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4 juillet 2026

Germaine Montéro / Boris Vian "J'ai rêvé d'un piano" chanson #196 : le piano en chansons

Germaine Montero - J'ai rêvé d'un piano
Pathé, 1959

J'ai rêvé d'un piano, paroles de Boris Vian, musique de Jean-Loup Chauby, par Germaine Montero, accompagnée par M. Philippe-Gérard et son orchestre (1959)

5 novembre 2010

Robert Schumann, portrait d'un romantique



A la Médiathèque de l’Hôtel-Dieu :
Mardi 16 novembre, 18h15
« Schumann, portrait d’un romantique », Conférence-concert de Myriam Doreau
Myriam DOREAU, professeur de Formation Musicale au CRD, tracera le portrait de ce musicien au travers d’extraits musicaux variés et choisis.

Jeudi 18 novembre, 18h15
Récital de Francine André et Emmanuelle Francony
Francine ANDRE mezzo soprano et Emmanuelle FRANCONY au piano nous feront découvrir le cycle de lieder « Fraueliebe und Leben » ainsi que des Novelettes pour piano.
(Durée : 45 min)

Une conférence et un concert organisés par le Conservatoire à Rayonnement Départemental en collaboration avec la Médiathèque de Dole

Playlist vidéo : 10 pièces pour piano, 10 interprètes
La playlist : 1. Étude op. 10 n° 4 d'après Paganini / Sviatoslav Richter ; 2. Scènes d'enfants Op. 15. VII, Rêverie / Vladimir Horowitz ; 3. Arabesque, Op. 18 / Wilhelm Kempff ; 4. Concerto op. 54 I. Allegro affettuoso / Emil Gilels ; 5. Carnaval Op. 9 [extraits] / Claudio Arrau ; 6. Papillons Op. 2 [extraits] / Nimrod David Pfeffer ; 7. Scènes d'enfants 1. Pays mystérieux / Martha Argerich ; 8. Carnaval de Vienne op. 26 / Anna Kravtchenko ; 9. Fantasiestücke Op. 12. 1. Au soir / Artur Rubinstein ; 10. Toccata Op. 7 / Gyorgy Cziffra.

Les documents disponibles à la médiathèque de Dole
Les œuvres pour piano de Schumann : discographie
  • Scènes d'enfants, Op. 15 ; Kreisleriana, Op. 16 : d'après Hoffmann / Martha Argerich, p. - Deutsche Grammophon, 1984
  • Fantasiestücke [Pièces de fantaisie] op. 12 : Davidsbündlertänze [Danses des membres de la Confrérie David] op. 6 / Delphine Lizé, p. - Intrada, 2006
  • Waldszenen [Scènes des bois], Op. 82 ; 6 Fantaisies, Op. 12 ; Toccata, Op. 7 ; "Abegg" Variations, Op. 1 / Sviatoslav Richter. - Deutsche Grammophon, 1957-65
  • Piano Concerto in A minor, Op. 54 ; Fantasy in C, Op. 17 / Alfred Brendel, p ; Philharmonia Orchestra, orch. ; Kurt Sanderling, dir. - Philips Classics, 1998.
  • Masterpieces for piano solo / Jacqueline Blancard, Alfred Brendel, p. - Vanguard Classics, 2004 Contient : 1. Kinderszenen [Les Scènes d'enfants], Op. 15 ; 2. Sonate pour piano No. 2 en sol mineur, Op. 22 ; 3. Faschingsschwank aus Wien ("Phantasiebilder"), for piano, Op. 26 ; 4. Fantasie (Obolen auf Beethovens Monument) for piano in C major, Op. 17 ; 5. Symphonic Etudes ("Etudes in the form of variations") for piano (2 versions), Op. 13
  • Concerto pour piano op. 54 en la mineur / Hélène Grimaud, Staatkapelle Dresden ; Esa-Pekka Salonen, dir. - Deutsche Grammophon, 2005
  • Fantaisie en ut majeur pour piano op. 17 ; Concerto pour piano et orchestre en la mineur op. 54 / Annie Fischer, p ; Orchestre symphonique de la radiodiffusion de Cologne ; Joseph Keilberth, dir. - Dante, 1998
  • Toccata, Op. 7 ; Kinderszenen, Op. 15 ; Kreisleriana, Op. 16 ; Arabesque, Op. 18 ; Blumenstück, Op. 19 / Vladimir Horowitz, p. - CBS, 1963-1969, cop. 1987
  • Carnaval op. 9 : scènes mignonnes sur quatre notes ; Faschingsschwank aus Wien op. 26 = Carnaval de Vienne, Op. 26 / Arturo Benedetti Michelangeli, p - Deutsche Grammophon, 1981
  • Fantaisie op. 17 ; Sonate op. 11 / Maurizio Pollini. - Deutsche Grammophon, 1973
  • Etudes symphoniques op. 13 ; Variations posthumes op. 15 ; Scènes d'enfance op. 18 / Dénes Varjon. - Cappriccio, 1996
  • Concerto pour piano et orchestre en La mineur, Op. 54 / Robert Schumann, comp. ; Claudio Arrau, p ; Boston Symphony Orchestra ; Colin Davis. - Philips, 1980
  • Concerto pour piano et orchestre en la mineur, Op. 54 / Maria João Pires, p ; Chamber Orchestra of Europe ; Claudio Abbado, dir. - Deutsche Grammophon, 2000
  • Concerto pour piano et orchestre en la mineur, Op. 54 ; Davidsbündlertänze, Op. 6 ; Kreisleriana ; Fantaisie en ut majeur, Op. 17 ; Etudes symphoniques, Op. 13 / Geza Anda, p. ; Orchestre philharmonique de Berlin ; Rafael Kubelik, dir. - Deutsche Grammophon, 1963-64
Partition
  • Scènes d'enfants Opus 15 [= Kinderszenen]. Album pour la jeunesse Opus 68 [= Album für die Jugend Opus 68] / Robert Schumann ; Wolfgang Boetticher, Ed. ; Walther Lampe, doigtés. - G.Henle Verlag, [S. d.]. - 77 p. ; 31 cm

Livres
  • Schumann / André Boucourechliev. - Paris : Seuil, 1995. - 190 p. ; 18 cm. - ( Solfèges)
  • La génération romantique : Chopin, Schumann, Liszt et leurs contemporains / Charles Rosen ; trad. de l'anglais Georges Bloch. - Paris : Gallimard, 2002. - 890 p. ; 23 x 15 cm + 1 CD audio. - (Bibliothèque des idées, 0520-0547)
DVD
  • Wilhelm Kempff en récital : oeuvres pour piano de Schumann, Beethoven. - 1 DVD vidéo (112 min.) : noir et blanc. - Contient : Arabeske in C major, Op. 18 ; Papillons Op. 2 Davidsbündlertänze, Op. 6 / Schumann
Sites, ressources en ligne

26 mars 2010

Frédéric Chopin (1810-1849) : Etude nº 12 en ut mineur

par @macimo

Durant les années 1830, Frédéric Chopin composa 27 études. L'opus 10 constitué de 12 études dédié à Franz Liszt fut publié en 1933. L'opus 25 réunissant également 12 études dédié à la Comtesse Marie d'Agoult fut publié en 1937. Enfin, 3 nouvelles études furent écrites en 1839 comme contribution à la Méthode des méthodes, un ouvrage de Ignaz Moscheles et François-Joseph Fétis.
Destinées à un usage pédagogique, ces études sont de véritables œuvres de concert.

L'étude révolutionnaire
1830 en France est l'année de la Révolution de Juillet, appelée également les Trois Glorieuses, qui voit l'abdication de Charles X et, après une période de trouble, le début du règne de Louis-Philippe. 1830 marque également en Pologne, un soulèvement national contre la Russie pendant l'insurrection de novembre 1830 .
Durant le mois de juillet 1831, alors qu’il revient de Stuttgart, et se rend à Paris, Chopin apprend l'écrasement par les troupes russes de l'insurrection polonaise, et la chute de Varsovie. Fou de colère, il improvise une première esquisse de ce qui allait être « l’étude révolutionnaire » surnommée ainsi en raison de son caractère héroïque et tempétueux.
Réputée difficile, surtout pour la main gauche, cette étude est certainement l’une des plus connue.


Sviatoslav Richter interprétant l'Étude Révolutionnaire de Fréderic Chopin


Frédéric Chopin - Etude n° 12 en do mineur, opus 10

source : IMSLP/Petrucci Music Library: Free Public Domain Sheet Music
http://imslp.info/files/imglnks/usimg/9/9f/IMSLP00316-Chopin_-_OP10_12.PDF

Partition
Études [mus. imprimée] = Etüden / Fréderic Chopin ; Ewald Zimmermann, Ed. ; Hermann Keller, doigtés. - G.Henle Verlag, [S.d.]. - 127 p. ; 31 cm.
Disque compact
Études Op. 10, Nos. 1-12 ; Etudes Op. 25 Nos. 1-12 ; 3 nouvelles études [enr. sonore] / Frédéric Chopin ; Nikolai Lugansky, p. - Erato, 2000

Article Wikipédia : Les études de Chopin

5 octobre 2009

Alexandre Scriabine : "Vers la flamme" op. 72

"le feu, les flammes cosmiques étaient des vibrations, semblables à celles des sons et des couleurs, destinées à se rencontrer, à se fondre dans l'embrasement final de l'univers"
Alexandre Scriabine, cité par Manfred Kelkel, Alexandre Scriabine, Fayard, 1999

"Cette géographie des abîmes se montrent en mots chez Hölderlin, Nietzsche et Artaud ; elle s'épanouit en couleurs, lumières et violences chromatiques chez Van Gogh ; elle se fait entendre chez Scriabine, plus encore dans ses dernières œuvres. [...] On ignore pas sa passion pour le soleil et la brûlure, son tropisme violent pour la lumière et l'incandescence, sa folie furieuse pour l'extase et la couleur - et l'on imagine ce qu'auraient pu être ses extases colorées, allumées aux feux contemporains des débuts de l'humanité, ou frères des apocalypses dans lesquelles se consumait enfin le monde."
Michel Onfray


Vladimir Horowitz interprète Vers La Flamme d'Alexandre Scriabine

C'est un poème musical d'une densité exceptionnelle, parfaitement équilibré entre l'architecture et la formulation évolutive des idées. Des lents accords du débuts qui semblent s'interroger avec insistance sur la voie à suivre, naît une mouvance qui se transforme rapidement en frémissements incandescents et réalise la vision d'un brasier apocalyptique. [...] Par son idée et son message, Vers la flamme cherche pourtant à dépasser le stade d'expression pianistique de son auteur et fait office de « pont » entre le poème symphonique Prométhée (ou Poème du Feu) et cet Acte préalable que méditait Scriabine à la fin de sa vie.
A.L.
Guide de la musique de piano et de clavecin, sous la dir. de François-René Tranchefort, Fayard, 1987, p. 775

La partition synchronisée à la lecture de l'enregistrement de l'œuvre interprétée par Vladimir Horowitz

D'abord cantonné au centre du clavier, dans un sombre pianissimo, le ressassement de quelques accords ; la question s'éveille à la mes. 27 sous la forme d'une seconde descendante, unique motif générateur du morceau. Le deuxième partie [...] sort graduellement de ces limbes de la conscience ; l'interrogeante seconde est maintenant soutenue de triolets de croches à droite, de quintolets de noires à gauche, mouvement d'abord confus, qui va s'exaspérer, la main gauche lançant vers le bas des jets d'arpèges de plus en plus sonores [...]. La troisième partie multiplie encore ce remuement de matière [...], cependant que la « question » devient, dans l'aigu, une certitude, une affirmation péremptoire. Le comble de l'exaltation est enfin atteint dans la dernière partie emplie de trémolos, de triomphaux accords de quarte, de plus en plus haut dans le suraigu [...]. Fin éblouie, sur un lumineux arpège de mi majeur, avec la quarte augmentée la #.
Guy Sacre, La musique de piano : dictionnaire des compositeurs et des oeuvres.[vol.2], J-Z, Robert Laffont, 1998 (Bouquins) p. 2654.



source de la partition : http://imslp.org/wiki/Main_Page

[ill. Vincent Van Gogh Nuit étoilée (Saint-Rémy-de-Provence - 1889)]

30 septembre 2009

Le Capharnaüm #52 Gloucester s’élance et tombe par terre de toute sa hauteur

Scène VI
La campagne aux environs de Douvres.
Entre Gloucester conduit par Edgar vêtu en paysan.

GLOUCESTER. – Quand arriverons-nous au sommet de cette côte ?
EDGAR. – Nous la gravissons à présent : voyez comme nous nous évertuons.
GLOUCESTER. – Il me semble que le terrain est plat.
ELGAR. – Horriblement escarpé. Écoutez ! entendez-vous la mer ?
GLOUCESTER. – Non vraiment.
EDGAR. – Eh ! Il faut que vos autres sens soient affaiblis par la douleur de vos yeux.
GLOUCESTER. – C’est possible, en effet. Il me semble que ta voix est changée et que tu parles en meilleurs termes et plus sensément que tu ne faisais.
EDGAR. – Vous vous trompez grandement : il n’y a de changé en moi que le costume.
GLOUCESTER. – Il me semble que vous vous exprimez mieux.
EDGAR. – Avancez, monsieur ; voici l’endroit… Halte-là ! Que c’est effrayant et vertigineux de plonger si bas ces regards !Les corbeaux et les corneilles qui fendent l’air au-dessus de nous ont tout au plus l’ampleur des escargots. A mi-côte pend un homme qui cueille du percepierre : terrible métier ! Ma foi !il ne semble pas plus gros que sa tête. Les pêcheurs qui marchent sur la plage apparaissent comme des souris ; et là-bas, ce grand navire à l’ancre fait l’effet de sa chaloupe ; sa chaloupe d’une bouée à peine distincte pour la vue. Le murmure de la vague qui fait rage sur les galets innombrables et inertes ne peut s’entendre de si haut… Je ne veux plus regarder : la cervelle me tournerait, et le trouble de ma vue m’entraînerait tête baissée dans l’abîme.
GLOUCESTER. – Placez-moi où vous êtes.
EDGAR. – Donnez-moi votre main… Vous êtes maintenant à un pied de l’extrême bord. Pour tout ce qu’il y a sous la lune, je ne voudrais pas faire un bond.
GLOUCESTER. – Lâche ma main. Voici une autre bourse, ami ; il y a dedans un joyau qui n’est pas à dédaigner pour un pauvre homme. Que les fées et les dieux te rendent ce don prospère ! Eloigne-toi ; dis-moi adieu, et que je t’entende partir !
EDGAR. – Adieu donc, mon bon monsieur ! (Il fait mine de s’éloigner.)
[…]
EDGAR. – Me voici parti, Monsieur ; adieu ! (Gloucester s’élance et tombe par terre de toute sa hauteur) […]
William Shakespeare, Le Roi Lear, trad de François-Victor Hugo, Garnier Flammarion, 1964 (ill. : source)

Soy Cuba [extrait] (1964)

En 1964, Mikhaïl Kalatozov (palme d'or à Cannes en 1958 avec Quand passent les cigognes) réalise Soy Cuba [Je suis Cuba], ce qui devait être un film de propagande sur la révolution cubaine. Jugé formaliste et décadent car dégageant un parfum de Dolce Vita, le film fut mal reçu à sa sortie aussi bien en URSS qu'à Cuba et fut interdit d'écran aux USA pendant la guerre froide. Article Wikipédia, fiche IMDB, article kinoglaz, DVD classik

David Greilsammer interprète Ligeti

David Greilsammer est un pianiste israélien, né à Jérusalem en 1977. L'œuvre de György Ligeti qu'il interprétée ici : Musica Ricercata : 6ème mouvement est enregistrée sur son dernier disque Fantasie fantasme (207) chez Naïve avec des oeuvres de Bach, Keren, Brahms, Schoenberg, Janáček, Cage et Mozart. Page MySpace
http://www.davidgreilsammer.com

Les 5 Gentlemen Cara-Lin

Les 5 Gentlemen était un groupe de rock français des années 60 dont les membres originaires de Corse résidaient à Marseille. Le groupe débuta en 1965 sous le nom des Ambitieux. Le groupe était constitué de Jean Fredenucci (chant, basse), Claude Olmos (guitare solo, chœurs), François Paoli (guitare, chœurs), Guy Matteoni (claviers) et Michel Donat (batterie). La chanson Cara-Lin a été édité sur la label Riviéra en 1966. Article Wikipédia

Aziza Mustafa Zadeh Unutma Vijdani

Aziza Mustafa Zadeh est une chanteuse et pianiste de jazz du groupe ethnique des Azéris, née le 19 décembre 1969 à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan. Pays du Caucase situé à l'Est de la Turquie et au Nord de l'Iran. Elle réside aujourd'hui à Mayence en Allemagne. Elle a joué et enregistré les musiciens de jazz les plus renommés : les bassistes John Patitucci, Stanley Clarke et les batteurs Dave Weckl, Omar Hakim , les guitaristes Al Di Meola, Philip Catherine et le saxophoniste Bill Evans. Article Wikipédia
http://www.azizamustafazadeh.de/

Djaïma Rromano Ilo

Djaïma est une chanteuse et une violoniste bulgare née à Toutrakan. Elle chante en en rromani. Son disque Rromano Ilo (2009) est édité chez 4Ground Music
http://www.djaima.com/

28 juillet 2009

Les cours du Pierre-Laurent Aimard au Collège de France

Un pianiste au cœur de la création musicale de ces trente dernières années
Pierre-Laurent Aimard a été l’élève d'Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris, il vit dès l'âge de douze ans dans l’entourage d'Olivier Messiaen dont il sera l’un des interprètes attitrés (Vingt regards sur l'enfant Jésus, Turangalîla-Symphonie).
Après une formation également auprès du compositeur György Kurtág, Pierre-Laurent Aimard a 19 ans lorsqu’il est choisi par Pierre Boulez, il sera ainsi pendant 18 ans soliste à l'Ensemble Intercontemporain et participe ainsi à la création de nombreuses œuvres contemporaines dont les sonates de Pierre Boulez, les Klavierstücke de Stockhausen, ou encore les œuvres pour piano de György Ligeti qui lui dédiera plusieurs de ses études.

Un soliste et un concertiste à la renommée internationale
Invité par les plus grands orchestres (Chicago, Cleveland, Boston, San Francisco, Paris, Philharmonie de Berlin, Philharmonia de Londres, Concertgebouw d'Amsterdam), il se produit, sous la direction de Daniel Barenboim, Pierre Boulez, Sergiu Celibidache, Christoph von Dohnányi, Peter Eötvös, Bernard Haitink, Nikolaus Harnoncourt, Zubin Mehta, Seiji Ozawa, Hans Zender. Il se produit également comme soliste ou chambriste aux prestigieux festivals de Salzbourg, Berlin, Cologne, Lucerne, et Paris.

Une discographie abordant différents répertoires
Il a enregistré de nombreux disques dont l'Art de la fugue de Bach, les Études symphoniques de Robert Schumann, des œuvres pour violoncelle et piano de Mendelssohn, Rachmaninov et Richard Strauss, des concertos pour piano de Mozart et de Dvorak, le Triple Concerto de Beethoven, Images et Études de Claude Debussy, mais aussi des œuvres de Maurice Ravel, Elliot Carter, George Benjamin, Charles Ives, Luciano Berio, ... et bien sûr de Pierre Boulez et György Ligeti. (voir sa discographie)

Une seconde carrière de pédagogue
En parallèle de sa carrière artistique, Pierre Laurent Aimard est également enseignant. Il est professeur de piano et de musique de chambre au CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris), et enseigne également à la Hochschule für Musik de Cologne.
En 2009 il occupait la chaire de création artistique au Collège de France :

Bartok et le Perpetuum mobile, extrait du cours de Pierre Laurent Aimard "La forme. Réflexion sur différents types de formes. Forme et mémoire." au Collège de France (27/05/09)

Les enregistrements vidéo des cours et séminaires de R.-L. Aimard sont consultables et téléchargeables sur le site du Collège de France.
Les cours :
  • La programmation : Mise en perspective des œuvres, création de programmes, stratégies pédagogiques
  • Corps et espace : L'interprète et la scène, le corps de l'interprète ; différents types de productions sonores, multiplicité des techniques, projection acoustique
  • Virtuosités : Approches créatives de la virtuosité à travers l'histoire
  • Le comptage du temps - pulsation, rythme : Conceptions et vécus du temps en musique
  • Langage et discours : Relation entre langage parlé et langage musical ; grammaire, articulation, élocution.
  • Le son : Le son, la relation entre les hauteurs sonores (intervalles, harmonies, couleurs), les échelles sonores
  • La forme : Réflexion sur différents types de formes. Forme et mémoire.
Les séminaires
  • Langage et discours : Reconstitution de phrases, sur les traces de Bach, Mozart, Chopin, Kurtag, etc.
  • Le son : Choix de la qualité sonore en fonction d'un style ou d'un contexte (Chopin-berceuse, Debussy-étude, Bartok-musique nocturne)
  • Polyphonies : Comment interpréter différents styles polyphoniques à travers l'histoire (extraits d'oeuvres de Bach, Beethoven, Brahms, Schönberg, Carter, Ligeti, Benjamin)
  • La forme : Jeu de (re-)construction avec Beethoven... et quelques autres




sources biographiques :
fiche du cnsmdp : http://www.cnsmdp.fr/enseign/biograp/aimard_p.htm
biographique sur le site du Collège de France : http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/cre_art/biographie.htm

17 juillet 2009

Un numéro sensationnel... Une performance spectaculaire... Un véritable tour de force musical...

Concerto pour piano et orchestre nº 1 en si bémol mineur op. 23, 1er mouvement de Piotr Ilitch Tchaïkovski
"Sviatoslav Richter and Rita", sketch des Monty Python


Voix off : "Here to play Tchaikowsky's first piano concerto in B Flat Minor is the world-famous soloist Sviatoslav Richter. During the performance he will escape from a sack, three padlocks and a pair of handcuffs."

Et voici le soliste de renommée mondiale Sviatoslav Richter venu interpréter le premier concerto en si bémol mineur de Tchaïkovski. Pendant la représentation, il va se libérer d'un sac, de trois cadenas et d'une paire de menottes.

http://pythonline.com/
http://www.youtube.com/MontyPython

19 juin 2009

Jean Sibelius : Sonatine pour piano en fa dièse mineur, Op. 67, N° 1, II & III

Sonatine n° 1 de Jean Sibelius par Glenn Gould
Mouvements II : Largo & III : Allegro moderato


"Écrites en 1912 - année qui suivit celle de la création de la Quatrième Symphonie et qui précède la composition de cet extraordinaire poème que sera Luonnotar -, ce sont là des œuvres d'une toute autre importance en dépit de leur brièveté : des deux partitions citées, elles partagent l'esthétique de dépouillement et d'ascèse [...]. Cette esthétique même semble avoir été gage de réussite : on sent les trois Sonatines véritablement écrites pour l'instrument, qui ne tente pas - cette fois - de se substituer à l'orchestre ; et la faible durée de chacun des trois mouvements qui les constituent provoque une concentration de l'expression à laquelle se montra sensible Glenn Gould : ... « Les trois Sonatines me fascinent. Elles ont la même concision spartiate que les symphonies, mais leur style est presque néo-classique. » [...] En particulier la première sonatine, en fa dièse mineur [...], dont on remarque d'emblée la maîtrise formelle (de courtes idées, aucun développement inutile), l'aisance inaccoutumée de l'écriture, très linéaire, l'absence d'empâtements sonores, les proportions équilibrées."
Guide de la musique de piano et de clavecin, sous la dir. de François-René Tranchefort, Fayard, 1998 (Les indispensables de la musique), p. 782

« Sur le plan stylistique, ses œuvres pour piano sont caractérisées par un contre-point parcimonieux et morne, aux motifs retenus, bref, un contrepoint que personne ne semble pourvoir écrire au Sud de la Baltique. »
Glenn Gould, cité par Michael Stegemann, livret du double CD The Glenn Gould Edition : Grieg, Bizet, Sibelius : piano works, Sony, 1992 (SM2K 52 654)

"Sonatine n° 1 (en fa dièse mineur). - La plus réussie des trois. [...] Accents religieux du largo, comme un cantique, où les cadences évoquent des vapeurs d'encens. Dans l'allegro moderato final tinte la clochette d'une octave brisée, au-dessus d'un petit thème pensif, qui lambine et s'engourdit, et dont on arrive pas à décider s'il est gai ou triste."
Guy Sacre, La musique de piano : dictionnaire des compositeurs et des œuvres. [2], J-Z, R.Laffot (Bouquins), p. 2699



Enregistrement disponible à la Médiathèque de Dole :

Sonate pour piano en mi mineur, Op. 7
[enr. sonore] / Edvard Grieg, comp. Premier Nocturne en fa majeurVariations chromatiques / Georges Bizet, comp. Sonatines pour piano en fa dièse mineur, Op. 61 No. 1, en mi majeur, Op. 67 No. 2, en si bémol mineur, Op. 67 No. 3. Trois pièces lyriques pour piano, Op. 41 "Kyllikki" / Jean Sibélius, comp. ; Glenn Gould, p. - Sony Classical, 1992. - 2 disques compacts + 1 livret. - (The Glenn Gould Edition)

11 mars 2009

Buttonbeats : un clavier électronique en widget : site de la semaine


LLLET LLLET EEWWQQQL LLLFH LLLFH !
Les widgets sont des interfaces graphiques que l'on peut intégrer à un site web, à un blog ou encore à son environnement de travail (comme le propose par exemple Windows Vista).
Le mot widget est formé par la contraction de termes window (fenêtre) et gadget.

Ainsi Buttonbeats propose plusieurs widgets exportables d'instruments (violon, batterie, table de mixage) dont ce synthétiseur disposant de nombreux effets à déclencher en cliquant sur les boutons.
Il est possible de jouer en appuyant sur les touches avec le pointeur de la souris, mais il est beaucoup plus amusant (enfin juste avant la migraine qui vient très vite) de se servir du clavier AZERTY de son ordinateur (après avoir appuyé sur activate keyboard control tout à droite du clavier)

Le site propose une liste de nombreux airs parmi lesquels nous avons particulièrement apprécié interpréter :
  • The Godfather (Le Parrain) : TIPOIPIOIYU(T)QRYTRYRTRWE(Q)ZVNBVNVBVXC(Z)
  • et surtout La Cucaracha : LLLET LLLET EEWWQQQL LLLFH LLLFH UIUYTRE

Pour ceux qui auraient oublier l'air de la Cucaracha :



A vos claviers ! :-)

23 septembre 2008

Stephan Oliva "Ghosts of Bernard Herrmann", Médiathèque de Dole, 28/11

Dans le cadre du mois du film documentaire, et pour célébrer également le centième anniversaire de la musique de film, la médiathèque de Dole propose une conférence concert du pianiste de jazz Stephan Oliva. Une évocation de l'oeuvre du compositeur Bernard Herrmann (1911-1975) qui écrivit et dirigea notamment les partitions des films d'Orson Welles (Citizen Kane), d'Alfred Hitchcock (Vertigo, Psycho) et de Martin Scorsese (Taxi Driver).

Médiathèque de Dole, Forum Marcel Aymé, vendredi 28 novembre à 20h30



"Bernard Herrmann fait partie des compositeurs qui ont le mieux trouvé la place et le rôle de la musique dans le cinéma. Il est dans une si grande symbiose avec le film qu'on finit par entendre la musique jusque dans ses silences. Elle nous donne l'impression de lire les pensées des personnages, de ressentir leurs émotions les plus secrètes et de vivre en profondeur leurs troubles psychologiques. Devenue intrinsèque au film au même titre que la lumière, le cadrage, le découpage, et si intimement liée à la structure interne de l'histoire, elle donne un parfum à la mémoire. En évoquer quelques notes fait revenir aussitôt des effluves d'images enfouies dans nos souvenirs. Sans jamais chercher à être un interprète fidèle de sa musique et en acceptant volontiers les déformations subjectives de la mémoire, de l'improvisation et de la transposition au piano d'œuvres orchestrales, j'ai eu lors de cet enregistrement un double sentiment; celui de revivre dans un ordre aléatoire, au gré des émotions, tout ce cinéma et ces mélodies qui ressurgissaient à moi, et celui plus étrange de réaliser la musique d'un autre film dont le sujet dessinerait peu à peu la vie et la personnalité complexes de Bernard Herrmann lui-même. Il est pour moi le fantôme qui hantera à jamais l'esprit de tous ces films éternels."
STEPHAN OLIVA
http://www.stephanoliva.com/

22 juillet 2008

Le Capharnaüm #17 : “De la cire dans les oreilles”

« […] “De la cire dans les oreilles”, c’était là, jadis, presque la condition préalable au fait de philosopher : un authentique philosophe n’avait plus d’oreille pour la vie, pour autant que la vie est musique, il niait la musique de la vie, — et c’est une très vieille superstition de philosophe que de tenir toute musique pour musique de sirènes… »
Friedrich Nietzsche, Le gai savoir, 372 (1882)


Gloria Ríos El relojito (1956)

Adaptation de rock around the clock, avec la formation de Jorge Ortega à Mexico (1956)
Chanteuse, danseuse et actrice, vedette, Gloria Rios est née à San Antonio (texas) en 1928. Elle a été la première femme à chanter du rock and roll au Mexique.
Page en espagnol La reina ignorada del rock and roll mexicano

Siekiera Szewc zabija szewca

Siekiera est un groupe polonais formé en 1982 sous le régime de la loi martiale du général Jaruzelski, et de la contestation sociale et politique exprimée par le syndicat Solidarność dirigé par Lech Wałęsa. Le groupe Siekiera jouait au départ une musique punk radicale en rapport avec le contexte d'agitation et de répression de l'époque (Atak) et provoquait en concert des pogos dévastateurs comme au Jarocin Punk festival en 1984 (Miedzy nami dobrze jest).
Szewc zabija szewca qui date de 1985 est significatif d'une évolution du groupe vers un style plus new wave, post-punk sous l'influence notamment de Killing Joke.
Article Wikipédia (en anglais), Page du répertoire Kill from the Heart
http://www.siekiera.serpent.pl/

Naseer Shamma Hilal-alsaba

Naseer Shamma est un joueur de oud (luth) né à Al-Kut (Irak) en 1963.
http://www.naseershamma.com/ (site en anglais et en français)

Serge Gainsbourg All the things you are

Avec Elek Bacsik (guitare) et Michel Gaudry (contrebasse). Document RTBF 1964

Little Computer People Project Little Computer People

Produit par le label allemand PSi149NET et le studio de création DARE ART (2001)

9 juillet 2008

Frédéric Chopin : "Prélude n° 4 en mi mineur, op. 28"

Sergio Tiempo, piano

Sergio Tiempo est un pianiste né au Vénézuéla en 1972 (Wikipedia)
http://www.sergiotiempo.com/

3 avril 2008

La boîte à musique de Jean-François Zygel : DVD de la semaine

Naïve a édité un coffret d'anthologie rassemblant cinq émissions réalisées par Laurent Brun pour France 2 ayant pour volonté de faire découvrir au plus grand nombre le répertoire de la musique classique. En maître de cérémonie, Jean-François Zygel s'entoure, pour chaque émission, de musiciens chanteurs et instrumentistes dont certains de grande renommée tels que François-René Duchâble, Antoine Hervé et d'invités venus joués les candides ébahis comme Yvan Le Bolloc'h, Michel Delpech, Daniel Picouly, etc. Chaque émission, commençant par un quizz musical, aborde un thème particulier sur un mode convivial et détendu, où sont successivement évoqués, le piano, l'opéra, la danse, la nature et la musique de chambre. C'est également l'occasion de présenter des instruments rares ou anciens. Le premier épisode consacré au piano, est sans doute l'un des plus réussi grâce aux prestations virtuoses de René-François Duchâble, d'Antoine Hervé mais aussi de Jean-François Zygel, lui-même qui en plus d'être un brillant animateur et pédagogue, possède une très grande maitrîse du piano.

Etudes de Chopin par René-François Duchâble [extrait]


Laurent Brun, réal. La boîte à musique de Jean-François Zygel, France 2 : Naïve, 2007, un coffret de 3 DVD vidéo.
Liste des DVD musicaux de Jean-François Zygel disponibles à la médiathèque de Dole.

24 mars 2008

Robert Schumann : "L'oiseau prophète"

Waldszenen op.82 [Scènes de forêt], 7. Vogel als Prophet (1849) [L’oiseau prophète] de Robert Schumann interprété au piano par Wilhelm Kempff (Paris, 1961)

Claude Debussy : "Des pas sur la neige"

Préludes, Livre I, n° 6 "Des pas sur la neige" (1909-1910) de Claude Debussy par Sviatoslav Richter

12 mars 2008

Louis (dit Aloysius) Bertrand : Gaspard de la nuit : point de printemps pour les poètes #5

John Anster Fitzgerald "The Stuff that Dreams are Made"


SCARBO

«Il regarda sous le lit, dans la cheminée, dans le bahut; - personne. Il ne put comprendre par où il s'était introduit, par où il s'était évadé.»
HOFFMANN. - Contes nocturnes.


Oh! que de fois je l'ai entendu et vu, Scarbo, lorsqu'à minuit la lune brille dans le ciel comme un écu d'argent sur une bannière d'azur semée d'abeilles d'or!

Que de fois j'ai entendu bourdonner son rire dans l'ombre de mon alcôve, et grincer son ongle sur la soie des courtines de mon lit!

Que de fois je l'ai vu descendre du plancher, pirouetter sur un pied et rouler par la chambre comme le fuseau tombé de la quenouille d'une sorcière.

Le croyais-je alors évanoui? le nain grandissait entre la lune et moi, comme le clocher d'une cathédrale gothique, un grelot d'or en branle à son bonnet pointu!

Mais bientôt son corps bleuissait, diaphane comme la cire d'une bougie, son visage blémissait comme la cire d'un lumignon, - et soudain il s'éteignait.

Aloysius Bertrand (1807-1841), Gaspard de la nuit (1842) : fantaisies à la manière de Rembrandt et de Calllot, Mille et une nuit, 2006

Maurice Ravel : Gaspard de la nuit : Scarbo (modéré - vif) interprété par Martha Argerich


"En gravant les eaux-fortes de son Gaspard, issues du romantisme tour à tour féerique et halluciné des poèmes en prose d'Aloysius Bertrand, Ravel a signé l'un des plus grands chefs-d'oeuvre du pianisme moderne. [...]
[A propos de Scarbo : ] Ce scherzo démoniaque, avec ses frénétiques notes répétées, ses sauts diaboliques, ses doubles notes crépitantes, ses sourds martellements, ses âpres dissonances, ses brusques rafales d'arpèges, à travers le clavier, ses murmures soudain suivis de sursauts intempestifs, - est en effet comme un résumé des chausse-trapes qu'on peut tendre sous les doigts d'un pianiste... La pièce est rhasodiquement bâtie sur trois idées principales. [...]"
Guy Sacre, La musique de piano, tome 2, R. Laffont, 1998.

3 janvier 2008

Oscar Peterson (1925-2007)

Ressources biographiques en ligne : wikipédia, son site officiel, les archives de Radio-Canada, la page que lui consacrent les bibliothèques et archives du Canada

Articles de presse : Le Monde, Libération, Le Figaro

Oscar Peterson Trio : "Goodbye"


Disques compacts disponibles à la médiathèque de Dole : At the Stratford Shakespearean Festival (1956), We get requests (1964).

2 janvier 2008

Le concerto pour piano n° 5 "Empereur" de Beethoven par Hélène Grimaud : disque de la semaine


« Le concerto pour piano est un fauve pour qui l’on a un respect incroyable. Et, pour cette raison, on l’étudie, et le fauve se révèle être le professeur. Un professeur qui met l’interprète au défi de développer ses propres idées, qui l’oblige, face à la forme écrasante qu’il faut maîtriser, à réfléchir à ses propres contradictions et à leur donner une forme originale, à transcender ses propres limites et à se débarrasser de ses idées préconçues. Beethoven force l’interprète à acquérir une connaissance, parce que dans sa musique l’émotionnel procède d’une logique philosophique. L’émotion seule ne permet pas à l’interprète d’aller bien loin. » (Hélène Grimaud à propos du concerto n° 5 de Beethoven)

Ludwig van Beethoven : Concerto pour piano et orchestre n°5 en mi bémol majeur, op. 73 "Empereur" ; Sonate pour piano n° 28en la majeur, op. 101 (Hélène Grimaud, piano ; Staatskapelle Desden, Vladimir Jurowski, dir.), Deutsche Grammophon, 2007 (1 CD + 1 DVD)