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23 juillet 2011

My favorite saxophone tunes



par @macimo


Cette sélection de titres interprétés par des saxophonistes d'aujourd'hui que j'apprécie, est placée sous le signe d'un hommage aux aînés (James Carter / Lester Young, Paquito D’rivera / Chucho Valdéz, John Zorn / Ennio Morricone et Neal Hefti, Stefano di Battista / Charlie Parker) avec pour finir une échappée vers d'autres horizons et d'autres sonorités... c'est l'été :-)

Découvrez la playlist My favorite saxophone tunes


James Carter
Saxophoniste américain né à Détroit en 1969, il commence à jouer du saxophone à 11 ans, et enregistre son premier album en 1989. Son premier album, JC On The Set (1991), le fait immédiatement reconnaître comme un des saxophonistes les plus innovant de sa génération. ... (wikipédia)

le titre : Soul street : réputé pour être un grand jazzman James Carter est aussi un formidable musicien de soul music

l'album : Live at Baker's Keyboard Lounge / James Carter, saxophones soprano, ténor, baryton ; Oscar Pettiford, Jimmy Forrest, Eddie Harris, Vernon Duke, Don Byas, Leonard Feather, Gary McFarland, George Duvivier, compositeurs ; Gerard Gibbs, organ ; David Murray, saxophone ténor ; Franz Jackson, saxophone ténor, voix ; Dwight Adams, trompette ; Kenn Cox, piano ; Larry Smith, saxophone alto ; Johnny Griffin, saxophone ténor ; Ralphe Armstrong, contrebasse ; Leonard King, Richard ″pistol″ Adam, batterie. - Warner, 2004

le titre : Lester leaps in : un hommage à Lester Young

l'album : Conversin' With The Elders / James Carter, saxophones basse, alto, ténor, baryton ; Buddy Tate, clarinette, saxophone ténor ; Hamiet Bluiett, saxophone baryton ; Harry "Sweets" Edison, Lester Bowie, trompette ; Craig Taborn, piano ; Tani Tabbal, batterie. - Atlantic Records, 1996

Julien Loureau
Saxophoniste de jazz français né en 1970. Julien Loureau est le fils du sociologue René Lourau. Julien Lourau fait ses premières armes dans le groupe Trash Corporation avec le guitariste Noël Akchoté et le pianiste Bojan Zulfikarpasic, groupeavec une énergie très rock et un son très free... (wikipédia)

le titre : Diaspora

L'album : Diaspora / Julien Lourau, saxophone ; Laurent Coq, piano ; Thomas Bramerie, contrebasse ; Otis Brown III, batterie. - Naïve, 2009
Avec "Quartet Saïgon" , le saxophoniste Julien Lourau revient aux fondamentaux. Ce nouvel album est un pur disque de jazz qui surprendra ceux qui ont suivi ses précédents projets. Ici, pas de funk, de rythmes afros ou de sonorités latinos. Julieu Lourau expérimente pour la première fois la formule du quartet à laquelle il rend hommage. (france info)


Joshua Redman
Saxophoniste américain né le 1er février 1969 à Berkeley, Californie. Fils du saxophoniste Dewey Redman.Il sort diplômé de l'université d'Harvard en 1991, et remporte la Thelonious Monk International Jazz Saxophone Competition la même année et commence à se consacrer à sa carrière musicale... (wikipédia)

le titre : East of the Sun : Ce morceau nous fait apprécier le son chaleureux et le phrasé extraordinaire de Joshua Redman

l'album : Back East. - Nonesuch, 2007
Back East, paru le 24 avril dernier sur l'étiquette Nonesuch, est le premier enregistrement acoustique de Joshua Redman en trio depuis son album Passage of Time datant de 2001. Avec trois sections rythmiques différentes et des invitées de marque, dont Dewey, le père de Joshua, qui malheureusement est décédé peu de temps après que cet album fut complété.Back East marque un changement pour Redman par rapport à ses albums précédents avec le Elastic Band qui distillaient un son manipulé plus groovy et funky ou ses collaborations avec le SF Jazz Collective.(Jazz frisson)

Paquito D’rivera
Clarinettiste et saxophoniste cubain, né à La Havane en 1948. Enfant prodige, expert du saxophone alto, il est aujourd'hui un des grands noms du Latin Jazz... (wikipédia)

le titre : Chucho : un hommage au pianiste cubain Chucho Valdes

l'album : Blowin'. - Columbia, 1981.
Premier enregistrement américain de Paquito D'Rivera après son départ de Cuba. Un lineup impressionnant avec notamment le pianist Hilton Ruiz, le contrebassiste Eddie Gomez et le batteur Ignacio Berroa.


John Zorn
Né le 2 septembre 1953 à New York, est un saxophoniste alto, clarinettiste, producteur et compositeur américain.Il est l'auteur de nombreuses œuvres explorant une grande variété de genres parmi lesquels le jazz, le death metal, le punk hardcore, la musique classique, le klezmer, la musique de films et de cartoon, ou encore la musique improvisée... (wikipédia)
le titre : The Sicilian Clan : une interprétation originale de la célèbre musique de film composée par Ennio Morricone

le titre : Batman : une (re) composition de John Zorn, largement inspirée du thème original composé en 1966 par le jazzman Neal Hefti

l'album : Naked city : John Zorn, saxo alto ; Bill Frisell, guit. ; Wayne Horwvitz, claviers ; Fred Frith, guit. basse ; Joey Baron, batt. ; Yamatsuka Eye, chant. - Elektra/Nonesuch, 1988
Naked City est « l'un des projets les plus ambitieux » du saxophoniste-compositeur-producteur John Zorn1. La formation est composée de Bill Frisell (guitares), Fred Frith (basse), Joey Baron (batterie), Wayne Horwitz (claviers), avec des apparitions vocales de Yamatsuka Eye et de Mike Patton. La particularité de ce groupe est de pouvoir passer du jazz au punk rock en passant par la bossa nova et le death metal avec une grande virtuosité. Naked City est un tour d'horizon d'une bonne partie de la musique contemporaine... (wikipédia)

Stefano Di Battista
Saxophoniste alto et soprano italien né le 14 février 1969 à Rome. Fortement inspiré par les grands classiques des 50’s et 60’s du label Blue Note, ce saxophoniste italien, au son chaleureux, développe un style néo hard bop... (wikipédia)

les titres : Parker’s mood, Laura : à l’instar de son prodigieux aîné auquel il rend si bien hommage, Stefano Di Battista est un formidable interprète de blues et de ballades.

l'album : Parker's Mood / Stefano Di Battista, saxophone alto ; Kenny Barron, piano ; Rosario Bonaccorso, contrebasse ; Herlin Riley, batterie ; Flavio Boltro, trompette. - Blue Note, 2005

Soil & "Pimp" Sessions
Groupe de jazz japonais énergique commençant à accéder à une reconnaissance internationale. Le groupe est composé de six membres: Shacho («agitateur»), Tabu Zombie (trompette), Motoharu (sax), Josei (claviers), Akita Goldman (contrebasse) et Midorin (batterie)... (wikipédia)

le titre : Storm

l'album : Planet Pimp. - Brownswood, 2008
Le jazz de Soil & Pimp Sessions oscille entre explosion et… explosion. Pas de temps mort en effet durant Planet Pimp. Les saxo et trompettes virevoltent. Dès le début de l’album, ça pétarade dans tous les sens. (goûte mes disques)

Emile Pru'homme
Fils d'un boucher qui travaille aux Abattoirs de La Villette, Emile Prud'homme aborde la musique à 6 ans avec la piano, sur les conseils de sa maman. C'est un échec : l'instrument qui le motive, c'est l'accordéon de l'Oncle Fernand. Il lui faudra pourtant attendre ses 17 ans pour recevoir sa première "boîte à punaise" (cadeau du tonton). (Accordéons-nous)

Titre : Toboggan parisien : car comme chaque été, il y a le Tour de France !

Et pour finir un trompettiste !

Nils Petter Molvær
Trompettiste, compositeur, et producteur norvégien, né à Sula le 18 septembre 1960.Il est considéré comme un pionnier du nu jazz et en particulier de la fusion entre jazz et musique électronique, avec son album Khmer, sorti en 1997 sur le label ECM... (wikipédia)

le titre : exhumation

Album : Hamada. - Sula Records : Universal, 2009
L’inspiration du jazzman norvégien ne connait pas la sécheresse, comme le prouve ce nouvel album dont le titre signifie "mort" en arabe, et qui est aussi un terme géologique pour qualifier un type bien précis de désert. Mais dans le jazz scandinave, l’herbe semble toujours plus verte qu’ailleurs... (m-la-music)

26 mars 2010

Frédéric Chopin (1810-1849) : Etude nº 12 en ut mineur

par @macimo

Durant les années 1830, Frédéric Chopin composa 27 études. L'opus 10 constitué de 12 études dédié à Franz Liszt fut publié en 1933. L'opus 25 réunissant également 12 études dédié à la Comtesse Marie d'Agoult fut publié en 1937. Enfin, 3 nouvelles études furent écrites en 1839 comme contribution à la Méthode des méthodes, un ouvrage de Ignaz Moscheles et François-Joseph Fétis.
Destinées à un usage pédagogique, ces études sont de véritables œuvres de concert.

L'étude révolutionnaire
1830 en France est l'année de la Révolution de Juillet, appelée également les Trois Glorieuses, qui voit l'abdication de Charles X et, après une période de trouble, le début du règne de Louis-Philippe. 1830 marque également en Pologne, un soulèvement national contre la Russie pendant l'insurrection de novembre 1830 .
Durant le mois de juillet 1831, alors qu’il revient de Stuttgart, et se rend à Paris, Chopin apprend l'écrasement par les troupes russes de l'insurrection polonaise, et la chute de Varsovie. Fou de colère, il improvise une première esquisse de ce qui allait être « l’étude révolutionnaire » surnommée ainsi en raison de son caractère héroïque et tempétueux.
Réputée difficile, surtout pour la main gauche, cette étude est certainement l’une des plus connue.


Sviatoslav Richter interprétant l'Étude Révolutionnaire de Fréderic Chopin


Frédéric Chopin - Etude n° 12 en do mineur, opus 10

source : IMSLP/Petrucci Music Library: Free Public Domain Sheet Music
http://imslp.info/files/imglnks/usimg/9/9f/IMSLP00316-Chopin_-_OP10_12.PDF

Partition
Études [mus. imprimée] = Etüden / Fréderic Chopin ; Ewald Zimmermann, Ed. ; Hermann Keller, doigtés. - G.Henle Verlag, [S.d.]. - 127 p. ; 31 cm.
Disque compact
Études Op. 10, Nos. 1-12 ; Etudes Op. 25 Nos. 1-12 ; 3 nouvelles études [enr. sonore] / Frédéric Chopin ; Nikolai Lugansky, p. - Erato, 2000

Article Wikipédia : Les études de Chopin

6 mars 2010

Le Bebop. Une histoire du Jazz. 1ère époque (6/6)

par @macimo


(Charles Mingus - Thelonious Monk - Charlie Parker)

Dans les années 40, perpétuant la tradition des jam sessions, de jeunes musiciens qui jouaient dans les big bands prirent l’habitude de se réunir en petit comité afin d’expérimenter une musique plus aventureuse que celle qu’ils pratiquaient au sein de ces grandes formations.
Parmi eux, le trompettiste Dizzy Gillespie, le saxophoniste Charlie Parker, le pianiste Thelonious Monk, le batteur Max Roach conçurent une nouvelle façon de jouer le jazz : le bebop.

Le terme bebop est une onomatopée scattée : be-bop, re-bop
Le scat étant une forme d’improvisation vocale où l'on chante des onomatopées à la place des paroles.

About this sound Jouez les notes


Ce courant musical émergea à New York, plus précisément au Minton’s Playhouse, un club de jazz de Harlem, où se produisaient Kenny Clarke, Thelonious Monk, Dizzy Gillespie et Charlie Christian au tout début des années 40.



Invention et virtuosité
Le bebop va bousculer très fortement l’univers du jazz, portant au plus au point la quête de liberté et le dépassement des limites, en exigeant des musiciens une grande virtuosité et un sens aigu de l’improvisation. Le thème musical sert de prétexte au développement de chorus improvisés sur la trame harmonique des standards.
Les musiciens de bebop vont donner au jazz ses lettres de noblesse, ce n'est plus seulement une musique de danse et de distraction, mais une musique d’avant-garde que l'on écoute avec attention.


Bebop fashion
Le bebop participa aussi à l’émancipation des mentalités et influença différents domaines de la culture afro-américaine dont la mode vestimentaire : le béret basque, les lunettes à grosse monture, le pantalon ample, la veste large et la barbiche en étaient les accessoires principaux.


Bird ou le prix de la liberté
Poussant cette quête d’absolu à son paroxysme, le saxophoniste Charlie Parker (1920-1955), surnommé Bird, sombra dans les paradis artificiels au terme d’une carrière éclaire. Mais ce qu’il apporta au jazz fut reconnu assez tôt :un célèbre cabaret new-yorkais qui ouvrit en 1949, fut baptisé Birdland en son honneur.

Sites web

Disques
  • Birth of Be Bop : Whichita - New York : 1940-1945. - Frémeaux
  • Bebop spoken. 3 volumes (confirmation, tempus fugit, disorder at the border). - Proper records, 2000
  • 1947-1949 / Dizzy Gillespie and his Orchestra. - Classic Records
  • The Quintessence New-York - Chicago 1940-1947 / Dizzy Gillespie. - Frémeaux
  • Bird and Diz Charlie Parker ; Dizzy Gillespie. - Verve, 1997
  • Pleyel Jazz Concert 1953 / Dizzy Gillespie Quintet. - Vogue, 1996
  • Dizzy Gillespie par Isabelle Leymarie
  • Charlie Parker par Christian Gauffre et Jean-Louis Chautemps. - Vade Retro, 1997
  • The Quintessence New-York - Hollywood 1942-1947 / Charlie Parker. - Frémeaux
  • Groovin' High / Dizzy Gillespie. - SPA, 1992
  • Gillespiana / Dizzy Gillespie and His Orchestra. - Verve
  • Complete Savoy Masters Charlie Parker
  • Clifford Brown and Max roach at Basin Street. - Emarcy, 1990
  • Max / Max Roach. - Chess Mates
  • Memorial Album / Clifford Brown. - Blue Note, 1998
  • The Fabulous Fats Navarro. volumes 1 & 2. - Blue Note, 2000
  • 1947-1949 / Fats Navarro. - Classic records, 2000
  • The Amazing Bud Powel. - Blue Note
  • Bud! / Bud Powell. - Blue Note, 2002
  • Live at the It Club / Thelonious Monk. - Columbia, 1998
  • Genius of the Modern Music / Thelonious Monk. - Blue Note
Livres
  • Le B-A-Be du Bop / André Hodeir. - Rouge Profond, 2003
  • Parker's mood / Alain Tercinet. - Paris : Parenthèses, 1998
  • Dizzy Gillespie / Dany Gignoux. -Ed. du Choucas, 1995
Partition
  • Best of bebop 10 bebop classics : book for Bb, Eb and C instruments / Mark Taylor- Hal Leonard Europe
Films
  • Bird, un film de Clint Eastwood avec Forest Whitaker, Diane Venora, Keith David
  • Charlie Parker, un film de Gary Giddins et Kendrick Simmons

26 février 2010

Le swing et la Big Band Era . Une histoire du Jazz. 1ère époque (5/6)

par @macimo

Une manière d’interpréter le jazz
Le swing c’est le balancement caractéristique de la musique de jazz obtenue en jouant les croches de façon ternaire et en accentuant toujours la partie faible du temps. Le fameux cha ba da ba da ba, une pulsation marquée généralement par la cymbale charleston.

L’ère des grands orchestres
Le swing désigne une période faste pour le jazz. Appelée middle jazz ou swing era cette période commence à la fin des années 20 et se poursuit jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, marquant l’âge d’or et l’apogée des big banBuild your own custom video playlist at embedr.comds.



Un big band est un orchestre composé d’au moins 10 musiciens
Entre 1930 et 1945, le nombre se stabilise autour d’une quinzaine des musiciens, organisés en sections :
  • anches : trois à cinq saxophones,
  • trompettes : de deux à cinq,
  • trombones : deux ou trois,
  • section rythmique : piano, contrebasse, guitare, batterie et autres percussions.
Ce format dit classique est encore assez souvent privilégié par les orchestres qui se consacrent a ce répertoire.

Le Swing, une des premières musiques urbaines
Après la fermeture des bars de Storyville, le quatier réservé de la Nouvelle-Orléans en 1917, les musiciens se voient forcés d'émigrer dans les grandes métropoles du Nord : Kansas City, Chicago, New York.

Kansas City et la prohibition

Située au confluent des rivières Missouri et Kansas, Kansas City, appelée la nouvelle Storyville, était dans les années 1930 une ville multiculturelle , dynamique et prospère. Cette prospérité était due en partie à la politique du Maire de l’époque, Tom Pendergast qui accordait quelques libéralités quand à la réglementation concernant les débits de boisson. Cette permissivité ne fut pas sans conséquence quand à l’attrait que la ville exerça sur le public et les musiciens de Jazz . On pouvait notamment y entendre l’orchestre de Count Basie, (formé à partir de plusieurs groupes de la ville) dans lequel évoluèrent des solistes comme Herschel Evans et Lester Young.

Chicago

A Chicago (Illinois), les offres d’embauche étaient dés le début des années 20 plus importantes.
C’est dans cette ville que l’orchestre typique de la Nouvelle-Orléans va petit à petit se transformer, confronté à un nouveau public plus urbain.
La section des saxophones va prendre de l’importance, et l’instrument deviendra également soliste.
La contrebasse et la guitare remplacent désormais le tuba et le banjo.
Des jeunes musiciens de la middle class blanche s’intéressent à cette musique créant ainsi un style plus policé et commercial et qui va plaire au public blanc qui fréquentait les dancing de Chicago. Le clarinettiste Benny Goodman, natif de Chicago, faisait parti de ces musiciens.

New York

Le Jazz est né à la Nouvelle-Orléans, il a grandi à Chicago mais c'est à New York que l'histoire du swing va prendre son essor avec le big band de Fletcher Henderson dès la fin des années 20.
Durant cette période le Cotton Club accueille l’orchestre de Duke Ellington et celui de Cab Calloway.
Car la musique swing doit être comprise d’abord comme une musique de danse, elle accompagne de nombreux pas à la mode : boogie-woogie, jive, suzie Q, etc.
L’utilisation de la radio favorisa considérablement la popularité de cette musique.

Los Angeles

La Californie, en particulier Los Angeles, est depuis le début du XXe siècle est un des hauts lieux du Jazz. Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Californie connaît un fort boom économique et l'activité des clubs de Jazz se fait plus intense Des grands orchestres à la musique audacieuse apparaissent comme l'orchestre de Woody Herman avec son Second Herd et celui de Stan Kenton. Ces deux formations vont compter en leur sein beaucoup de futures vedettes du Jazz West Coast. Wikipédia, Jazz West Coast

Le big band, facteur de mixité raciale ?
La lente dissolution de la ségrégation raciale s'amorça chez les musiciens au milieu des années trente, quand Benny Goodman engagea le pianiste Teddy Wilson, le vibraphoniste Lionel Hampton et le guitariste Charlie Christian.

La fin des big bands
Après avoir connu un immense succès la plupart des grandes formations orchestrales vont péricliter pour des raisons économiques à la fin des années 40, laissant la place à des formations plus réduites appelées combos.


Articles Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Swing_%28courant%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_band

Disques
  • Grands orchestres Duke Ellington, Count Basie, Benny Goodman
  • Swing : era big bands, 1934-1947
  • Duke Ellington and his orchestra 1930
  • At Carnegie Hall 1938 Benny Goodman
  • Jazz dance music : 1923-1941. - Frémeaux et Associés
  • Cotton Club : Harlem 1924 - Broadway 1936. - Frémeaux et Associés
  • Cab Calloway.- Masters of jazz
  • Duke Ellington and His Orchestra 1924-1927. - Classics
  • Benny Goodmanat Carnegie Hall 1938. - Columbia

Méthodes partitions
  • Easy piano / Ellington ; Arr. by John Brimhall. - Warner Bros.
  • Benny Goodman Swing Classics : Clarinet solos with piano accompaniment - Hal Leonard.
  • Méthode de clarinette : du swing au be-bop [mus. imprimée]. / Michel Pellegrino. - HL music
Films et Concerts en DVD
  • Count Basie at Carnagie Hall, 1981
  • Kansas city (1996) un film de Robert Altman ; Avec Michael Murphy, Miranda Richardson, Harry Belafonte. [Evocation de Kansas City, ville de tous les dangers, dans les années trente à travers les aventures d'une jeune télégraphiste qui kidnappe la femme d'un homme politique influent, afin d'obtenir la libération de l'homme qu'elle aime, petit malfrat tombé dans les griffes des gangsters.]

20 février 2010

Jazz et comédies musicales. Une histoire du Jazz. 1ère époque (4/6)

par @macimo
"La comédie musicale est un genre théâtral, mêlant comédie, chant et généralement danse.
Apparue au XXe siècle, elle se situe dans la lignée du mariage du théâtre et de la musique classique qui avait donné naissance aux siècles précédents au ballet, à l'opéra, à l'opéra-bouffe et à l'opérette. elle s'est particulièrement développée aux États-Unis, se dissociant à partir des années 1910 du genre classique par l'intégration de musiques « nouvelles » comme le jazz. De fait, le terme évoque de nos jours principalement les États-Unis et plus spécialement Broadway." (Wikipédia)

La comédie musicale américaine constitue un vaste répertoire d’œuvres écrites essentiellement entre les années 1920 et 1960 par une génération exceptionnelle de paroliers et de compositeurs. De ce vivier de talents ont émergé des noms internationalement célèbres comme Irving Berlin (1888-1989), George Gershwin (1898-1937), Cole Porter (1891-1964), mais aussi le compositeur Kurt Weill (1900-1950)
Dès les années 30, les artistes jazz furent les premiers à réinterpréter ce répertoire. Chanteurs, musiciens, formations, orchestres, tous s’emparèrent de ces standards pour imprimer leur style personnel sur des airs à la mode.

Broadway
Situé au niveau de Times Square, Broadway est le quartier des théâtres de New York. Dans les années 1920 il se jouait plus de 200 pièces et comédies musicales par an dans le secteur. Il doit sa réputation mondiale aux comédies musicales qui y tiennent le haut de l'affiche.


« Tea for two, and two for tea... »
Vincent Youmans (1898-1946) n’avait pas 30 ans lorsqu’il composa la partition de No, no, Nanette (1925).
Cette comédie musicale en 3 actes, sur un livret d'Otto Harbach et de Frank Mandel et des paroles d'Otto Harbach et d'Irving Caesar, raconte l'histoire de Nanette. Jeune protégée du millionnaire Jimmy Smith, Nanette est amoureuse de Tom Trainor, neveu de l'avocat Billy Early dont la fonction est de favoriser le mécénat que Mr Smith exerce pour les jeunes comédiennes pleine de talents. Cette comédie légère sert de support à un spectacle mené tambour battant avec ses entrées et sorties de boys et de girls.
De cette comédie musicale un peu oubliée, il reste un air mémorable, tea for two, bien connu de tous les cinéphiles du dimanche soir. :-)



Quels standards de jazz également hérités des comédies musicales :
  • The Man I Love de George Gershwin - Strike Up the Band, (1927)
  • I got rhythm de George Gershwin - Treasure girl (1928)
  • But Not for Me de George Gershwin - Girl Crazy (1930)
  • Over the rainbow de Harold Arlen - The Wizard of Oz (film de 1939)
  • All the Things You Are de Jerome Kern - Very Warm for May (1939)
  • April in Paris de Vernon Duke - Walk A Little Faster (1932)
  • My Foolish Heart de Victor Young dans le film du même nom (1949)
  • All of You de Cole Porter - Silk Stockings (1954)

Ressources web

http://fr.wikipedia.org/wiki/Com%C3%A9die_musicale
http://fr.wikipedia.org/wiki/Broadway_Theatre
http://en.wikipedia.org/wiki/Musical_theatre
http://en.wikipedia.org/wiki/Lists_of_musicals

Disques
  • From Gershwin's time : the original sounds of George Gershwin 1920-1945 : featuring selections from Gershwin's great Broadway and Hollywood scores / George Gershwin ; AL Jolson, Yan & Schenck, Arthur Lange's Orchestra... [et al.]. - Sony Classical, 1998
  • To Broadway from Hollywood . Volumes 1-3 / George Gershwin. - IMP, 1998
  • George and Ira Gershwin in Hollywood : motion picture soundtrack anthology. - Turner, 1997
  • An American in Paris - Singin' in the rain / music by Nacio Herb Brown, Roger Edens, George Gershwin ; Gene Kelly, Frank Sinatra, Debbie Reynolds... - Blue Moon, 1995
  • An American in Paris : original motion picture soundtrack / to the music of George Gershwin ; avec Gene Kelly, Leslie Caron, Oscar Levant, Georges Guetary, ... - Turner : EMI, 1996
  • Judy Garland. 4 volumes : Pigskin Parade (1936), The Wizard of Oz (1939), Ziegfeld girl (1941), For me and my gal (1942), Girl crazy (1943), Meet me in Saint Louis (1944) - IMP, 1995
  • Wonderful town (1954) de Leonard Bernstein, comp. ; Kim Criswell (Ruth), Audra Mc Donald (Eileen), chant... ; Sir Simon Rattle, dir. - EMI music internationa, 1999
Partitions
  • Unforgettable : the magic of the musicals : 31 of the most memorable hits... : piano solos. - Wise Publications, 1998
  • Show tunes : you've always wanted to play : easy tunes for piano solo. - Chester Music, 2000
Comédies musicales hollywoodiennes
  • Le chanteur de jazz [= The jazz singer] (1927), un film d'Alan Crosland, avec Al Jolson
  • The Gay Divorcee (1934) de Mark Sandrich, avec Fred Astaire, Ginger Rogers
  • Top hat (1935) de Mark Sandrich, avec Fred Astaire, Ginger Rogers
  • Le Magicien d'Oz (1939) de Victor Fleming, avec Judy Garland
  • Ziegfeld Follies (1946) de Vincente Minelli, avec Fred Astaire, Judy Garland, Esther Williams
  • La Belle de Moscou (1949) de Rouben Mamoulian avec Fred Astaire et Cyd Charisse
  • Un jour à New York (1949) de Gene Kelly et Stanley Donen, avec Gene Kelly et Frank Sinatra
  • Chantons sous la pluie (1951) de Gene Kelly et Stanley Donen, avec Gene Kelly, Donald O'Connor, Debbie Reynolds
  • Un Américain à Paris (1951) de Vincente Minelli avec Gene Kelly, Georges Guetary
  • Tous en scène (1953) de Vincente Minelli, avec Fred Astaire, Cyd Charisse
  • Une étoile est née (1954) de George Cukor avec Judy Garland
  • Brigadoon (1954) de Vincente Minelli avec Gene Kelly, Cyd Charisse
  • Cabaret (1972) de Bob Fosse avec Liza Minelli, Michael York

4 février 2010

Les fanfares de la Nouvelle-Orléans. Une histoire du Jazz. 1ère époque (3/6)

par @macimo


La Nouvelle-Orléans est la plus grande ville de l'État de Louisiane au Sud des États-Unis. Creuset de la culture caraïbe, située sur l'un des méandres du fleuve Mississippi, la New Orleans est une ville de grand métissage culturel.
Les musiciens noirs et métis purent acquérir des instruments de musique de facture européenne. Ils se mirent alors à interpréter à l’occasion des fêtes (Carnaval, parades, défilés) et des cérémonies (mariages, enterrements) une musique inspirée des marches militaires dont celles de John Philip Sousa (1954-1932). Cela donna naissance à diverses formations orchestrales : marching bands, brass bands, street bands, etc.

Composition d’un orchestre de la Nouvelle-Orléans
La section rythmique
  • Les percussions : La grosse caisse, les cymbales, et la caisse claire. Instruments au départ joués séparément. C’est plus tard que ces trois instruments furent réunis sous le nom de batterie.
  • Les cordes : le banjo, instrument qui serait un descendant du luth ouest-africain appelé ekonting
  • Les cuivres : Le tuba, le soubassophone ou sousaphone (en hommage au grand chef de fanfare John Philip Sousa)
La section mélodique
  • La trompette : c’est l’instrument "roi", c’est elle qui joue le thème
  • Le trombone ponctue la mélodie par un contrepoint rythmique, avec des effets de glissandi(le tailgating)
  • La clarinette joue dans un registre aigu des mélismes sinueux
  • Le saxophone, qui arrive plus tardivement dans ce type de formation, joue à ses débuts un rôle plutôt harmonique.

Naissance de l’improvisation collective
Certes, l’improvisation se pratiquait déjà à l’époque baroque, mais c’est bien à la Nouvelle-Orléans qu’elle devient collective, transcendant ainsi de simples thèmes en de véritables joyaux d’invention musicale polyphonique.

(Ill. King Oliver's Creole Jazz Band, 1921)



Morceau joué : Thats a Plenty de Lew Pollack (1895-1946)


Articles
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brass_band
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jazz_Nouvelle-Orléans
http://www.jazzmen.fr/jazz-nouvelle-orleans/
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Philip_Sousa

Disques
  • Jazz New Orléans 1918-1944. - Frémeaux & Associés
  • Sidney Bechet par Christian Béthune. - Vade Retro
  • Louis Armstrong : New York - Chicago 1925-1940 .- Frémeaux & Associés
  • An introduction to Jimmie Noone: his best recordings 1923-1940.
  • - Mélodie, 1996
Livres
  • Storyville : roman / Lois Battle - Presses de la Cité, 1994
Films
  • Cent ans de jazz : racines (1987), un film réalisé par Claude Fléouter. - FR3, INA, DLL
  • Louis Armstrong, le premier "Africain américain" (1996), un film de Sylvie Faguer. - Adav (1 VHS)
  • Sidney Bechet un film de Philippe Koechlin. - Program 33
  • Legendary New Orleans Musicans un documentaire de Preston Mc Clanaham
  • Louis Armstrong en concert, morceaux choisis. - Zylo : Universal, 2006

21 janvier 2010

Une histoire du Jazz. 1ère époque, le blues (2/6)

par @macimo


Robert Johnson (1911-1938)

Le blues est souvent cité par les musicologues et les musiciens afro-américains comme la source principale du jazz.
« C'est du blues que dérive la caractéristique la plus distincte de tout ce qui peut être appelé musique américaine. » James Weldon Johnson (1871-1938)

La gamme de blues
Prenons un gamme pentatonique (5 tons) de Do mineur : Do Mib Fa Sol Sib et ajoutons à cette gamme, une tierce (Mi) et une quinte diminuée (Solb.) Nous obtenons alors une nouvelle gamme employée par les bluesmen (Do Mib Mi Fa Solb Sol Sib). La blue note Solb crée une équivoque entre mode mineur et mode majeur, entre tristesse, et joie.




Morceau joué
St. James Infirmary / par Louis Armstrong


Sites web
Disques
  • Savoir écouter le blues - Frémeaux et Associés, 2007
  • Mississippi delta blues Vol. 1, Blow my blues away / Napoleon Strickland, Johnny Wood & Fred McDowell, Teddy Williams... [et al.]
  • Blues : 36 chefs-d'œuvres 1927-1942. - Frémeaux & Associés, 1995
  • The Complete recordings / Robert Johnson. - Frémeaux & Associés, 1996
  • Women in blues : New York - Chicago - Memphis - Dallas 1920 - 1943. - Frémeaux & Associés, 1994
Méthodes, partitions
  • Le grand livre du Blues solfège - tablatures, français - anglais. volumes 1 & 2 / Chris Lancry & Patrick Moulou. - Hit Diffusion, 1991-1995
  • Au cœur du blues : l'histoire du blues à travers les plus grands guitaristes électriques : 1942-1982 / par Dave Rubin. - Musicom, 1998
Livres

  • Le peuple du blues / LeRoi Jones. - Paris : Gallimard, 1998 (Folio, 3003)
  • Nothing but the blues : le blues : sa musique et ses musiciens / Lawrence Cohn ; Mary Katherine Aldin, Bruce Bastin, Samuel Charters.- Paris : Ed. Abbeville, 1997
  • La grande encyclopédie du blues / Gérard Herzhaft. - Fayard, 1997
  • Fonctions sociales du blues / Ribert Springer. - Parenthèses, 1999 (Eupalinos)

Films en DVD
  • Du Mali au Mississippi (2004), un film de Martin Scorsese ; avec Corey Harris, Taj Mahal, Ali Farka Touré.
  • Piano blues (2004), un film de et avec Clint Eastwood ; Avec Marcia Ball, Ray Charles, Dr. John
  • Devil's fire (2004), un film de Charles Burnett ; Avec Tommy Hicks, Nathaniel Lee Jr., Son House, Sister Rosetta Tharpe, Mississippi John Hurt, Victoria Spively
  • Le blues entre les dents (1973), un film de Robert Manthoulis, avec : Bb King, Roland Sanchez, Roosevelt Sykes
  • Blues masters : The essential history of the blues (2003), avec Son House, Leadbelly, Bessie Smith

13 janvier 2010

Une histoire du Jazz. 1ère époque, le Ragtime (1/6)

par @macimo



Le programme musical de la conférence de Daniel François et Stanislas Bujok débuta par le ragtime.

Trois œuvres furent jouées dont deux composées par Scott Joplin, musicien souvent désigné comme le plus grand compositeur du genre. Les titres :
  • The Entertainer Scott Joplin
  • Mapple Leaf Rag Scott Joplin
  • Mississippi Rag W. Creel



Le ragtime ou l’art de la syncope

La syncope est une accentuation des temps faibles de la mesure, laquelle provoque en rompant ainsi le « cours des événements »un effet de surprise.



Par exemple, dans les marches militaires, les compositeurs utilisent souvent la mesure à deux temps en accentuant le premier temps de chaque mesure : Un deux, Un deux, Un deux, Un deux etc. Le premier temps est le temps fort, si l’on inverse l’accentuation en la déplaçant sur le deuxième temps, alors on obtient une syncope.

De nombreuses mélodies du répertoire occidental ont été de cette manière syncopées par les musiciens de jazz.

Le ragtime (littéralement le temps déchiré), genre populaire entre 1897 et 1918 est l’un des principaux ancêtres du jazz, il est pratiqué à son origine sans improvisation.

C’est à la Nouvelle-Orléans et plus précisément dans le quartier de Storyville, que Jelly Roll Morton (1885-1941) affirme avoir inventer le jazz en 1902 en improvisant à partir des ragtimes à la mode.



Sites web

Disques
  • From cake-walk to ragtime 1898-1916 / Arthur Collins, Byron G. Harlan, Jack Charman... chant ; J. Cullen, W. Collins, Olly Oakley, bjo... [et al.] ; Metropolitan orchestra, Sousa's band, the Victor minstrels... Frémeaux & Associés
  • Richmond - Chicago - New York / Jelly Roll Morton (Frémeaux &Associés)
  • Piano rags Scott Joplin ; Roy Eaton (Sony)

Partitions
  • Ragtimes pour piano / Scott Joplin. - Könemann Music Budapest
  • Ragtime Claude Bolling. - IMP
Livre
  • Le ragtime / Jacques B. Hess. - Presses universitaires de France (Que sais-je)
Film
  • Ragtime (1982) / un film de Milos Forman ; Avec James Cagney, Brad Dourif, Howard E. Rollins

Une histoire du Jazz. 1ère époque, du Blues au Be-Bop

par @macimo

« La plus populaire des musiques savantes,
la plus savante des musiques populaires."


L’auditorium Karl Riepp accueillait, mardi 17 novembre 2009, une conférence musicale dans le cadre de la programmation 2009 /2010 du CRD de Dole. Il s’agissait de relater, en un peu plus d’une heure, les grands courants qui ont façonné l’histoire du jazz, du blues au be-bop, tout en les illustrant musicalement.

Cette tâche difficile, presque une gageure, fut accomplie avec beaucoup de brio par les musiciens Daniel François au piano et Stanislas Bujok aux percussions.



Daniel François est professeur de formation musicale au Conservatoire National de Région de Dijon de 1972 à 2002. Il est aujourd'hui responsable d’une classe d’improvisation et de Formation Musicale au sein du département jazz du même Conservatoire. Il mène une carrière de compositeur, d'arrangeur et d'interprète, il a été à l’origine de la création du premier Big Band en Bourgogne en 1973.

Stanislas Bujok est professeur de percussion au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Dole. 1er Prix de Percussion au Conservatoire National Supérieur de Musique à Paris, il s’est également produit dans de nombreuses formations. Timbalier à l'orchestre Chalon-Bourgogne sous la direction de Philippe Cambreling, il a le plaisir d'accompagner des solistes tels que Duchâble, Korchia, Gastinel, Dalberto, Fontanarosa. Il est aussi directeur de stage de percussion en région Bourgogne-Franche Comté et mène des actions pédagogiques en relation avec l'Education Nationale.

Première époque : Du blues au be-bop

Daniel François nous rappelle en introduction que le jazz est une musique créole née sur le sol américain dont les racines sont profondes. Le jazz est le produit du métissage culturel et musical entre les peuples africains, amérindiens et européens.



Peerless Orchestra Smokey Mokes (Cake walk, 1904)


Le jazz est le résultat après plusieurs siècles de métissage, de la cristallisation au début du XXème siècle à la Nouvelle Orléans de divers éléments les work songs (chants de travail), les negro spirituals (chants religieux,) le ragtime, le blues et la musique jouée par les fanfares.

Les principales caractéristiques définissant le jazz sont la blue note, la syncope, le swing et l’improvisation.

Nous diffuserons dans les prochains jours, les six parties de cette conférence musicale accompagnées des références de documents (disques compacts, livres, partitions, films) disponibles à la médiathèque de Dole :
  1. Le Ragtime
  2. Le Blues
  3. Les Fanfares de la Nouvelle-Orléans
  4. Les Comédies Musicales
  5. Le Swing et la Big Band Era
  6. Le Be-Bop
Et pour aller plus loin :

Web

Livres
Le Siècle du Jazz : Art, cinéma, musique et photographie de Picasso à Basquiat / sous la dir. de Daniel Soutif. - Flammarion, 2009
  • Le livre de la théorie du jazz / Mark Levine. - Advance Music, 1997
  • Les sons du jazz / John Fordham. - Paris : Gründ, 1990
  • Chronique du jazz / Mervyn Cooke ; trad. par Jean-François Kresser et Martin Winckler. - Paris : Ed. Abbeville, 1998
Méthodes
  • La partition intérieure: jazz, musiques improvisées / Jacques Siron. - Outre mesure, 1997
  • Méthode sax jazz Volume 1, Les techniques de base / Michel Goldberg. - Outre Mesure, cop. 1996
  • Méthode sax jazz Volume 2, techniques avancées - improvisation / Michel Goldberg. - Outre Mesure, cop. 1996
  • Méthode d'improvisation / Martial Solal. - Salabert, 2000