Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles

9 juin 2026

David & Dominique : "Avant le cinéma" : chanson #192 / Le cinéma en chansons



Avant le cinéma, poème de Guillaume Apollinaire (écrit en 1917), musique de David Jisse, chanté par David Jisse et Dominique Marge (1971). La chanson fut le générique du Cinéma des cinéastes de Claude-Jean Philippe, émission diffusée sur France Culture dans les années 70 (david-jisse.com)
Francis Poulenc a mis en musique Avant le cinéma en 1931 dans le cycle de mélodies Quatre poèmes de Guillaume Apollinaire, chanté notamment par Pierre Bernac 

12 juillet 2025

Le capharnaüm #100 : Quelques jours plus tard, tu t'es retrouvé dans un bastringue

Tu as pris le premier car en partance. Il allait à Philadelphie. Quelques jours plus tard, tu t'es retrouvé dans un bastringue, une de ces boîtes où le verre coûte 15 cents. A la cuisine on a bien voulu de toi, on t'a fait laver la vaisselle, balayer par terre. Mais il y a avait un piano dans la salle, une vielle casserole, tu passais ton temps à le regarder, à te détourner, à le regarder encore. Un soir, tu as demandé au barman : "Est-ce que je peux jouer un peu ?"
"Toi ? " il a fait.
"Je crois que je saurais."
"Bon vas-y, mais arrange-toi pour que ça fasse de la musique."
Tu t'es installé au piano. Tu as regardé les touches, et puis tes mains
"Qu'est-ce que t'attends ?" a demandé le barman "Vas-y bon sang !"
Tu as levé les mains, tu les a posées sur le clavier et tes doigts ont frappé des touches.
Et les sons qui naquirent sous tes doigts, c'était de la musique.
David Goodis, Tirez sur le pianiste! , traduit par C. Wourgaft (1957)

27 janvier 2020

Jacek Kaczmarski "Stalker" (d'après le film d'Andréi Tarkovski) : chanson #131



Jacek Kaczmarski (1957-2004), surnommé le "barde de Solidarność", est un poète et un chanteur très populaire et célébré en Pologne.

Héritier et disciple de Vladimir Vyssotski, de Bulat Okudzhava, de Georges Brassens et de Bob Dylan, Jacek Kaczmarski puisa plus largement ses sources d’inspiration dans la littérature polonaise et mondiale.

Plus étonnant, nombre de ses chansons font référence aux tableaux des grands maîtres de la peinture : près d'une trentaine de chansons rendent hommage à Dürer, Bruegel, Picasso, Goya, Manet, Bosch, Klee, Munch, Dali, Velázquez, ...)  et aux chefs d'oeuvre du cinéma : La nuit des forains d' Ingmar Bergman, Casanova de Federico Fellini, ... Andreï Roublev et Stalker d'Andréi Tarkovski.

Jacek Kaczmarski  "Stalker" (d'après le film d'Andréi Tarkovski)


Stalker
(według filmu A.Tarkowskiego)

Kogóż to z nas tonący nie wiózł wrak?
Któż z nas zaprzeczyć może że ułomny?
Kogóż nie łudził oślepiony ptak?
Kogóż w bezludzie nie wiódł pies bezdomny?




A przecież wciąż przyciąga strefa ogrodzona
I ogrodzona nie bez celu – chcemy wierzyć
To nie my w Zonie, to nam odebrana Zona
Nam ją niepewnym, ale własnym krokiem mierzyć
Póki nadziei gorycz wreszcie nie pokona.




Dlatego, mimo druty, wieże i strażnice
Tam chcemy dotrzeć, gdzie nam dotrzeć zabroniono
Bezużyteczne, śmieszne posiąść tajemnice
Byleby jeszcze raz gorączką tęsknot płonąć
Nim podmuch jakiś strzepnie chwiejne potylice.



Droga okrężna może być i oszukańcza,
Może nas wiedzie szalbierz chciwy paru groszy,
Lecz lepsze to, niż śmierć na wapniejących szańcach
U progu granic niewidzialnych i aproszy,
Gdzie ziewa żołnierz tak podobny do skazańca.

Po zatopionych dawno droga to dolinach;
Pod płytką wodą nieczytelne czasu grypsy:
Szlak po ikonach, rękopisach, karabinach
Nad którym wiosło kreśli plusk Apokalipsy;
Nie po nas płacz – i nie po przodkach – płacz po synach.



Więc prawda, którą znaleźć nam to pusty pokój
Gdzie nagle dzwonią wyłączone telefony?
Serdeczna krew snująca w martwym się potoku,
Bezsilny gniew na obojętność Nieboskłonu
I magia słów, co chronić ma od złych uroków?




Więc prawda, którą znaleźć nam to stół z kamienia,
Z którego przedmiot modłów spadł nietknięty dłonią?
W stukocie kół transportu – Aria Beethovena?
Bezdenna toń, a nad bezdenną tonią
Twarz własna co przegląda się w przestrzeniach?


Z tonących – komu los nie zesłał tratw?
Z ułomnych – zdrowia nie przywrócił komu?
Gdy oślepiony ptak odnalazł ślad
I pies bezdomny siadł na progu domu.
Stalker
(d'après le film d'Andréi Tarkovski)

Qui de nous n’a jamais voyagé sur une épave en train de sombrer ?
Qui de nous peut nier qu’il est imparfait ?
Qui de nous n’a jamais été égaré par un oiseau aveuglé ?
Qui n’a jamais été guidé à travers la lande par un chien errant ?

Et pourtant la zone clôturée nous attire toujours
Nous voulons croire qu’elle n’est pas interdite pour rien.
Cette Zone qui nous a été enlevée
A nous de l’arpenter de nos propres pas, même dans l’incertitude
Jusqu’à ce que tout espoir, vaincu par l’amertume, soit perdu

Ainsi, malgré les barbelés, les postes de garde, et les tours de guet,
Nous voulons aller là où nous n’avons pas permission d’aller.
Pour posséder des secrets ridicules et inutiles
Si seulement la fièvre d’une passion nous embrasait encore une fois
Avant qu’une décharge nous abatte la nuque.

Le chemin est peut-être sinueux et trompeur,
Notre guide, un escroc qui n’est là que pour l’argent
Mais reste préférable à la mort sur des remparts calcifiants,
Au seuil de frontières invisibles, où baille
un soldat semblable à un condamné.

Un long chemin dans les vallées inondées ;
Sous l’eau peu profonde des messages secrets illisibles ;
Un sillage d'icônes, de manuscrits, et de fusils
Sur lequel la pagaie dessine un clapot d’Apocalypse ;
Ne pleurez ni pour nous ni pour nos ancêtres - pleurez pour nos fils.

Alors la vérité, que nous trouvons est une pièce vide
Où soudain des téléphones débranchés se mettent à sonner ?
Le sang le plus cher, qui coule lentement dans un ruisseau mort,
Une colère impuissance face à l’indifférence du ciel,
Et la magie des mots pour se protéger des mauvais envoûtements ?

Alors la vérité, que nous trouvons est  une table de pierre,
D’où est tombé l'objet des prières, sans être touché ?
Dans le bruit des roues du véhicule - Un air de Beethoven ?
Abîme sans fond, et au-dessus, suspendu,
Notre propre visage, se regardant dans les espaces ?

Des noyés - à qui le sort n’a pas envoyé de radeau ?
Des malades - à qui il n’a pas accordé de guérison ?
Quand l’oiseau aveuglé a enfin trouvé la piste
Et le chien errant s’est enfin assis au seuil de la maison.

(traduction littérale par nb, avec le support d'une traduction en anglais - par Jadwiga Smulko et Ryszard P. Kostecki)


à propos de :
Jacek Kaczmarski - wikipédia - discogs -
Stalker (1979) d'Andréi Tarkovski - wikipédia - imdb -

19 janvier 2013

L'arbre, le maire et la médiathèque : chanson de la semaine #111

.

"Plus de médiathèque / La bibliothèque / Dans un vieux grenier / La vidéothèque / Dans l'ancien moulin, / Et la discothèque / Dans la cave à vin"
Chanson concluant le film L'arbre, le maire et la médiathèque (1993) d'Eric Rohmer interprétée par Fabrice Luchini, Pascal Greggory, Arielle Dombasle et la chorale de Sainte-Hermine.




INSTITUTEUR (Fabrice Luchini)
Et la campagne sera belle
On reverra les hirondelles
Les prés se couvriront d'ombelles
Où logeront les coccinelles
Plus d'insecticides
Ni de pesticides
Plus de mazout
Ni d'autoroutes,
De l’oxygène,
pas de kérosène,
Pas de décharges publiques,
Ni de centrales atomiques,
Pas de trou dans l'ozone,
Ni de zones
D'Aménagement Concerté;
Plus de médiathèque,
La bibliothèque
Dan un vieux grenier
La vidéothèque
Dans l'ancien moulin,
Et la discothèque
Dans la cave à vin.
LE MAIRE (Pascal Greggory)
Nous vivrons tous à la campagne
LE CHOEUR
Parmi les champs ou les prairies
LE MAIRE
On pourra rester en Bretagne
LE CHOEUR
En Provence ou en Normandie
LE MAIRE
Tout en étant chef de bureau,
comptable ou informaticien.
Plus besoin d'aller au boulot,
LE CHOEUR
Avec la voiture ou en train.
Nous serons toujours en vacances,
Tout en produisant d'abondance,
Quelle chance
LE MAIRE
D'avoir trouvé la solution
Pour les nouvelles générations !
BERENICE (Arielle Dombasle)
Et bien, dans ce cas, le week-end
Les jours de fête et les congés,
Au lieu de s'envoler pour l'Inde
Pour Caracas ou pour Tanger,
Ou bien de rouler vers Deauville,
Trifouillis-les-Oies ou Bécon,
On ira retrouver la ville
Son macadam ou son béton.
Nous savourerons ses plaisirs
Ce sera notre vrai loisir.
Quelle chance
BERENICE ET CHOEUR
D'avoir trouvé la solution
LE MAIRE
Pour les nouvelles générations.

16 août 2012

Le capharnaum #68 : Les archives de la débauche, le capharnaüm des rebuts

Mais voici bien autre chose. Descendons un peu plus bas. Contemplons un de ces êtres mystérieux, vivant, pour ainsi dire, des déjections des grandes villes; car il y a de singuliers métiers, le nombre en est immense. J'ai quelquefois pensé avec terreur qu'il y avait des métiers qui ne comportaient aucune joie, des métiers sans plaisir, des fatigues sans soulagement, des douleurs sans compensation, je me trompais. Voici un homme chargé de ramasser les débris d'une journée de la capitale. Tout ce que la grande cité a rejeté, tout ce qu'elle a perdu, tout ce qu'elle a dédaigné, tout ce qu'elle a brisé, il le catalogue, il le collectionne. Il compulse les archives de la débauche, le capharnaum des rebuts. Il fait un triage, un choix intelligent; il ramasse, comme un avare un trésor, les ordures qui, remâchées par la divinité de l'Industrie, deviendront des objets d'utilité ou de jouissance.[...]
Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose – Les Paradis artificiels, éd. Michel Levy Frères, 1869, p. 357-358.



Alice Cooper - The Lady Is A Tramp

Vincent Damon Furnier, alias Alice Cooper est un chanteur de hard rock né en 1948 à Détroit. Sa carrière solo commenca au début de années 1970, même si Alice Cooper était au départ le nom de son groupe, formé en 1968. Par son jeu de scène provoquant, son maquillage et ses costumes extravagants, Alice Cooper influença de nombreux artistes glam des années 70 jusqu'à aujourd'hui : Kiss, David Bowie, Twisted Sister, Mötley Crüe, Rob Zombie, Marilyn Manson.  
Alice Cooper dans le film Good to See You Again, Alice Cooper (1974) interprète, à contre-emploi, The Lady Is A Tramp (Lorenz Hart / Richard Rodgers, 1937) un standard incontournable du great american songbook, une chanson au répertoire des plus grands crooners, tels Frank Sinatra et Tony Bennett.

Dread Zeppelin - Black Dog

Dread Zeppelin est un groupe de rock califonien formé en 1989. Emmené par le chanteur Tortelvis (Greg Tortell) en sosie d'Elvis Presley période Las Vegas, et par le guitariste Jah Paul Jo "cosmic guitar" (Joe Ramsey), le groupe s'est fait connaître en reprenant le répertoire de Led Zeppelin, arrangé à la sauce reggae.
- Article Wikipédia -
http://www.dreadzeppelin.com/

Ceephax Acid Crew - Mediterranean Acid

Andy Jenkinson alias Ceephax Acid Crew est un producteur et musicien britannique d'electro acid house. Il est le frère de Squarepusher (Tom Jenkinson).
- Article Wikipédia -
http://www.ceephax.co.uk/

Paul Anka - Jump

Paul Anka est un chanteur, auteur, compositeur canadien, d'origine libano-syrienne né en 1941.
En 2005, il sort l'album Rock sings (Universal) composé de reprises de titres pop/rock réarrangés avec un grand orchestre de jazz swing : Wonderwall d'Oasis, Smells Like Teen Spirit de Nirvana, et Jump de Van Halen.
http://paulanka.com/

Paradis - Je m'ennuie

Film en found footage réalisé par Arthur Naulot et Aurel Rotival à partir d'extraits de films d'Alain Resnais : Le Chant du styrène (1958), Je t'aime, je t'aime (1968) et d'Alain Robbe-Grillet : L'Eden et après (1970), N. a pris les dés (1971) dans lesquels figure l'acteur Claude Rich.
Paradis est un duo parisien constitué par Simon Mény et Pierre Rousseau.
http://www.paradis.fm/

21 juillet 2012

La fille au rasoir : chanson de la semaine #100

La fille au rasoir figure sur le cinquième album de Serge Gainsbourg, Gainsbourg confidentiel (Mercury, 1963). Cette chanson puise son inspiration au cinéma. Et la référence est plutôt inattendue :

[Transcription d'un entretien avec Pierre Grimblat, archive du 23 février 1964, source France-Culture, Hors-champs, 29/06/2012]
P. Grimblat : Serge Gainsbourg, quels sont les sujets, les thèmes, les images qui déclenchent votre volonté d’écrire une chanson.
S. Gainsbourg : Les ressorts seraient plus justes car il y a quelque chose d’érotique dans le ressort (rires)… Les obsessions amoureuses, dirons-nous, c’est le thème éternel, on peut dire ça à perpétuité, sans trop se renouveler.
P. Grimblat : Et puis ?
S. Gainsbourg : L’humour… noir, ce que l’on appelle l’humour noir. Il faut une bonne dose de mépris. Parce que l’humour noir cela sous-entend le mépris, la froideur, la lucidité, et un peu de méchanceté.
S. Grimblat : Je crois savoir que ce n’est pas seulement le mépris des autres. C’est une arme que l’on retourne un peu contre soi.
S. Gainsbourg : Mais bien sûr, faut être beau joueur quand même.
P Grimblat : La chanson que vous nous proposez ce soir est une chanson d’humour noir ?
S. Gainsbourg : D’humour noir ou plutôt grisâtre. J’ai vu l’Ange exterminateur de Buñuel, dans un coin, y a une femme qui est effondrée, qui se passe un rasoir électrique sur les jambes, ça m’a donné l’image de l’incommunicabilité de deux êtres.



Le rasoir électrique
Couvrait la chanson de Clara
La jolie musique
Qui sortait de cet engin-là
C'était sa faiblesse
Elle aimait ses caresses

Le rasoir électrique
Frôlait la jambe de Clara
Ce bruit métallique
Avait l'don de me mettre hors de moi
Ce n'était pas drôle
De garder mon self-control

Le rasoir électrique
Me rendait dingue mais Clara
N'prenait au tragique
Ni mes angoisses ni mes a-
Mours un jour quand même
Je lui ai dit je t'aime

Sous l'rasoir électrique
Tu n'as rien entendu Clara
Tu n'as rien entendu Clara
Tu n'as rien entendu Clara


Note :  
El ángel exterminador (1962) de Luis Buñuel, est consultable en VO, non-sous titré sur Youtube, sauf erreur, dans la séquence à laquelle Serge Gainsbourg fait référence, il s'agit en fait d'un homme qui se passe un rasoir électrique sur la jambe ! La mémoire enjolive les détails :-)

Sources et références :

Wikipédia - L'ange exterminateur - Le disque Gainsbourg confidentiel -

22 juin 2012

Quiz : Ingmar Bergman et la musique classique

La Flûte enchantée (Trollflöjten) (1975) 
 un film d'Ingmar Bergman, 
adapté de l'opéra de Mozart

29 mai 2012

Beyond the Blue Horizon : chanson de la semaine #94

Beyond The Blue Horizon, paroles de Leo Robin, musique de Richard A. Whiting et W. Franke Harling, une chanson interprétée par Jeanette MacDonald qui interprète le rôle de la Comtesse Helene Mara dans Monte-Carlo (1930), un film musical d'Ernst Lubitsch.

Blow whistle, blow away
Blow away the past
Go engine anywhere
I don't care how fast
On, on from darkness into dawn
From rain into the rainbow fly with me
Gone, gone all my grief and woe
What matter where I go if I am free?
Beyond the blue horizon
Waits a beautiful day
Goodbye to things that bore me
Joy is waiting for me
I see a new horizon
My life has only begun
Beyond the blue horizon
Lies a rising sun.

28 mai 2012

Quiz : Musique classique et cinéma


Le magnétophone à cassette d'Hannibal Lecter dans sa cellule
Le Silence des agneaux (1991)

10 mars 2012

El que se tenga por grande : chanson de la semaine #89

Dans son dernier film The Limits of Control (2009), le cinéaste Jim Jarmush a intégré deux versions d'un chant flamenco traditionnel El que se tenga por grande, l'une interprétée par la chanteuse Carmen Linares, l'autre par le chanteur Talegón de Córdoba accompagné par la danseuse La Truco et le guitariste Jorge Rodriguez Padilla.

Carmen Linares El que se tenga por grande


El que se tenga por grande
que se vaya al cementerio,
allí verá lo que es el mundo:
un palmo de terreno
Que celui qui se croit supérieur
Aille visiter le cimetière
Là il verra ce qu'est le monde
Une poignée de terre




La version par Talegón de Córdoba avec la danseuse La Truco sur Youtube

source : Flamenco-world.com : Jim Jarmusch da papel al cante flamenco antiguo en la banda sonora de la película ‘Los límites del control’

The Limits of Control - Carmen Linares sur Wikipédia
Talegón de Córdoba sur Flamencolive.com

18 novembre 2011

La saudade du cinéma portugais


Jeudi 17 novembre, dans le cycle d'une Saison au Portugal, Thierry Rousseau, formateur à l’ IRIMM (Institut Régional de l’Image et du Multimédia de Franche-Comté) animait une conférence sur le cinéma documentaire portugais au Forum Marcel Aymé de la Médiathèque de l’Hôtel-Dieu de Dole.
Trop méconnu, hormis par la figure tutélaire de Manoel de Oliveira, le cinéma portugais a souvent pour objet la quête d'une mémoire, la collecte des vestiges d'un passé à recomposer (Porto de mon enfance), c'est aussi un cinéma qui enquête sur le monde tel qu'il est. Il scrute et dévisage la réalité sociale et économique avec un regard documentaire pour mieux dire la souffrance des êtres. (Les mutants de Teresa Vilaverde, Dans la chambre de Vanda de Pedro Costa).

La petite musique du cinéma portugais

Porto de mon enfance (Porto da minha infância) de Manoel de Oliveira


Les mutants (Os mutantes) de Teresa Vilaverde


Une présentation du cinéma portugais est proposée sur le site de la médiathèque de Dole

1 juillet 2011

Sycamore Trees : chanson de la semaine #63

Extrait de la chanson "Sycamore Trees" diffusée dans l'épisode 22 de la saison 2 Beyond Life and Death de la série TV Twin Peaks.
Paroles : David Lynch
Musique : Angelo Badalamenti
Interprétation : Jimmy Scott



And I'll see you
And you'll see me
And I'll see you in the branches that blow
In the breeze,
I'll see you in the trees
Under the sycamore trees

Wikipédia : David Lynch - Twin Peaks - Angelo Badalamenti - Jimmy Scott

15 octobre 2010

Une saison russe du 2 au 22 décembre 2010

Dans le cadre de l’Année France-Russie 2010, la Médiathèque de Dole propose de faire découvrir, ou de faire mieux connaître, quelques aspects de la culture russe d'aujourd’hui. Au programme : projection de film, lecture de poésie, concert, rencontre littéraire, conférence sur le cinéma, contes traditionnels.
En partenariat avec les Amis de la Médiathèque de Dole, le Cinéma Studio MJC, l’IRIMM,
le Lycée Nodier, le Lycée Pasteur Mont-Roland, la Librairie Passerelle.

affiche d’Alexandre Mikhaïlovitch Rodtchenko

Riche de ses traditions, la Russie est entrée depuis le milieu du XIXe siècle au cœur de toutes les avant-gardes de la création :
  • littérature avec Pouchkine, Gogol, Tolstoï, Dostoïevski, Tchekhov, Maïakovski,
  • musique avec Glinka, Moussorgski, Tchaïkovski, Stravinski, Prokofiev, Chostakovitch, Schnittke
  • chansons avec Vyssotski, Okoudjava
  • cinéma avec Eisenstein, Dziga Vertov, Tarkovski, Sokourov
  • arts plastiques avec Kandinsky, Malevitch, Chagall, Poliakoff
  • théâtre avec Tchekhov, Stanislavski, Gorki
  • danse avec Nijinsky, Balanchine, Diaghilev, Noureev

Jeudi 2 décembre, 20h30 au Cinéma Studio MJC
>Cinéma : Le dernier voyage de Tanya (2010) [Ovsyanki], un film de Aleksei Fedorchenko
Une projection organisée en partenariat avec la MJC de Dole. Le film sera présenté par un intervenant qui animera ensuite le débat.
Résumé : A la mort de son épouse Tanya, Miron, directeur d'une usine de papier dans la ville de Kostroma, aspire à un dernier voyage avec sa bien-aimée, respectant ainsi le rituel des Méria, une ancienne tribu russe dont les traditions se perpétuent. Accompagné de son meilleur ami Aist, ils sillonnent la Russie. Comme le veut la coutume, Miron partage avec son ami les souvenirs les plus intimes de sa vie conjugale. Mais au bord du lac sacré sur les berges duquel ils font leurs adieux à Tanya, Miron se rend compte qu'il n'était pas le seul à l'aimer...
Donné grand favori de la Mostra de Venise 2010, le film a obtenu le Prix de la Critique internationale, et le Prix de la meilleure photo.

Vendredi 3 décembre, 18h à la Médiathèque de l’Hôtel-Dieu, Salle Lettres
>Lecture : Anna Sukhova : à la découverte des poètes russes
Présentation de la vie et de l’œuvre de Marina Tsvetaeva (1892-1941), Anna Akhmatova (1889–1966), Serge Esenin (Sergei Yesenin) (1895-1925), Alexandre Blok (1880 – 1921), et lecture de morceaux choisis.
Entrée gratuite, réservation à l’accueil


Jeudi 9 décembre, 20h30 à la Médiathèque de l’Hôtel-Dieu, Salle Lettres
>Chanson : Vadim Piankov en récital
Après des études théâtrales dans la ville de Saratov, Vadim Piankov entre au VGIK (l’Institut national de la cinématographie), la prestigieuse école de cinéma de Moscou. Pendant cette période, il découvre le répertoire de Jacques Brel. C’est par ces chansons que Vadim deviendra francophone et francophile. Lorsque la Russie s’ouvre à l’Ouest, durant la période Elstine, Vadim Piankov arrive en Belgique, et chante dans les cafés et les théâtres de Bruxelles.
Reconnaissance : en 1999, la RTBF le choisit comme interprète de la chanson de Brel, « Ne me quitte pas », dans l’émission « Chanson du siècle ». Vadim Piankov a été programmé au théâtre Les Ateliers d’Amphoux au dernier festival d’Avignon dans le cadre de l'Année France-Russie 2010.
Le répertoire de Vadim Piankov s’est depuis enrichi, avec des textes d’Aragon, Verlaine, Cocteau, Eluard, Apollinaire, Brassens et Barbara, et de Pouchkine, Vertinski, Vissotsky et Okoudjava... et, bien sûr, avec ses propres textes.
Résonance, oscillation entre deux langues, deux traditions poétiques, pour une rencontre entre la chanson russe et la chanson française.
http://www.piankov.com/
En guise de verre de l’amitié, une collation «à la russe» sera offerte à l’issue de la conférence.

Entrée gratuite, réservation à l’accueil


Vendredi 10 décembre, 18h, à la Médiathèque de l’Hôtel-Dieu, Salle Lettres
>Rencontre littéraire : Anne Coldefy-Faucard et Luba Jurgenson
« La littérature russe crée-t-elle l'histoire russe?»

Anne Coldefy-Faucard et Luba Jurgenson, sont maîtres de conférence à Paris IV-Sorbonne. Co-directrices de la collection d’ouvrages russes « Poustiaki » aux éditions Verdier, et auteurs d’une œuvre importante en tant que traductrices et écrivains, elles ont écrit ensemble un ouvrage sur Moscou (Autrement, 1989) et ont collaboré au numéro d'octobre-novembre 2010 de la Revue des deux mondes consacré à la Russie qui fait suite à un colloque au Banquet de Lagrasse en mai 2010.
Anne Coldefy-Faucard et Luba Jurgenson nous convient à une rencontre avec la littérature russe, au tournant entre le monde soviétique du XXe siècle et la Russie d’aujourd’hui, qui voit apparaître de nouveaux auteurs et un « nouveau roman russe ».
Luba Jurgenson, née à Moscou en 1958, a émigré à Paris en 1973.
Spécialiste de la littérature des camps ou au sein de régimes totalitaires, elle a notamment traduit l’ouvrage de Varlam Chalamov « Ecrits de la Kolyma » (Verdier, 2003). Parmi ses nombreuses autres traductions, citons « Apologie de la fuite » de Léonid Guirchovitch (Verdier, 2004), plusieurs ouvrages de Nina Berberova Le Cap des tempêtes, La Grande ville, Le Roseau révolté… (Actes Sud). Elle est l’auteur de « Boutique de vie » (Actes sud, 2002), « Création et tyrannie » (Sulliver, 2009), etc.
Anne Coldefy-Faucard est co-fondatrice des éditions « L’Inventaire ». Elle a traduit de nombreux auteurs russes du XIXe et du XXe siècles, tels que la correspondance de Dostoïevski, « Les Âmes mortes » de Nikolaï Gogol, « Roman » de l'auteur contemporain Vladimir Sorokine ou « La Mère de Dieu dans les neiges de sang » d'Erémeï Aïpine, etc.
En guise de verre de l’amitié, une collation «à la russe» sera offerte à l’issue de la conférence.
Entrée gratuite, réservation à l’accueil


Jeudi 16 décembre, 20h30 à la Médiathèque de l'Hôtel-Dieu, au Forum Marcel Aymé
>Conférence : Thierry Rousseau, L’histoire du cinéma russe
La conférence de Thierry Rousseau, formateur à l’IRIMM (Institut Régional de l'Image et du Multimédia de Franche-Comté) sera illustrée par de nombreux extraits de films.
Sous la période soviétique, d’illustres précurseurs (Sergueï Eisenstein, Lev Koulechov, Vsevolod Poudovkine, Alexandre Medvedkine) transforment le "muet soviétique" en "objet mythique", et en instrument de propagande. Après la mort de Staline, des réalisateurs entrent en résistance contre le "réalisme conformiste" (Andreï Tarkovski, Sergueï Paradjanov, Alekseï Guerman), et impulsent un renouveau dans le cinéma soviétique.
Avec la Perestroïka, se révèle une nouvelle génération de cinéastes (Vitali Kanevski, Nikita Mikhalkov…) en lutte pour l’autonomie artistique.
On assiste aujourd’hui en Russie à la renaissance d’un réel cinéma d’auteur, primé dans les festivals internationaux (Alexandre Sokourov, Pavel Lounguine, Andrei Zviaguintsev).
Une mention particulière sera également accordée à l’importance du cinéma d’animation russe.
En guise de verre de l’amitié, une collation «à la russe» sera offerte à l’issue de la conférence.
Entrée gratuite, réservation à l’accueil



Mercredi 22 décembre, à 15h Médiathèque de l’Hôtel-Dieu, au Forum Marcel Aymé
>Contes d’hiver russes par Isabelle Schuffenecker : « Sniegourotchka »
SNIEGOUROTCHKA : Un vieil homme et une vieille femme fabriquent une fille de neige. Ils soupirent en la regardant, car ils n’ont jamais eu d’enfants….
MACHENKA ET L’OURS : Machenka est perdue dans la forêt. Elle entre dans une isba. C’est la maison de l’ours !
Entrée gratuite, réservation à l’accueil

du 2 au 22 décembre à la Médiathèque de l'Hôtel-Dieu, en salle Lettres
>Exposition
Présentation des travaux de la section DMA costumier réalisateur, promotion 2009-2011 du Lycée Pasteur Mont- Roland réalisés l’an dernier. Il s'agit d'un travail autour du recueil de Vladimir Maïakovski Le nuage en pantalon (1915), encadré par Christelle Cuinet, Hugo Schüwer-Boss.
Il leur était ainsi proposé d’ennoblir leur pantalon en puisant dans l’univers visuel de l’avant-garde russe (Constructivisme, Cubo-futurisme, Suprématisme)
Ce travail s’est nourri de l’analyse du texte et du contexte artistique et littéraire de cette période.

13 septembre 2010

Musique de chambre

La femme infidèle [extrait] (1968) de Claude Chabrol avec Stéphane Audran et Michel Bouquet



Claude Chabrol (1930-2010) http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Chabrol

25 août 2010

Kin-Dza-Dza !

Kin-Dza-Dza ! [Кин-дза-дза!] est une comédie satirique de science-fiction réalisée en 1986 à la fin de l'ère soviétique par Gueorgui Danielia. Ce film, devenu culte, eut un énorme succès en Russie avec plus de 15,7 millions de spectateurs.
L'argument : à la suite d'une erreur de manipulation scientifique, deux humains l'ingénieur Mashkov "Oncle Vova" et l'étudiant Gedevan "le violoniste" se retrouvent téléportés sur la planète désertique Pluke de la galaxie Kin-dza-dza dont les habitants possèdent des facultés télépathiques mais n'ont que deux mots à leur vocabulaire : Kou et Ki.
Un humour délirant pour une fable philosophique, sociale et politique.



source : articles Wikipédia en français et en russe, IMDB, kinoglaz.
à propos de Kin-Dza-Dza ! : Destination Russie

23 juillet 2010

Les demoiselles de Sotchi

Dansons le cha-cha-cha sur les quais
Extrait de Песни моря (en roumain Cîntecele Marii), comédie musicale russo-roumaine de 1970, réalisée par Francisc Munteanu avec l'acteur roumain Dan Spataru et l'actrice russe Natalia Fateeva. L'action se déroule à Sotchi, ville balnéaire russe au bord de la Mer Noire. On retrouve dans Песни моря (en français Les chants de la mer) l'influence du cinéma de Jacques Demy Les Parapluies de Cherbourg (1964), et Les Demoiselles de Rochefort (1967).




Fiche IMDB

7 juillet 2010

La chanson du porteur d'eau

Deuxième extrait de Volga Volga (1938), comédie musicale soviétique de Grigori Aleksandrov, après la vocalise du garçon de café, aujourd'hui la chanson du porteur d'eau avec l'acteur Pavel Olenev [Павел Оленев] (1898-1964).



Volga Volga sur Wikipédia