963-1969, cop. 1987
  • Carnaval op. 9 : scènes mignonnes sur quatre notes ; Faschingsschwank aus Wien op. 26 = Carnaval de Vienne, Op. 26 / Arturo Benedetti Michelangeli, p - Deutsche Grammophon, 1981
  • Fantaisie op. 17 ; Sonate op. 11 / Maurizio Pollini. - Deutsche Grammophon, 1973
  • Etudes symphoniques op. 13 ; Variations posthumes op. 15 ; Scènes d'enfance op. 18 / Dénes Varjon. - Cappriccio, 1996
  • Concerto pour piano et orchestre en La mineur, Op. 54 / Robert Schumann, comp. ; Claudio Arrau, p ; Boston Symphony Orchestra ; Colin Davis. - Philips, 1980
  • Concerto pour piano et orchestre en la mineur, Op. 54 / Maria João Pires, p ; Chamber Orchestra of Europe ; Claudio Abbado, dir. - Deutsche Grammophon, 2000
  • Concerto pour piano et orchestre en la mineur, Op. 54 ; Davidsbündlertänze, Op. 6 ; Kreisleriana ; Fantaisie en ut majeur, Op. 17 ; Etudes symphoniques, Op. 13 / Geza Anda, p. ; Orchestre philharmonique de Berlin ; Rafael Kubelik, dir. - Deutsche Grammophon, 1963-64
Partition
  • Scènes d'enfants Opus 15 [= Kinderszenen]. Album pour la jeunesse Opus 68 [= Album für die Jugend Opus 68] / Robert Schumann ; Wolfgang Boetticher, Ed. ; Walther Lampe, doigtés. - G.Henle Verlag, [S. d.]. - 77 p. ; 31 cm

Livres
  • Schumann / André Boucourechliev. - Paris : Seuil, 1995. - 190 p. ; 18 cm. - ( Solfèges)
  • La génération romantique : Chopin, Schumann, Liszt et leurs contemporains / Charles Rosen ; trad. de l'anglais Georges Bloch. - Paris : Gallimard, 2002. - 890 p. ; 23 x 15 cm + 1 CD audio. - (Bibliothèque des idées, 0520-0547)
DVD
  • Wilhelm Kempff en récital : oeuvres pour piano de Schumann, Beethoven. - 1 DVD vidéo (112 min.) : noir et blanc. - Contient : Arabeske in C major, Op. 18 ; Papillons Op. 2 Davidsbündlertänze, Op. 6 / Schumann
Sites, ressources en ligne

20 octobre 2010

Quand Sviatoslav Richter jouait Liszt au cinéma

En 1952, le pianiste ukrainien Sviatoslav Richter (1915-1997), immense interprète des oeuvres de Beethoven (mais aussi de Schubert, Chopin, Rachmaninov, Prokofiev, Ravel, et bien d'autres) joue le rôle de Franz Liszt dans Kompozitor Glinka [Композитор Глинка], un film de Grigori Aleksandrov.
Le film est la biographie du compositeur Mikhaïl Ivanovitch Glinka (1804-1857) considéré comme le fondateur de l'école musicale russe moderne.
L'extrait présente la rencontre de Liszt et de Glinka, avec Boris Smirnov dans le rôle titre, rencontre symbolique du Romantisme européen et de "l'Âme russe".





sources :
Sviatoslav Richter - Wikipédia -
Kompozitor Glinka - IMDb -

12 juin 2010

Carmen Prélude. (Parodius : a gamers guide to classical music ; épisode 1)

Parodius est une série de jeux vidéo développée et éditée par Konami, sortie sur MSX en 1988, puis sur Super Nintendo, et PC Engine à partir de 1990, et ensuite sur d'autres consoles : PlayStation, Saturn, etc. Dans la lignée de son illustre ancêtre Space Invaders (1978), Parodius est un shoot them up, c'est-à-dire un jeu de tir où il s’agit de survivre en détruisant et en évitant d’incessantes vagues d’ennemis. Sa principale source d'inspiration est Gradius, le shoot them up emblématique de Konami dont Parodius constitue littéralement la parodie (cf. l'article de sanjuro sur 1up)
Parodius tourne en dérision les codes de représentation du genre inspiré de la science-fiction et du fantastique, en remplaçant l’épouvante par la féerie, et en substituant aux monstres, démons anxiogènes et autres vaisseaux aliens, des pingouins, des perroquets et des chats sortis de l'imagerie enfantine. L'effet de décalage est renforcé par l'emprunt de nombreuses musiques alertes et entrainantes puisées dans le répertoire classique et romantique des 18e et 19e siècles.
... bref, le bon prétexte à une série estivale sur ce blog ! :-)

- Et maintenant, mesdames, messieurs, va se dérouler devant vos yeux ébaudis un combat aussi fulgurant qu'homérique, vous allez découvrir comment une jeune pieuvre à casquette parvient à terrasser un énorme panda ballerine surmonté d’une tête de canard, tout cela sur un décor d’Edgar Degas, et une musique de Georges Bizet.
- Naaaan ? ! :-O
- Si, si ! :-)

Gokujō Parodius! Niveau 1 Boss Panda Géant en ballerine
Georges Bizet Carmen (thème du prélude)


Georges Bizet
Prélude de Carmen
au Metropolitan Opera, dirigé par James Levine


à suivre...

26 mars 2010

Frédéric Chopin (1810-1849) : Etude nº 12 en ut mineur

par @macimo

Durant les années 1830, Frédéric Chopin composa 27 études. L'opus 10 constitué de 12 études dédié à Franz Liszt fut publié en 1933. L'opus 25 réunissant également 12 études dédié à la Comtesse Marie d'Agoult fut publié en 1937. Enfin, 3 nouvelles études furent écrites en 1839 comme contribution à la Méthode des méthodes, un ouvrage de Ignaz Moscheles et François-Joseph Fétis.
Destinées à un usage pédagogique, ces études sont de véritables œuvres de concert.

L'étude révolutionnaire
1830 en France est l'année de la Révolution de Juillet, appelée également les Trois Glorieuses, qui voit l'abdication de Charles X et, après une période de trouble, le début du règne de Louis-Philippe. 1830 marque également en Pologne, un soulèvement national contre la Russie pendant l'insurrection de novembre 1830 .
Durant le mois de juillet 1831, alors qu’il revient de Stuttgart, et se rend à Paris, Chopin apprend l'écrasement par les troupes russes de l'insurrection polonaise, et la chute de Varsovie. Fou de colère, il improvise une première esquisse de ce qui allait être « l’étude révolutionnaire » surnommée ainsi en raison de son caractère héroïque et tempétueux.
Réputée difficile, surtout pour la main gauche, cette étude est certainement l’une des plus connue.


Sviatoslav Richter interprétant l'Étude Révolutionnaire de Fréderic Chopin


Frédéric Chopin - Etude n° 12 en do mineur, opus 10

source : IMSLP/Petrucci Music Library: Free Public Domain Sheet Music
http://imslp.info/files/imglnks/usimg/9/9f/IMSLP00316-Chopin_-_OP10_12.PDF

Partition
Études [mus. imprimée] = Etüden / Fréderic Chopin ; Ewald Zimmermann, Ed. ; Hermann Keller, doigtés. - G.Henle Verlag, [S.d.]. - 127 p. ; 31 cm.
Disque compact
Études Op. 10, Nos. 1-12 ; Etudes Op. 25 Nos. 1-12 ; 3 nouvelles études [enr. sonore] / Frédéric Chopin ; Nikolai Lugansky, p. - Erato, 2000

Article Wikipédia : Les études de Chopin

31 juillet 2009

Petit test d'été de culture musicale

Si vous cherchez un exercice pour stimuler votre cerveau et tester vos connaissances musicales voici un petit jeu où il s'agit d'identifier les surnoms des grandes symphonies du répertoire. Vous avez 7 minutes pour répondre à 30 questions :



Pour beaucoup, à commencer par nous, il s'agit aussi d'un exercice... d'humilité :-)

http://www.sporcle.com/games/namedsymphonies.php (via westportlibrary.org)

9 juillet 2008

Frédéric Chopin : "Prélude n° 4 en mi mineur, op. 28"

Sergio Tiempo, piano

Sergio Tiempo est un pianiste né au Vénézuéla en 1972 (Wikipedia)
http://www.sergiotiempo.com/

16 juin 2008

Le Capharnaüm #12 "On eût dit un véritable kaléidoscope, un vrai décor d'Opéra"

« Deux jours après, dans Le Fanal de Rouen, il y avait un grand article sur les Comices. Homais l'avait composé, de verve, dès le lendemain :
" Pourquoi ces festons, ces fleurs, ces guirlandes ?
" Où courait cette foule, comme les flots d'une mer en furie, sous les torrents d'un soleil tropical qui répandait sa chaleur sur nos guérets ? "
Ensuite, il parlait de la condition des paysans. Certes le gouvernement faisait beaucoup, mais pas assez ! " Du courage ! lui criait-il ; mille réformes sont indispensables, accomplissons-les. " Puis, abordant l'entrée du Conseiller, il n'oubliait point " l'air martial de notre milice ", ni " nos plus sémillantes villageoises ", ni " les vieillards à tête chauve, sorte de patriarches qui étaient là, et dont quelques-uns, débris de nos immortelles phalanges sentaient encore battre leurs coeurs au son mâle des tambours. " Il se citait des premiers parmi les membres du jury, et même il rappelait, dans une note, que M. Homais, pharmacien, avait envoyé un mémoire sur le cidre à la Société d'agriculture. Quand il arrivait à la distribution des récompenses, il dépeignait la joie des lauréats en traits dithyrambiques. " Le père embrassait son fils, le frère le frère, l'époux l'épouse. Plus d'un montrait avec orgueil son humble médaille, et sans doute, revenu chez lui, près de sa bonne ménagère, il l'aura suspendue en pleurant aux murs discrets de sa chaumine. "
" Vers six heures, un banquet, dressé dans l'herbage de M. Liégeard, a réuni les principaux assistants de la fête. La plus grande cordialité n'a cessé d'y régner. Divers toasts ont été portés : M. Lieuvain, au monarque ! M. Tuvache, au préfet ! M. Derozerays, à l'agriculture ! M. Homais, à l'industrie et aux beaux-arts, ces deux soeurs ! M. Leplichey, aux améliorations ! Le soir, un brillant feu d'artifice a tout à coup illuminé les airs. On eût dit un véritable kaléidoscope, un vrai décor d'Opéra, et un moment notre petite localité a pu se croire transportée au milieu d'un rêve des Mille et une Nuits .
" Constatons qu'aucun événement fâcheux n'est venu troubler cette réunion de famille. "
Et il ajoutait :
" On y a seulement remarqué l'absence du clergé. Sans doute les sacristies entendent le progrès d'une autre manière. Libre à vous, messieurs de Loyola ? "»
Gustave Flaubert, Madame Bovary (extrait)

Philip Oakey & Giorgio Moroder Together In Electric Dreams

Titre composé pour la bande originale du film "Electric dreams" (1984)
Philip Oakey, chanteur et musicien anglais, leader du groupe New Wave Human League.
Article Wikipedia, Page MySpace
Giorgio Moroder, musicien italien, installé en Allemagne, compositeur de musique de films (Midnight Express, Scarface, Flasdance...) et producteur de musique éléectronique, de rock et de disco (Donna Summer, David Bowie, Eurythmics, Freddie Mercury)
Article Wikipedia, Page MySpace
[une petite dédicace en passant aux bloggueur(se) et aux twitter(se)s ;-)]


Dean Martin You're nobody till somebody loves you

Dean Martin (1917-1995), acteur et chanteur crooner américain.
Article Wikipedia

Harpo Marx joue Rachmaninov : Prélude en Do dièse mineur

Extrait de "A day at the races" (1937)
Harpo Marx (1888-1964) acteur comique et musicien harpiste, avec ses frères de Chico et de Groucho, il forma un trio burlesque, les Marx Brothers, qui eu beaucoup de succès au cinéma dans les années 30 et 40, et dans lequel il jouait un muet.
Article Wikipedia.

Louis Prima Just a Gigolo

Louis Prima (1910-1978), chanteur, acteur, trompettiste de jazz américain.
Article Wikipédia

Jill Scott Golden

Jill Scott est une chanteuse de soul , de R&B, de jazz, américaine de Philadelphie
Article Wikipedia, page MySpace

9 mai 2008

Franz Schubert : Quatuor à cordes en ré mineur "Der Tod und das Mädchen"

La Jeune Fille et la Mort

La jeune fille :
Va-t'en! Ah! va-t'en!
Disparais, odieux squelette!
Je suis encore jeune, va-t-en!
Et ne me touche pas.

La Mort:
Donne-moi la main, douce et belle créature!
Je suis ton amie, tu n'as rien à craindre.
Laisse-toi faire! N'aie pas peur
Viens sagement dormir dans mes bras

Matthias Claudius (traduction française)


Ecrite en 1824, par un compositeur de 27 ans, l'oeuvre fut exécutée pour la première fois en 1826, elle semble avoir été accueillie assez fraîchement , car Schubert ne parviendra pas à la faire publier de son vivant. La partition fera l’objet d’une édition posthume chez Czerny en 1832. Sans doute la Jeune fille et la Mort est le plus connu des quinze quatuors de Schubert, l'oeuvre emprunte son surnom à son deuxième mouvement dont le thème est repris d’un lied (D. 531) mettant en musique un poème de Mathias Claudius.
Le thème de la mort est renforcé par la tonalité funèbre de ré mineur.
Schubert a eu rarement recours à l’auto-citation, c'est le cas cependant avec quelques autres lieder dont les thèmes se prêtèrent à des variations instrumentales : la Truite pour le Quintette D. 667, Fleurs desséchées du cycle de la Belle Meunière pour des variations pour flûte et piano D. 802 , Le Voyageur avec la Wanderer-Fantasie D. 760
Dans la recherche des influences qui ont pu amener à la genèse de l’œuvre, les musicologues évoquent le thème de la statue du Commandeur dans l’opéra Don Giovanni de Mozart, ainsi que le thème du deuxième mouvement de la septième symphonie de Beethoven. Deux compositeurs, qui avec Haydn, ont exercés sur Schubert une influence déterminante. C’est particulièrement le cas avec ce quatuor qui dans la globalité de ses quatre mouvements possède une dimension « beethovénienne » clairement perceptible dans le premier mouvement.
Pour le deuxième mouvement Andante con moto (que l’on peut traduire par "aller à pas égaux avec une certaine animation"), « Schubert transposa le lied de ré mineur en sol mineur et réduisit le matériau musicale à un « thème » en deux parties, ensuite développé et modifié en cinq variations » (Klaus Häfner)
Ce deuxième mouvement se structure en cinq variations, en tonalité de sol mineur mise à part la 4ème variation en tonalité de sol majeur.

Franz Schubert, Quatuor à cordes en ré mineur, n° 14, D. 810 "La Jeune Fille et la Mort", deuxième mouvement Andante con moto (extrait) par Erin Lawson, Zacharu Sanders, violon ; David Zitney, alto ; Matthew Harman, violoncelle


Discographie disponible à la Médiathèque de Dole :
Quatuor à cordes en ré mineur D 810 "La jeune fille et la mort" ; Quatuor à cordes en ut majeur D 32 / Franz Schubert, comp. ; Artis Quartet. - Sony Classical, 1993

Trio pour cordes D 581 ; " Eine kleine Trauermusik " D 79 ; Quatuor pour cordes No. 14, D 180 "Das Mädchen und der Tod" [La jeune fille et la mort] / Franz Schubert ; Prazak Quartet ; Kocian Quartet ; Czech Nonet

Quatuor en ré mineur, D 810 "La jeune fille et la mort" ; Mouvement de Quatuor en ut mineur, D 703 / Franz Schubert, comp. ; Quatuor Amadeus. - Deutsche Grammophon, 1983

Quatuors à cordes : D 804, 89, 94, 74, 112, 353, 810 "La jeune fille et la Mort" [enr. sonore] / Franz Schubert, comp. ; Auryn Quartett. - (Complete string quartets ; 1). - CPO

Source : Guide de la musique de chambre / sous la dir. de François-René Tranchefort ; avec la collab. de Adélaïde de Place, Pierre-Emile Barbier, Harry Halbreich, ...[et al.]. - Fayard, 1998. - 995 p. ; 21 cm. - (Les indispensables de la musique)

Ill : La Jeune Fille et la Mort, eau-forte d' Edvard Munch (1894)

3 mai 2008

des Esseintes, héros du roman À rebours de J.-K. Huysmans, hanté par un lied de Schubert

"Les plaintes de la jeune fille"
Il s'était donc résolument écarté de l'art musical, et, depuis des années que durait son abstention, il ne se rappelait avec plaisir que certaines séances de musique de chambre où il avait entendu du Beethoven et surtout du Schumann et du Schubert qui avaient trituré ses nerfs à la façon des plus intimes et des plus tourmentés poèmes d'Edgar Poe.

Certaines parties pour violoncelle de Schumann l'avaient positivement laissé haletant et étranglé par l'étouffante boule de l'hystérie; mais c'étaient surtout des lieders de Schubert qui l'avaient soulevé, jeté hors de lui, puis prostré de même qu'après une déperdition de fluide nerveux, après une ribote mystique d'âme.
Cette musique lui entrait, en frissonnant, jusqu'aux os et refoulait un infini de souffrances oubliées, de vieux spleen, dans le coeur étonné de contenir tant de misères confuses et de douleurs vagues. Cette musique de désolation, criant du plus profond de l'être, le terrifiait en le charmant. Jamais, sans que de nerveuses larmes lui montassent aux yeux, il n'avait pu se répéter "les Plaintes de la jeune fille"[*], car il y avait dans ce lamento, quelque chose de plus que de navré, quelque chose d'arraché qui lui fouillait les entrailles, quelque chose comme une fin d'amour dans un paysage triste.
Et toujours lorsqu'elles lui revenaient aux lèvres, ces exquises et funèbres plaintes évoquaient pour lui un site de banlieue, un site avare, muet, où, sans bruit, au loin, des files de gens, harassés par la vie, se perdaient, courbés en deux, dans le crépuscule, alors qu'abreuvé d'amertumes, gorgé de dégoût, il se sentait, dans la nature éplorée, seul, tout seul, terrassé par une indicible mélancolie, par une opiniâtre détresse, dont la mystérieuse intensité excluait toute consolation, toute pitié, tout repos. Pareil à un glas de mort, ce chant désespéré le hantait, maintenant qu'il était couché, anéanti par la fièvre et agité par une anxiété d'autant plus inapaisable qu'il n'en discernait plus la cause. Il finissait par s'abandonner à la dérive, culbuté par le torrent d'angoisses que versait cette musique tout d'un coup endiguée, pour une minute, par le chant des psaumes qui s'élevait, sur un ton lent et bas, dans sa tête dont les tempes meurtries lui semblaient frappées par des battants de cloches.
Un matin, pourtant, ces bruits se calmèrent; il se posséda mieux et demanda au domestique de lui présenter une glace; elle lui glissa aussitôt des mains; il se reconnaissait à peine; la figure était couleur de terre, les lèvres boursouflées et sèches, la langue ridée, la peau rugueuse; ses cheveux et sa barbe que le domestique n'avait plus taillés depuis la maladie, ajoutaient encore à l'horreur de la face creuse des yeux agrandis et liquoreux qui brûlaient d'un éclat fébrile dans cette tête de squelette, hérissée de poils. Plus que sa faiblesse, que ses vomissements incoercibles qui rejetaient tout essai de nourriture, plus que ce marasme où il plongeait, ce changement de visage l'effraya. Il se crut perdu; puis, dans l'accablement qui l'écrasa, une énergie d'homme acculé le mit sur son séant, lui donna la force d'écrire une lettre à son médecin de Paris et de commander au domestique de partir à l'instant à sa recherche et de le ramener, coûte que coûte, le jour même.
Joris-Karl Huysmans, À rebours (1884), chapitre XV
(édition numérique ABU)


Franz Schubert a composé trois versions de ce lied à partir d'un poème de Schiller : La plainte de la jeune fille = Des Mädchens Klage : D. 6 (1811), D. 191 (1815) et D. 389 (1816).

Ces trois versions ont été éditées chez Naxos :
Franz Schubert, Schiller-Lieder, Vols. 3 and 4 (Maya Boog, soprano ; Ulrich Eisenlohr, piano) (Deutsche-Schubert-Lied-Edition, vol. 18)
On peut écouter ces oeuvres en ligne sur la discothèque Naxos, à laquelle la médiathèque de Dole est abonnée pour en proposer l'accès à ses usagers à distance. La discothéque Naxos et la procédure pour y accéder sont détaillées ici.

Site Naxos Music Library

24 mars 2008

Robert Schumann : "L'oiseau prophète"

Waldszenen op.82 [Scènes de forêt], 7. Vogel als Prophet (1849) [L’oiseau prophète] de Robert Schumann interprété au piano par Wilhelm Kempff (Paris, 1961)

6 mars 2008

Ludwig van Beethoven : Die Geschöpfe des Prometheus : ouverture

Frankenstein (1931), un film de James Whale, avec Boris Karloff

Les Créatures de Prométhée, Op. 43 : ouverture
Les Créatures de Prométhée a été composé entre 1800 et 1801, il s'agit d'un ballet commandé par le chorégraphe italien Salvatore Viganò. Le ballet sera créé à Vienne le 28 mars 1801. De l'oeuvre initiale constituée d'une introduction et de 16 numéros, seule l'ouverture est aujourd'hui donnée en concert.
L'argument du ballet :
"Prométhée, fuyant la colère divine sous forme d'orage, rejoint deux statues d'argile qu'il a modelées et leur donne vie. Mais ses créatures semblent privées d'intelligence et refusent de lui obéir, si bien que, de dépit, il songe un instant à les détruire. Au matin, il a l'idée de leur montrer des fruits et des fleurs ; sensibles à cette beauté naturelle, les créatures acceptent enfin de suivre Prométhée jusqu'au Parnasse où il demande à Apollon de leur instruire et de leur accorder raison et sentiments. Apollon invite alors Euterpe et Amphion (ou Orphée, selon les sources) à jouer. Au son de la harpe, les créatures s'éveillent à la sensibilité et se découvrent homme et femme. Une marche militaire annonce la venue de Mars qui les initie à la danses de boucliers. Mais il est suivi de la mort sous les traits de Melpomène, déesse de la tragédie, qui leur révèle leur destinée de mortels et tue Prométhée pour le punir de les avoir condamnés à une si terrible fatalité. La nuit tombe, les créatures implorent l'aide des dieux. Melpomène disparaît et, sur un geste de Thalie, muse de la comédie et des fêtes, un couple vient relever Prométhée qui prend place parmi les dieux. Les deux créatures s'avouent leur amour, un cortège nuptial se forme, Pan et Bacchus entraînent tout le monde dans une danse joyeuse et chacun loue Prométhée et rend grâce aux Dieux. " (source : lvbeethoven.com)

Prométhée, héros romantique
Un titan, Prométhée (dont le nom signifie « prévoyant »), pour rendre les humains supérieurs aux animaux, les rend capables de marcher debout. Puis il va dérober aux dieux le feu, caché dans un bâton creux. Pour le punir, Zeus le fait enchaîner au sommet du mont Caucase, où un aigle lui dévore chaque jour le foie, ce dernier se reformant sans cesse dans un cycle sans fin. Prométhée sera finalement délivré par Héraclès qui tuera l'aigle.

La figure de Prométhée pose le rapport de la nature régie par Dieu et de la civilisation développée par l’homme, mais aussi l'antagonisme de l’audace et du respect de l'ordre établi dans le contexte d'une l'Europe spectatrice de la Révolution française. (1799 voit l'arrivée de Napoléon Bonaparte au pouvoir)
"Les lectures du mythe de Prométhée s'articulent principalement autour de deux pôles. Le premier présente Prométhée comme un démiurge « maître du feu » et le second le présente comme un apprenti sorcier qui « joue avec le feu »". (fabula.org)
Prométhée est l’aventurier créateur d’une humanité nouvelle, celui qui conduit la civilisation, qui l'éclaire, en porteur de la philosophie des Lumières. C'est aussi l’insurgé vaincu, torturé par le dieu qui le retient captif. C'est celui qui par sa seule connaissance égale la toute-puissance du dieu (Zeus) et arrache aux Dieux (Vulcain, Mercure) une liberté nouvelle acquise avec lascience et la technologie.

En 1818, Mary Shelley écrit Frankenstein ou le Prométhée moderne (en français, en anglais)

La figure de Prométhée inspire également les philosophes socialistes du milieu du XIXe siècle : «La philosophie fait sienne la profession de foi de Prométhée: En un mot, j’ai de la haine pour tous les dieux! Et, cette devise, elle l’oppose à tous les dieux du ciel et de la terre, qui ne reconnaissent pas la conscience humaine comme la divinité suprême... Dans le calendrier philosophique, Prométhée occupe le premier rang parmi les saints et les martyrs». Karl Marx, Démocrite et Epirure (1841)

Pour en savoir plus sur l'oeuvre de Beethoven :
Les Ouvertures de Beethoven : Ouverture des Créatures de Prométhée op.43 par Laurent Marty (resmusica.com)
L'ouverture des Créatures de Prométhée par Laurent Marty (lvbeethoven.com)

Ludwig van Beethoven : "The creatures of Prometheus : overture" par le Vanderbilt Orchestra, dirigé par Matthew Quick (mars 2007)


CD disponible à la médiathèque de Dole : Beethoven : Overtures (Deutsche Kammerphilharmonie, Daniel Harding), Virgin Classics, 1999

27 septembre 2007

Hector Berlioz : Euphonia ou la ville musicale : livre de la semaine

"Euphonia est probablement la nouvelle qui permet le mieux de voir l'originalité de Berlioz conteur romantique et comment s'opére chez lui la jonction entre langage musical et langage littéraire. C'est justement dans cette nouvelle qui est la plus romantique par le débordement de l'imagination, le refus des limites, l'excès, l'ironie et le tragique, que Berlioz parvient enfin à éclater les cloisonnements, les dichotomies musicien-écrivain. Il y a écrit, grâce à son art de conteur, cette musique de l'avenir, cette musique-fiction que les conventions, les habitudes des exécutants et du public de son temps ne lui permettent de réaliser complètement que dans le domaine du fantastique." (Béatrice Didier)

"- Il s'agit, Messieurs, dit-il, d'une nouvelle de l'avenir. La scène se passera en 2344, si vous le voulez bien."

Hector Berlioz, Euphonia ou la ville musicale (1852), Toulouse : Ombres, 1992,(Petite bibliothèque ; 6), 78 p.

Pour en savoir plus sur l'oeuvre littéraire de Berlioz :
http://www.hberlioz.com/BerliozAccueil.html#littéraire