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2 mars 2012

Negro Y Azul : chanson de la semaine #88

"Negro Y Azul, The ballad of Heisenberg" : le Narcocorrido de Breaking Bad

Breaking Bad est une série télévisée américaine diffusée depuis 2008 sur la chaîne AMC. L'histoire se déroule à Albuquerque, Nouveau-Mexique, Etats-Unis. Apprenant qu’il a un cancer des poumons, Walter White (interprété par Bryan Cranston), modeste professeur de chimie en lycée, décide de fabriquer illégalement de la méthamphétamine pour payer son traitement et sécuriser l’avenir de sa famille. Pour ce business, il prend le pseudonyme d'Heisenberg. Si l'entreprise parallèle se révèle florissante, elle entre très vite en conflit de concurrence avec les activités du cartel mexicain. Car les narco-trafiquants ne sont pas du genre à accueillir de nouveaux entrants sur un marché dont ils ont acquis le monopole.

John Shiban (producteur consltant) parle du clip et de la chanson : « On est tombé sur un style musical appelé narcocorrido. C’est un style propre à la musique Tex-Mex de la frontière qui raconte les exploits des cartels. Ils racontent l’histoire héroïque des dealers combattant les Fédéraux. Le business de Walt fait partie de sa vie. C’est un vrai fabriquant de drogue. Ce clip célèbre sa légende. On montre que Walt devient Heisenberg. Nous avons engagé un vrai groupe de narcocorridos. Être dans le désert avec ces types et leurs guitares, c’était incroyable. »
Les paroles ont été écrit par
Vince Gillian, le créateur de la série, et José "Pepe" Garza et la chanson est interprétée par Los Cuates de Sinaloa.


Extrait de Breaking Bad (Saison 2, Episode 7 "Negro Y Azul")


La ciudad se llama Duke
Nuevo Mexico el estado
Entre la gente mafiosa
su fama se ha propagado
Causa de una nueva droga
que los gringos han creado

Dicen que es color azul
y que es pura calidad
Esa droga poderosa
que circula en la ciudad
Y los dueños de la plaza
no la pudieron parar

Anda caliente el cartel,
al respeto le faltaron
Hablan de un tal Heisenberg,
que ahora controla el mercado
Nadie sabe nada de el,
por que nunca lo han mirado
El cartel es de respeto
y jamas ha pardonado
Ese compa ya esta muerto
Nomas no le han avisado

La fama de Heisenberg
Ya llego hasta Michoacán
Desde alla quieren venir
A probar ese cristal
Ese material azul
Ya se hizo internacional

Ahora si le quedo bien
a Nuevo mexico el nombre
A mexico se parece
En tanta droga que esconde
Solo que hay un capo gringo
Por Heisenberg lo conocen

Anda caliente el cartel,
al respeto le faltaron
Hablan de un tal Heisenberg,
que ahora controla el Mercado
Nadie sabe nada de el,
por que nunca lo han mirado
A la furia del cartel
nadie jamas ha escapado.
Ese compa ya esta muerto
Nomas no le han avisado.
La ville s’appelle Duke
L’état, le Nouveau-Mexique
Dans le milieu de la mafia,
Un nom circule
A cause d’une nouvelle drogue
Créée par les gringos

Ils la disent de couleur bleue
et d’une qualité pure
Cette drogue court les rues
A travers toute la ville
Personne ne peut l’arrêter
Même s’ils le voulaient

Le cartel est sur les nerfs
Car on leur manque de respect
Ils ne parlent que d'Heisenberg
C’est lui qui contrôle le marché
Personne ne le connaît
Personne n’a vu son visage
Pour le cartel, le respect c’est la vie
Et ils ne vont pas pardonner
Ce mec est mort
Mais il ne sait pas encore

Heisenberg est connu
Jusque dans le Michoacán
De loin
tous veulent goûter à ce cristal
Cette came bleue
A une réputation internationale

A présent le Nouveau-Mexique mérite bien son nom
Tout comme le Mexique
Avec toute cette drogue qui circule
Sauf que le boss est un gringo
Et qu’il se nomme Heisenberg

Le cartel est sur les nerfs
Car on leur manque de respect
Ils ne parlent que d'Heisenberg
C’est lui qui contrôle le marché
Personne ne le connaît
Personne n’a vu son visage
Personne n’échappe
A la fureur du cartel
Ce mec est mort
Mais il ne sait pas encore




Narcocorrido - Wikipédia -

Breaking Bad - Wikipédia -

31 juillet 2009

Le Capharnaüm #49 : Ici on fait une partie de whist, là on prend le thé avec des biscuits bon marché

Quand le ciel gris de Saint-Pétersbourg s’enveloppe du voile de la nuit et que le monde des fonctionnaires a achevé son repas, qui selon son penchant gastronomique, qui selon le poids de sa bourse ; quand chacun cherche à faire diversion au grattage des plumes de bureau, aux soucis et aux affaires que l’homme se crée si souvent inutilement, il est tout naturel que l’on veuille consacrer le reste de sa journée à quelque distraction personnelle. Les uns vont au théâtre, les autres se promènent et prennent plaisir à regarder les toilettes, les autres adressent à quelque étoile qui se lève à l’horizon modeste de leur ciel bureaucratique quelques paroles flatteuses et bien senties. D’autres enfin vont voir un collègue qui occupe au troisième ou au quatrième un petit appartement composé d’une cuisine et d’une chambre, cette dernière ornée de quelque objet de luxe convoité depuis longtemps, une lampe ou tout autre article de ménage acheté au prix de longues privations.
Bref, c’est l’heure où chaque employé jouit d’une façon ou d’une autre de ses loisirs : ici on fait une partie de whist, là on prend le thé avec des biscuits bon marché ou l’on fume une grande pipe de tabac. On raconte les cancans qui courent dans le grand monde, car le Russe a beau être dans n’importe quelle condition, il ne peut détourner sa pensée de ce grand monde où circulent tant d’anecdotes curieuses comme, par exemple, celle du commandant à qui l’on vint apprendre en secret qu’un malfaiteur avait mutilé la statue de Pierre le Grand en coupant la queue de son cheval.
Dans ces moments de récréation et de répit, Akaki Akakievitch restait fidèle à ses habitudes. Personne n’eût pu dire qu’il l’avait rencontré rien qu’une fois le soir en société. Quand il était harassé de copier et n’en pouvait plus, il se couchait et songeait aux joies du lendemain, aux belles copies que le bon Dieu pourrait lui envoyer à faire.

Nicolaï Gogol, Le manteau (1843) [extrait], traduit du russe par Léon Goldschman et Ernest Jaubert, La Bibliothèque électronique du Québec (site, pdf). A écouter en livre audio sur Littérature audio.com


The Tielman Brothers Black Eyes (Les Yeux Noirs) (1960)

The Tielman Brothers, d'abord nommés The Timor Rhythm Brothers, et The Four Tielman Brothers est un groupe constitué par quatre frères originaires d'Indonésie et rapatriés aux Pays-Bas en 1957. Entre 1960 et 1963, les membres du groupe étaient : Andy Tielman (guitare solo, chant), Reggy Tielman (2ème guitare solo, chant), Franky Luyten (guitare rythmique, chant), Ponthon Tielman (guitare basse, chant), Loulou Tielman (batterie, chant). Comme les Shadows, ou plus généralement de nombreux groupes de rockabilly ou de surf rock, ils jouaient un rock instrumental : l'instro-rock.
La page sur l'histoire de la famille Tielman sur le site indo-instro-rock (en néerlandais)
Article Wikipédia en anglais

Rebolledo feat Matías Aguayo Pitaya Frenesí

Mauricio Rebolledo (le joueur de batterie) est un DJ originaire du Mexique
Matías Aguayo (le mangeur de glace) est un DJ et un chanteur né à Santiago du Chili, ayant grandi à Cologne et qui vit entre Buenos Aires et Paris.
Pages MySpace : musicacomeme, Rebolledosound

Deerhoof The Perfect Me

The Perfect Me figure sur l'album Friend Opportunity (2007), le groupe était alors constitué par John Dieterich (guitare), Satomi Matsuzaki (chant, basse), Greg Saunier (batterie, chant) comme on peut le voir sur la vidéo suivante tournée en appartement.
Page MySpace, Article Wikipédia en français, en anglais
http://deerhoof.killrockstars.com/

морекорабли (Morekorabli)

Morekorabli est un groupe de noise rock de Saint-Pétersbourg.
Page MySpace. Le groupe propose les titres de son album de 2006 en mp3 sur son site (cliquer sur музыка)
http://www.morekorabli.spb.ru/news/menu.html

Raj Kapoor Kisi Ki Muskurahaton Pe

extrait de Arani (1959), un film de Hrishikesh Mukherjee. Fiche IMDb
Ranbirraj "Raj" Kapoor (1924-1988) était un acteur, réalisateur et producteur de film indien parmi les plus populaires dans son pays.
Article Wikipédia en français, en anglais. Sa filmographie sur IMDB

26 décembre 2008

Le Capharnaüm #36 : la machine à écrire donnait quelques signes non douteux d'intelligence

Il y a quelques jours, étant de passage à Nantes, au retour d'une excursion à Belle-Île, j'ai lu, dans un journal de Paris, que j'allais publier un livre formé de plusieurs nouvelles dont une, la dernière, était intitulée « Rldasedlrad les dlcmhypbgf ».
En province française, je lis volontiers les journaux de Paris. Il me semble toujours que je vais y trouver des nouvelles de mes amis, de mon quartier, de ma maison. Un fait divers qui s'est passé dans mon arrondissement m'intéresse comme si je connaissais les gens qui y ont joué un rôle ; et s'il y avait à Paris, comme à Londres, des journaux de quartiers, j'achèterais, en même temps que le Journal, le Temps et l'Intransigeant, le quotidien du Cinquième arrondissement qui s'appellerait, par exemple, la Lanterne du Panthéon ou peut-être l'Âme latine.

Voilà pourquoi, pendant tout mon séjour à Nantes, je n'ai pas manqué d'acheter les journaux de Paris. J'avoue qu'ils ne m'ont donné aucune nouvelle de mon quartier. Ils n'ont même pas su me dire où en étaient les travaux de repavement des Boulevards et de la rue Soufflot. Mais, en compensation, ils m'ont appris qu'on allait publier un certain nombre d'ouvrages de mes amis, et un d'entre eux m'a même donné des nouvelles de moi-même, nouvelles qui m'ont un peu surpris, puisque, si je me souviens bien d'avoir écrit trois des ouvrages qu'il annonçait sous mon nom, je suis très assuré de n'avoir jamais écrit «Rldasedlrad, etc.»

Et pourtant ce journal l'affirmait sans hésitation aucune. Un certain nombre de personnes que je croisais dans les rues de Nantes l'avaient lu comme moi, et ceux qui s'en souvenaient encore devaient en être persuadés. Si un ami, de passage à Nantes, m'avait aperçu dans la foule, rue Crébillon, et m'avait appelé par mon nom, il aurait pu se trouver un passant qui aurait songé : Tiens, voilà justement l'auteur de cette chose qui a un titre imprononçable. Ainsi je me trouvais, dans une certaine mesure, responsable de «Rldasedlrad les dlcmhypbgf».

Je sais bien que c'était un mensonge et que c'était la machine à imprimer qui l'avait fait. Mais je suis trop le lecteur d'Erewhon pour ne pas croire à l'intelligence des machines et pour ne pas voir une intention dans leurs erreurs. Quand je dictais, justement, ma traduction d'Erewhon à une jeune dactylographe distraite et dépourvue d'orthographe («Attention, Mademoiselle, vous allez encore écrire «chute» avec deux t», c'était fait), j'ai pu constater que la machine à écrire donnait quelques signes non douteux d'intelligence. [...]
Valery Larbaud, Rldasedlrad les dlcmhypbgf (1923)


Kad budem mrtav i beo

Kad budem mrtav i beo [Quand je serai mort et livide](1967) est un film serbo-croate de Živojin Pavlović, avec Dragan Nikolić (Dzimi Barka) représentatif de la nouvelle vague yougoslave. Article Larousse

Andrew Weatherall Feathers

Andrew Weatherall est un DJ et producteur anglais de musique électronique né en 1963. En 1996, il forme avec Keith Tenniswood, Two Lone Swordsmen dont les disques sont édités chez Warp Records.
Article Wikipédia

Cachao Ahora si

Israël "Cachao" López (1918-2008) était un compositeur et un contrebassiste cubain. Dans les années 30, il inventa un nouveau rythme le danzon, qui deviendra le mambo.
Article Wikipédia en français, en espagnol, en anglais

György Ligeti Etude n°2 "corde à vide" (extrait)

György Ligeti, article Wikipédia

Pato Machete Rancho

Patricio "Pato" Chapa Elizalde est un chanteur de hip-hop mexicain, ancien membre du groupe Control Machete
Page MySpace

22 juillet 2008

Le Capharnaüm #17 : “De la cire dans les oreilles”

« […] “De la cire dans les oreilles”, c’était là, jadis, presque la condition préalable au fait de philosopher : un authentique philosophe n’avait plus d’oreille pour la vie, pour autant que la vie est musique, il niait la musique de la vie, — et c’est une très vieille superstition de philosophe que de tenir toute musique pour musique de sirènes… »
Friedrich Nietzsche, Le gai savoir, 372 (1882)


Gloria Ríos El relojito (1956)

Adaptation de rock around the clock, avec la formation de Jorge Ortega à Mexico (1956)
Chanteuse, danseuse et actrice, vedette, Gloria Rios est née à San Antonio (texas) en 1928. Elle a été la première femme à chanter du rock and roll au Mexique.
Page en espagnol La reina ignorada del rock and roll mexicano

Siekiera Szewc zabija szewca

Siekiera est un groupe polonais formé en 1982 sous le régime de la loi martiale du général Jaruzelski, et de la contestation sociale et politique exprimée par le syndicat Solidarność dirigé par Lech Wałęsa. Le groupe Siekiera jouait au départ une musique punk radicale en rapport avec le contexte d'agitation et de répression de l'époque (Atak) et provoquait en concert des pogos dévastateurs comme au Jarocin Punk festival en 1984 (Miedzy nami dobrze jest).
Szewc zabija szewca qui date de 1985 est significatif d'une évolution du groupe vers un style plus new wave, post-punk sous l'influence notamment de Killing Joke.
Article Wikipédia (en anglais), Page du répertoire Kill from the Heart
http://www.siekiera.serpent.pl/

Naseer Shamma Hilal-alsaba

Naseer Shamma est un joueur de oud (luth) né à Al-Kut (Irak) en 1963.
http://www.naseershamma.com/ (site en anglais et en français)

Serge Gainsbourg All the things you are

Avec Elek Bacsik (guitare) et Michel Gaudry (contrebasse). Document RTBF 1964

Little Computer People Project Little Computer People

Produit par le label allemand PSi149NET et le studio de création DARE ART (2001)

19 mai 2008

Le Capharnaüm #8 "J’ai découvert que la Chine et l'Espagne ne sont qu'une seule et même terre... "

" Resté seul, j'ai voulu m'occuper des affaires de l'État. J’ai découvert que la Chine et l'Espagne ne sont qu'une seule et même terre et que c'est seulement par ignorance qu'on les considère comme des pays différents. Je conseille à tout le monde d'écrire « Espagne » sur un papier ; cela donnera : « Chine. » Mais j'ai été profondément affligé d'un événement qui doit se produire demain. Demain, à sept heures, s'accomplira un étrange phénomène : la terre s'assiéra sur la lune. Le célèbre chimiste anglais Wellington lui-même en parle. J'avoue que j'ai ressenti une vive inquiétude, lorsque je me suis imaginé la délicatesse et la fragilité extraordinaire de la lune. On sait que la lune se fait habituellement à Hambourg, et d'une façon abominable.
Je m'étonne que l'Angleterre n'y fasse pas attention. C'est un tonnelier boiteux qui la fabrique et il est clair que cet imbécile n'a aucune notion de la lune. Il y met un câble goudronné et une mesure d'huile d'olive ; il se répand alors sur toute la terre une telle puanteur qu'il faut se boucher le nez. De là vient que la lune elle-même est une sphère si délicate et que les hommes ne peuvent y vivre. Pour l'instant elle n'est habitée que par des nez.
Et voilà pourquoi nous ne pouvons voir nos nez : ils se trouvent tous dans la lune.
Quand j'ai pensé que la terre, matière pesante, pouvait réduire nos nez en poudre en s'asseyant dessus, j'ai été saisi d'une angoisse telle que j'ai enfilé mes bas et mes chaussures et me suis rendu en hâte dans la salle du conseil d'État pour donner ordre à la police d'empêcher la terre de s'asseoir sur la lune. Les grands à tête rasée que j'avais aperçu en nombre dans la salle du conseil d'État sont des gens très intelligents. Quand je leur ai dit : « Messieurs, sauvons la lune, car la terre veut s'asseoir dessus », ils se sont tous précipités à l'instant pour exécuter ma volonté souveraine et beaucoup ont grimpé aux murs pour attraper la lune ; mais à ce moment est entré le grand chancelier. En le voyant, tous se sont enfuis. Comme je suis le roi, je suis resté seul. Mais le chancelier, à ma stupéfaction, m'a donné un coup de bâton et m'a reconduit de force dans ma chambre. Si grand est le pouvoir des coutumes populaires en Espagne ! "
Nikolaï Vassilievitch Gogol, Le Journal d'un Fou (1835)


Arab Strap Here we go

Groupe de rock originaire d'Ecosse séparé en 2006.
Page wikipédia, Page MySpace
http://www.arabstrap.co.uk/

Banda El Recodo Tengo una ilusion

L'un des plus célèbres orchestres mexicains.
http://www.bandaelrecodo.com.mx/


Здравствуйте, я ваша тётя!

Extrait du téléfilm russe " Bonjour, Je suis ta tante ! " (1975) de Viktor Titov avec dans le rôle titre Aleksandr Kalyagin.

Zdob Si Zdub The gypsy and the ufo

Zdob Si Zdub originaire de Moldavie mélange le rock hardcore avec les cuivres des fanfares d'Europe de l'Est.
http://www.myspace.com/zdubii

The Tubes Town without pity (1974)

The Tubes est un groupe de rock cabaret de San Francisco qui a connu une certaine célébrité à la fin des années 70 et au début des années 80. Article Wikipedia
http://www.thetubes.com/

3 mai 2008

Le Capharnaüm #6 "Qui t'avait dit de l'aller chercher dans le capharnaüm?"

Justin, debout, baissait la tête, et le pharmacien criait:
- Qui t'avait dit de l'aller chercher dans le capharnaüm?
- Qu'est-ce donc? qu'y a-t-il?
- Ce qu'il y a? répondit l'apothicaire. On fait des confitures: elles cuisent; mais elles allaient déborder à cause du bouillon trop fort, et je commande une autre bassine. Alors, lui, par mollesse, par paresse, a été prendre, suspendue à son clou dans mon laboratoire, la clef du capharnaüm!
L'apothicaire appelait ainsi un cabinet, sous les toits, plein des ustensiles et des marchandises de sa profession. Souvent il y passait seul de longues heures à étiqueter, à transvaser, à reficeler; et il le considérait non comme un simple magasin, mais comme un véritable sanctuaire, d'où s'échappaient ensuite, élaborées par ses mains, toutes sortes de pilules, bols, tisanes, lotions et potions, qui allaient répandre aux alentours sa célébrité. Personne au monde n'y mettait les pieds; et il le respectait si fort, qu'il le balayait lui-même. Enfin, si la pharmacie, ouverte à tout venant, était l'endroit où il étalait son orgueil, le capharnaüm était le refuge où, se concentrant égoïstement, Homais se délectait dans l'exercice de ses prédilections; aussi l'étourderie de Justin lui paraissait-elle monstrueuse d'irrévérence; et, plus rubicond que les groseilles, il répétait:
- Oui, du capharnaüm! La clef qui enferme les acides avec les alcalis caustiques! Avoir été prendre une bassine de réserve! une bassine à couvercle! et dont jamais peut-être je ne me servirai! Tout a son importance dans les opérations délicates de notre art! Mais que diable! il faut établir des distinctions et ne pas employer à des usages presque domestiques ce qui est destiné pour les pharmaceutiques! C'est comme si on découpait une poularde avec un scalpel, comme si un magistrat…
- Mais calme-toi! disait madame Homais.
Et Athalie, le tirant par sa redingote
- Papa! papa!
- Non, laissez-moi! reprenait l'apothicaire, laissez-moi! fichtre! Autant s'établir, épicier, ma parole d'honneur! Allons, va! ne respecte rien! casse! brise! lâche les sangsues! brûle la guimauve! marine des cornichons dans les bocaux! lacère les bandages!
Gustave Flaubert, Madame Bovary, Troisième partie, II



Nickodemus feat. Jay Rodriguez Funky in the Middle

Nickodemus est un producteur de musique électronique de New York, son MySpace
Jay Rodriguez est un saxophoniste, et un flûtiste également new-yorkais, son MySpace

Bitman & Roban Tatita

Groupe chilien d'electro latin jazz
Page MySpace


Bostich Tijuana Bass

Producteur mexicain de musique électronique, Ramon Amescua, alias Bostich est membre du collectif Nortec.
Page MySpace
http://www.bostich.org/
http://www.nor-tec.org/

Zapp & Roger I can make you dance (1983)

Le groupe Zapp et son chanteur Roger Troutman (1951-1999) furent parmi les pionniers de l'electro-funk
Article Westsidaz, Article Wikipedia

Spam Allstars Gallo Pinto

Groupe de latin electro-funk de Miami
Page MySpace, Page Wikipedia
http://www.spamallstars.com/