C'est à l'heure où la musique semble être devenu un bien gratuit, que l'on perçoit la valeur des métadonnées permettant l'identification des contenus.
Paris Mix et l'IRMA proposaient, en partenariat avec Cap Digital et Mondomix, une live conférence jeudi 28 avril sur les enjeux des métadonnées. Cette conférence était retransmise sur le site La Musique de Demain via LiveStream, plateforme de diffusion vidéo sur Internet. Les internautes qui suivaient la conférence sur leur écran pouvaient live-tweeter la conférence (c-à-d apporter leurs commentaires sur Twitter) en utilisant le hashtag #M2M1
Rémi Bouton, qui animait cette table-ronde, était entouré d'experts de l'information musicale (entrepreneurs, artistes, membres de sociétés de gestion des droits d'auteur, producteurs, bibliothécaires) s'exprimant en direct ou par entretiens filmés, citons notamment :
Vincent Castaignet, fondateur de Musicovery, membre de Cap Digital
Sam Karpienia, musicien, ancien membre du groupe marseillais Dupain
Pascal Cordereix, Conservateur des bibliothèques, travaillant au département de l'Audiovisuel de la BnF
Hervé Le Crosnier, bibliothécaire, et maître de conférences à l'Université de Caen en sciences de l’information Alain Charriras, musicien, administrateur de l'Adami Jean-François Bert, dirigeant de Transparency, gestion des droits dans l'univers numérique Yvan Boudillet, développement des activités digitales chez EMI Music France
On peut voir et revoir cette conférence sur livestream (avec quelques saccades et latences inhérentes au streaming).
"Es mi hombre" est interprétée par la chanteuse et danseuse Maruja Garrido. Originaire de Caravaca de la Cruz (Murcie), Maruja Garrido s'installa à Barcelone, elle est avec Peret et Antonio González “El Pescailla”, l'une des grandes figures de la rumba catalane. On aura reconnu dans le rôle d'El "hombre" : le peintre et scénariste Salvador Dalí (1904-1989) dans une prestation forcément surréaliste.
"Es mi hombre" est l'adaptation en Espagnol de la chanson "Mon homme" (paroles de Albert Willemetz, Jacques-Charles, et musique de Maurice Yvain) créée par Mistinguett dans les années 20, et reprise par Edith Piaf.
"En cuanto le vi
yo me dije para mi
es mi hombre."
La disparition marquante l'an dernier de Jean Ferrat, et une année 2011 rythmée par de nombreuses célébrations : Georges Brassens (1921-1981), Serge Gainsbourg (1928-1991), Gilbert Bécaud (1927-2001), Charles Trénet (1913-2001), Yves Montand (1921-1991) permettent de mesurer à quel point la chanson, ses auteurs, compositeurs et interprètes forment une composante essentielle de la culture française.
... et la chanson européenne ?
On peut supposer que la chanson populaire soit également un élément culturel important dans les autres pays d'Europe. Mais à l'heure où nous sommes rassemblés sous le même drapeau bleu cerclé d'étoiles dorées, que connait-on aujourd'hui du patrimoine de la chanson des vingt-six autres pays avec qui nous formons l'Union Européenne ?
Bien peu : le Concours Eurovision de la Chanson !
Ne peut-on espérer d'autre scène culturelle pour les musiciens et les artistes de la chanson en Europe ? L'une des raisons de cette méconnaissance, voir de cette ignorance, est certainement la barrière de la langue : vingt sept pays, soit vingt trois langues officielles, et cela sans compter de nombreuses autres langues, et dialectes régionaux.
La diversité est une richesse
Dans ce contexte, les bibliothèques, en tant qu'acteurs de la diversité culturelle, doivent plus que jamais contribuer à faire découvrir, en dehors des "musiques de consommation courante", les artistes dont les oeuvres ont marqué une époque, une génération, l'histoire d'un pays.
Cseh Tamás, le Brassens hongrois
C'est en lisant Hangtárnok, l'excellent blog de la bibliothèque musicale d'Eger (Hongrie) que nous avons découvert le chanteur Cseh Tamás (1943-2009). Une vidéo le montre jeune, dans les années 70, interprétant "József Attila". En consultant l'article de Wikipédia en langue Magyar (grâce à l'aide précieuse bien qu'imparfaite de Google Trad) on peut juger de l'importance de cet artiste et de la très grande estime dont il bénéficie encore aujourd'hui en Hongrie. Nous avons demandé à Trinity, la rédactrice du blog d'avoir la gentillesse de nous présenter une chanson de Cseh Tamás. Elle a choisi "Amikor Désiré munkásszálláson lakott" :
Mediamus : Pourrais-tu me dire en quelques mots pourquoi la chanson "Amikor Désiré munkásszálláson lakott" est importante pour toi. Quelle histoire raconte-t-elle ? Quel est le sujet de cette chanson ?
Trinity (réponse traduite de l'anglais) : Ce n’est pas si facile. Cette chanson fait partie du concept album Antoine és Désiré (1978) (Antoine et Désiré). C’est ma chanson préférée de l’album, parce qu’elle est ironique et drôle.
Cseh Tamás est un chanteur et un musicien qui a écrit des chansons avec Géza Bereményi dans les années 70. Géza Bereményi (1946-) est un réalisateur de cinéma hongrois, un écrivain et un très bon parolier. Les noms de Cseh Tamás et de Géza Bereményi sont étroitement liés à la culture de l’époque des années 70. Les deux artistes dans leur activité professionnelle subissaient alors le poids du système socialiste sous le régime de János Kádár. Leurs chansons sont comme le journal d’humeur de la vie quotidienne de l’époque.
Leur première chanson était “Az ócska cipő” (La vieille chaussure), la mélodie étant française alors Bereményi trouva les noms d’Antoine et de Désiré. Antoine et Désiré sont deux amis, c'est la métaphore d’une génération ayant deux choix déterminants : celui de l’intégration sociale ou de la dissidence et de la marginalité. A propos de ces deux personnages, la pochette intérieure du disque donne des indications biographiques précises afin de nous permettre de mieux les connaître : Désiré (c’est seulement son surnom) s’appelle en fait Dezső Balogh, il est né à Chemnitz en 1944 (la ville de République démocratique allemande avait été renommée Karl Marx Stadt entre 1953 et 1990). En 1946, sa famille retourna au pays. Il alla au Lycée à Budapest, puis il vécu ici et là. Dans la chanson, Désiré vit dans un foyer de travailleurs, il rencontre Antoine…
"Amikor Désiré munkásszálláson lakott" (Antoine et Désiré, travailleurs en résidence)
Cette chanson qui est la plus joyeuse de l’album décrit une aventure rocambolesque. L'histoire se passe dans la ville de Pécs, connue pour sa mine d’uranium. Des travailleurs en résidence hissent une femme appelée Ica à l'aide de draps noués par la façade de leur foyer jusqu'au 4ème étage pour l’accueillir dans leur chambrée et la gardent cachée à l'insu de la surveillance des gardiens de sécurité. Cette femme devient la seule femme de leur vie. Cet épisode burlesque est représentée dans le clip ci-dessous datant des années 80.
Varga Miklós - Munkásszállás
Amikor Désiré a munkásszálláson lakott
Néhány lepedőt összekötve
Leeresztettünk a földszintre
És egy Ica nevű nőt így húztunk fel
Felhúztuk Icát a negyedikre
Én, a Feri meg a Bíró Imre
A rendészek így nem láthatták meg
Örvendezett a munkásszállás
Megszűnt a nők utáni rohangálás
Végre szereztünk egy állandó nőt
Mondta is nekünk a Bíró Imre
Bátor nő, mert a negyedikre
Gyáva nő nem is merészkedne fel
És igaza lett az Imrének
Mert egy hét múlva a rendészek
Mikor lebuktunk,
megdicsérték Icát
Az még csak hagyján, hogy kibírta
Hogy egy emelet birtokolja
És az is hagyján,
hogy szekrényben élt
Ám az mégiscsak meghökkentő
Hogyan mászhatott fel egy
szegény nő
A munkásszállás legtetejére
[Nahát erre aztán tényleg
mondtuk nekik, hogy]
Néhány lepedőt összekötve
Leeresztettünk a földszintre
És szegény Icát mi így húztuk fel
[Huh!]
Így húztuk Icát a negyedikre
Én, a Feri meg a Bíró Imre
És egy szekrényben rejtegettük őt
Elvitték Icát a rendészek
Kit az emelet így becézett
Te vagy a legelső állandó nő itt
Szomorkodott a munkásszállás
Jöhet a nők utáni rohangálás
Elment az egyetlen nő, ki állandó
J’aime l’allure poétique, à sauts et à gambades [...]
Mille poètes traînent et languissent à la prosaïque ; mais la meilleur prose ancienne (et je la sème céans indifféremment pour vers ) reluit partout de la vigueur et hardiesse poétique, et représente l’air de sa fureur. Il lui faut certes quitter la maîtrise et prééminence en la parlerie. Le poète, dit Platon, assis sur le trépied des Muses, verse de furie tout ce qui lui vient en la bouche, comme la gargouille d’une fontaine, sans le ruminer et peser, et lui échappe des choses de diverse couleur, de contraire substance et d’un cours rompu. Lui-même est tout poétique, et la vieille théologie, poésie, disent les savants, et la première philosophie . C’est l’original langage des dieux.
Montaigne - Les Essais, livre III, chap.9 [Passage cité par Georges Izambard dans une lettre à Arthur Rimbaud] Kraftwerk - Trans europe express (1977)
Kraftwerk est un groupe allemand de musique électronique originaire de Düsseldorf fondé en 1970 par Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter. En 1974, le duo est rejoint par Wolfgang Flur et Karl Bartos. Aujourd'hui, on considère Kratfwerk comme l'un des groupes les plus inluents dans l'histoire de la Techno Music.
Article Wikipédia en français, en allemand
Brigitte Fontaine - Le Nougat (1989)
Brigitte Fontaine, née en 1940 à Morlaix, est une auteur-compositeur-interprète, comédienne française. Elle commence sa carrière au début des années 60 avec Jacques Higelin et avec son compagnon, le musicien Areski Belkacem qui signe la musique du présent titre. La vidéo musicale a été réalisé par Olivia Clavel (Bazooka). page sur le site Universal Music
Article Wikipédia
The Associates - Those First Impressions (1984)
The Associates est un groupe de new wave écossais fondé à Dundee en 1979 autour du chanteur Billy Mackenzie et du guitariste Alan Rankine. Les deux musiciens avaient commencé en duo en 1976 sous le nom de The Ascorbic Ones. Le succès rencontré par le groupe dans la première partie des années 80, s'éclipsera dans les années 90, jusqu'au suicide de Billy Mackenzie en 1997. Quant à Alan Rankine, il est aujourd'hui maitre de conférence au Stow Collège de Glasgow, il a travailler avec le groupe Belle & Sebastian sur l'album Tigermilk.
Article Wikipédia en français, en anglais
Didier Ducrocq / Philippe Guinet - L'araignée et l'ortie
Poème de Victor Hugo tiré des "Contemplations". Musique de Didier Ducrocq, Philippe Guinet. Interprétation : Philippe Guinet Didier Ducrocq et Philippe Guinet produisent le spectacle Hugo For ever en mettant en musique (pop/world/slam/rock) des poésies de Victor Hugo. Asmahan Layali (أسمهان) - امتى حتعرف [Quand le saurez-vous ?] (1944)
Extrait du film Gharam Wa Intiqam [Amour et vengeance] (1944) de Youssef Wahby.
De son vrai nom Amal El Atrach Druze, Asmahan (أسمهان) (1944-1918) est une chanteuse et actrice égyptienne d'origine Syro-Libanaise. Elle était la sœur de Farid El Atrache.
Musique : Mohamed El Qasabgi - Paroles : Mamoun El Shenawy
« La poésie est l’ambition d’un discours qui soit chargé de plus de sens et mêlé de plus de musique que le langage ordinaire n’en porte et n’en peut porter. »
Variété , 1921
Paul Valéry (1871-1945) est un écrivain, et philosophe dont la poésie s'inscrit dans le prolongement du mouvement symboliste, plus particulièrement dans l'héritage du projet mallarméen : " [...] « Que peut un homme ?». Dans la conception et la poursuite de cette recherche, musique, mystique et mathématiques ont constitué pour Valéry des expériences formatrices. Toutes les trois ont présidé, dans la dernière décennie du dix-neuvième siècle, à la genèse même de son Système. La musique, alors incarnée à ses yeux par le « dieu Richard Wagner», figure d'emblée l'art suprême [...] La grande affaire pour les poètes disciples de Mallarmé est de "reprendre à la musique [leur] bien", acte de défense autant que d'imitation par lequel ils cherchaient à définir une esthétique adéquate à leur désir : l'état poétique devait être calculé avec une exactitude quasi-scientifique."
Alain Buisine, Paul Valéry : Musique, Mystique, Mathématique (1993)
Cheer up, Brian. You know what they say:
Some things in life are bad,
They can really make you mad,
Other things just make you swear and curse,
When you're chewing life's gristle,
Don't grumble,
Give a whistle
And this'll help things turn out for the best.
And...
Always look on the bright side of life.
[siffle] (bis)
If life seems jolly rotten,
There's something you've forgotten,
And that's to laugh and smile and dance and sing.
When you're feeling in the dumps,
Don't be silly chumps.
Just purse your lips and whistle.
That's the thing.
And...
Always look on the bright side of life.
[siffle] [bis)
For life is quite absurd
And death's the final word.
You must always face the curtain with a bow.
Forget about your sin.
Give the audience a grin.
Enjoy it. It's your last chance, anyhow.
So,...
Always look on the bright side of death,
[siffle] (bis)
Just before you draw your terminal breath.
[siffle] (bis)
Life's a piece of shit,
When you look at it.
Life's a laugh and death's a joke it's true.
You'll see it's all a show.
Keep 'em laughing as you go.
Just remember that the last laugh is on you.
And...
Always look on the bright side of life.
[siffle] (bis)